MOTO GP : RANDY DE PUNIET. MOINS DURE SERA LA CHUTE …

 

RETOUR REUSSI POUR RANDY DE PUNIET

 

 

 

On sait que Randy de Puniet, 25 jours seulement après avoir été opéré d’une double fracture – tibia péroné – de la jambe gauche, a participé au Grand Prix MotoGP de Brno ce week-end.

Il nous avait confié après la séance d’essais du vendredi, » être pleinement rassuré par son roulage  ».

Restait à connaître son sentiment après la course.

Ou il a non seulement courageusement terminé l’épreuve mais de plus à une très encourageante dixième place.

Entretien.

GRAND PRIX DE FOLIE

 

Bien sûr, on est resté accroché à la TV, sur la chaîne NT1, où Laurent Corric n’a ménagé ni son talent ni son enthousiasme, qui sont grands

Bien sûr, la lutte quasi au-delà de l’humain, entre Lorenzo et Pedrosa a été suivie de près en début de course. Puis, Lorenzo a montré qui était ‘’ le dieu ‘’ de la piste !

 

Et enfin, les caméras sont parties derrière…

 

Oh, pas loin.

 

Rapide passage sur l’ancienne ‘’ idole ‘’ redevenu un simple concurrent, un certain… Valentino Rossi subitement redevenu un ‘’ anonyme ‘’ et dont ce n’était pas le jour.

 

C’est ensuite que vient l’autre lutte démentielle du jour.

 

Autour de la huitième place, lutte phénoménale entre cinq pilotes, dont le courageux revenant, Randy de Puniet !

 

Et c’était du coude à coude, du très chaud !

 

Randy nous raconte:

 

« Je suis en fait très satisfait de mon GP. Côté douleur, c’était gérable, c’est le physique qui a été le plus dur. Là, je n’étais pas à niveau. Ayant comme tu le comprends, une vraie faiblesse côté jambes, j’ai dû compenser avec le haut du corps, les épaules, les bras, le dos. Là, j’ai vraiment morflé ».

 

Bien sûr, on lui demande si pendant la course, il ne lui est pas venu à l’idée que retomber avec une jambe déjà cassée, c’est un coup à se retrouver en petits morceaux.

 

« C’est simple, je suis tombé en essais samedi matin. J’ai perdu l’avant (NDLR : en langage motard, cela signifie que la roue avant a perdu l’adhérence) mais ma jambe n’a pas été touchée. Du coup, j’avais la réponse à ta question ! Et puis encore une fois, si on a peur, on ne court pas les GP… »

 

On revient à la course. Randy, on le sait, finira bon dixième pour cette course de rentrée.

Bravo, chapeau ! 

 

Son récit.

 

« Je te l’ai dit, je fais tellement d’efforts physiques que je suis vite crevé. Mais j’ai eu un moment, un point de mire, c’est Simoncelli. Bien sûr, se mettre au rythme d’un mec qui est devant, quand tu peux le tenir et même le rattraper, ça aide énormément. Et malgré la fatigue vraiment insensée, ça marche. Je sais donc à ce moment, et c’est excellent pour le moral, que je peux rouler aussi vite qu’avant. »

Satisfaction…

 

Randy de Puniet se révèle ici être un pilote (et un homme !)  phénoménal. On connaît évidement son talent extrême sur le plan sportif.  Mais il lui faut totalement se rassurer. A ce point de la course, il l’est.

 

La moto n’est pas forcément un truc de dieux, pas toujours un truc de fous, mais c’est quand même souvent un truc pour initiés !

 

Randy poursuit son récit.

 

« Simoncelli, je réussis donc à aller le chercher. A un moment de la course, je suis donc huitième, ce qui est au-delà du rêve. Mais on est dans du sport de haut niveau et la bagarre est partout. Derrière moi, il y a Melandri et Barbera qui ont été incapables de faire de beaux chronos pendant les essais. Et là,  je deviens leur point de mire. Bref, ce qui m’a aidé avec Simoncelli devient aussi une arme pour eux. J’arrive à les tenir mais deux tours avant la fin, je suis mort. Physiquement mort. Et ils me passent. C’est dommage mais honnêtement, vu les circonstances, c’est un GP correct ».

 

A suivre …

 

On lui demande ce qu’il va faire maintenant pour récupérer, en pensant à la rééducation par exemple.

 

Rien de tout cela. Du repos, c’est tout.

 

Randy nous confie tout de même que sa jambe a terriblement gonflé, ce qui est un minimum, vu les efforts demandés. Les médecins l’ont rassuré, tout se passe bien.

En revanche, Randy attend impatiemment de pouvoir recommencer l’entraînement physique, car dit-il, les muscles de la cuisse ont littéralement fondu, en à peine une semaine d’immobilisation.

 

Alors, on parle d’avenir. On sait que Randy est pilote privé et que ce week end, beaucoup de gens ont dit, voir affirmé qu’il avait signé chez …. Suzuki pour la saison prochaine.

 

Sa réponse.

 

« Rien n’est signé. Il est cependant toutefois  vrai que nous sommes en contact, mais rien de plus. Mon manager, Eric Mahé, rencontre beaucoup de monde en ce moment. Mais pour l’instant, rien de concret  à t’annoncer ».

 

 C’est donc dit. La carrière de l’un des pilotes, surdoués de l’histoire très riche de la moto française, continue.

 

Et c’est une très belle histoire !

 

 

Jean Louis Bernardelli

 

Photos : MotoGP

 

 

 

RESULTAT DU GRAND PRIX DE BRNO

 

1.  Jorge Lorenzo (Yamaha) 2. Dani Pedrosa (Honda)  3. Casey Stoner (Ducati)  4. Ben Spies (Yamaha) 5. Valentino Rossi (Yamaha)  6.  Nicky Hayden (Ducati) 7. Colin Edwards (Yamaha) 8. Marco Melandri (Honda) 9. Hector Barbera (Ducati) 10. Randy de Puniet (Honda) 11. Marco Simoncelli (Honda) 12. Aleix Espargaro (Ducati) 13. Alex De Angelis (Honda) 14. Alvaro Bautista (Suzuki) 15. Mika Kallio (Ducati) 16. Andrea Dovizioso (Honda) 17. Loris Capirossi (Suzuki)

 

 

 

 

 

 

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