DAKAR : JEAN MICHEL BARON EST MORT

JEAN MICHEL CHAMPION DE FRANCE DE CROSS EN 1980 EN 250

Grièvement accidenté, à 31 ans  le 11 janvier 1986, lors du Rallye Dakar quelques  jours (14 janvier)  avant l’accident d’hélicoptère mortel, de son créateur Thierry Sabine*, le motard Français Jean Michel Baron est décédé jeudi matin 2 septembre 2010, à l’hôpital de Cognac en Charente

Et ce… à l’âge de 56 ans, un peu plus de 24 ans après être entré dans le coma lors de ce Dakar 1986 !

L’annonce a été faite par sa femme Jocelyne Baron.

Depuis ce drame, Jean Michel Baron vivait dans un état végétatif à son domicile charentais

Jean Michel était né le 12 février 1954. Il avait avant ce terrible accident été sacré Champion de France de moto cross 250cc Inter en 1980.

En 1985, pour son premier Dakar, il s’était classé vingtième avec une épaule déboitée et une jambe brullé à cause du pot d’échappement.

Ses obsèques seront célébrées en Charente, à Fontaine Chalendray, lundi 6 septembre, à 15 heures

Gilles Gaignault

* Outre Thierry Sabine étaient également décédés le chanteur Daniel Balavoine, la journaliste Nataly  Odent, le pilote François Xavier Bagnoud et le radio Jean Paul le Fur

Témoignage.

C’était au Niger, en janvier 1986. Un soir d’étape, où après la partie chronométrée, dite « la spéciale », les pilotes rentraient au bivouac par la route, ce que l’on appelle la liaison. 

Le goudron, en Afrique, est dangereux. Parce qu’il est souvent en ligne droite sur des kilomètres et que l’on a donc tendance à mettre du gaz, d’autant plus que la journée a été longue et l’on ne perd pas de temps en contemplation.

Ce goudron est parsemé de trous, parfois profonds, qu’un pilote exercé comme Jean Michel Baron, champion de France de Motocross 250, savait éviter même à grande vitesse. Mais Jean Michel a alors des centaines de km de spéciale dans les jambes, il est donc fatigué.

Par ailleurs, à deux moments de la journée, quand le soleil se lève et quand il se couche, la lumière est rasante et les trous deviennent invisibles. C’est ce qui explique la violence de la chute de Jean Michel. Mais, j’étais alors sur place avec mon ami Pat Boulland, aujourd’hui décédé,  nous refusions d’imaginer la gravité de l’accident.

Parfois, la mémoire fait mal.

Les médecins du rallye Paris Dakar savent que c’est grave. Ce soir là, et ce début de nuit là, Thierry Sabine et son pilote ont volé de nuit, pour secourir Jean Michel au plus vite.

C’est interdit par tous les manuels de navigation aérienne, mais il y avait une vie en jeu.

Quelques jours plus tard, ils voleront à nouveau à la nuit tombante. Et ce sera la tragédie de cette maudite année 1986.

Jean Michel, si ma mémoire est bonne, roulait au club de Cognac, un endroit béni du Motocross. Ce dont je me souviens très bien en revanche, c’est de son sourire et son enthousiasme.

La mort est décidément une saloperie.  

Jean Louis Bernardelli

Nécrologie

About Author

admin

Leave a Reply