MOTO : VALENTINO ROSSI ROULERA DUCATI EN … 2011. FORZA ITALIA !

 

 

 

 

 

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Même si ce n’est plus vraiment une surprise, en principe cet ’’ ouragan ‘’ serait annoncé après le GP de Brno, le 15 août, c’est un véritable coup de tonnerre, légendaire, qui va emmener les innombrables tifosi de Ducati vers des sommets de bonheur.

Valentino Rossi, le pilote de légende, va effectivement quitter Yamaha et courir pour la marque italienne Ducati et ce dés l’an prochain!!!

Plusieurs raisons amènent à ce bouleversement quasi universel. 

Autonewsinfo analyse le caractère inéluctable de ce bouleversement planétaire.

Les DIX bonnes raisons pour lesquelles « il dottore » sera en rouge l’an prochain

 

 

Rappelons donc au passage que chaque pays ayant une légitimité en sports mécaniques s’est vu attribuer une couleur nationale.

Bleu en France, Vert en Angleterre, Blanc aux USA, Gris Argent en Allemagne, Rouge en Italie.

Même si ce n’est plus vraiment une surprise, en principe cet ’’ ouragan ‘’ serait annoncé après le GP de Brno, le 15 août, c’est un véritable coup de tonnerre, légendaire, qui va emmener les innombrables tifosi de Ducati vers des sommets de bonheur. Valentino Rossi, le pilote de légende, va effectivement quitter Yamaha et courir pour la marque italienne Ducati et ce dés l’an prochain. Plusieurs raisons amènent à ce bouleversement quasi universel.  Autonewsinfo analyse le caractère inéluctable de ce bouleversement planétaire. Les DIX bonnes raisons pour lesquelles « il dottore » sera en rouge l’an prochain.   

 

 

C’est pour cette raison que dans les différentes disciplines en sport moto, les pilotes italiens sont appelés dans leur pays « I caschi rossi »  ‘’les casques rouges’’.

 

 Voilà le nouvel univers de Valentino Rossi.  

 

 

     Raison 1 : L’argent.

 

Ce n’est pas forcément l’argument le plus important, mais on se souviendra d’Ayrton Senna, qui n’avait vraiment aucun souci de ce côté, qui aurait donc pu courir pour rien, tellement dur en négociations financières parce que disait-il « L’argent qu’on te donne montre à quel point combien on te veut, quelle importance on te donne.  »

 

Et nous sommes ici dans des chiffres effarants. Le très sérieux magazine américain ‘’Sports Illustrated’’ vient de publier le palmarès des sportifs… non américains, les mieux  rémunérés et payés dans le monde.

 

Même si Rossi a glissé en un an, de la cinquième à la septième place, ses gains totaux estimés sont FARAMINEUX et atteignent la modique somme de… 35 millions de dollars, dont une vingtaine proviendrait du constructeur, ce qui le place derrière Federer, Beckham et Ronaldo mais devant Alonso, Nadal ou Hamilton !

 

Or cette année, Yamaha, c’est logique, paiera au tarif fort le Champion du monde, SON Champion, autrement dit l’espagnol Jorge Lorenzo.

 

L’ex multiple Champion du monde devrait donc se contenter de revenus beaucoup moins importants l’an prochain s’il poursuivait chez Yam. Tout de même, ces chiffres nous effarent et nous effraient presque.

 

 Nous avons vérifié auprès de sources dignes de foi, on est en effet dans ces zones là. Nous y reviendrons. Pour avoir une petit idée de comparaison, on annonce six millions d’euros pour Contador, récent vainqueur du Tour de France, et l’on cite couramment le chiffre de …18 millions pour notre gloire nationale, Sébastien Loeb.

 

     Raison 2 : La cohabitation impossible

 

Deux Champions du monde dans la même écurie, c’est en principe un bon espoir de titre mais aussi une certitude de guerres intestines effroyables.

 

Exemples dans la moto avec MV Agusta faisant courir Hailwood et Agostini. Exemple dans la F1 avec Prost et Senna, dans la même écurie.

 

Valentino est l’enfant chéri du public, au point d’ailleurs d’être réclamé par les organisateurs de GP, après un petit mois d’hospitalisation, suite à une jambe salement cassée.

 

Or le pilote ‘’No 1’’ l’an prochain sera Lorenzo. Perdre des millions de dollars et devenir… no 2, le tout la même année, impensable.

 

 D’où l’envie d’aller voir ailleurs…

 

     Raison 3 : L’histoire est en marche.

 

 Alors que la tornade japonaise emportait dans la tourmente les industries motocyclistes européennes, l’Italie a toujours vaillamment résisté. D’abord sur son marché local, puis en attaquant les japonais sur la compétition.

 

On a commencé dans des disciplines moins pointues comme le tout terrain, le fameux et célèbre triangle d’OR, Milan-Bergame-Brescia, devenant une sorte de  » temple » de l’enduro et du trial.

 

Puis, on s’est attaqué au Motocross, au Paris-Dakar. Enfin l’épreuve ultime, au sommet, celle des GP de vitesse.

 

On rappellera qu’une marque comme Aprilia a osé défier avec succès les imprenables usines japonaises. Pour Ducati, les premières armes se font en Superbike où sa domination est quasi permanente de 1989 à 2006. Puis la marque bolognaise arrive enfin sur les GP de vitesse, en 2003.

 

C’était hier.

 

En 2007, elle décroche  » le gros lot  » avec le pilote australien, Casey Stoner. Juste pour imaginer le retard rattrapé en seulement cinq ans, il faut se souvenir qu’en 1975, c’est-à-dire il y a… 35 ANS,  Yamaha était déjà Champion du monde en 500 (la catégorie Reine de l’époque), grâce à un certain Giacomo Agostini d’ailleurs…

 

Alors l’Italie est prête pour le très grand frisson : titre mondial pour un pilote italien sur une machine italienne.

 

Déjà vu du temps d’Agostini.

 

Que les jeunes peuvent légitimement avoir oublié. La route est donc grande ouverte pour une nouvelle légende du sport italien.

 

     Raison 4 : Passion et finance, « duo italiano » imbattable

 

On sait que dans son histoire, Ducati a été… américaine. Entre 1996 et 2006, la marque a appartenu au groupe financier ’’ Texas Pacific Group’’.

 

Puis le très puissant groupe financier italien ‘’Investindustrial’’ a racheté les actions en totalité.

 

En 2007, titre mondial en Moto GP. On sent que le grand moment approche de façon implacable. Dans la proposition faite à Valentino Rossi, figure donc une société aux possibilités financières mondiales, développant  une capacité phénoménale à intégrer de gros sponsors (on pense évidemment à Fiat) dans un accord historique.

 

Nous avons joint au téléphone, Francesco Rapisarda, responsable des relations publiques de Ducati à Bologne.

 

Il est bien sur… ‘’ totalement muet ’’ sur le transfert ! Mais il rappelle que dans les grands moments de Ducati depuis qu’ils en sont propriétaires, les membres de la famille Bonomi, qui dirige Investindustrial, n’hésitent pas à s’impliquer personnellement sur le plan financier.

 

A ce niveau, ce n’est donc plus du business mais bel et bien de la passion. On peut donc facilement imaginer le  » cocktail gagnant ». Ducati –Rossi !

 

Une autre source  proche du dossier nous a affirmé que chez Ducati, l’an prochain, « il dottore » gagnerait … « un peu moins de 15 millions d’euros ».

 

On évoque bien sûr ici le seul contrat Ducati. C’est presque deux fois ce que Yamaha proposerait à Rossi pour 2011.  Voilà ce que peut offrir un grand pays des sports mécaniques quand la finance et la passion sont du même côté.

 

     Raison 5 : Ducati, un succès commercial exceptionnel. 

 

 Parallèlement à la poussée sur le sport mécanique, l’Italie et donc Ducati viennent aussi jouer avec les japonais sur le créneau très rémunérateur des motos sportives haut de gamme. Ce qui explique qu’une société qui n’est pas un géant de la moto puisse s’offrir un pilote aussi cher. Analyse brutale d’un bon connaisseur du marché :  

 

« Aujourd’hui, pour avoir des chiffres de vente en forte hausse, il ne faut pas être japonais. Il faut être européen ou américain ».  

 

Fabien Rezé, responsable des relations presse de Ducati France nous confirme qu’en effet, en ce qui concerne les ventes en hexagone, on est cette année à +15%.

 

Les progressions à deux chiffres sont déjà rares dans le milieu, il faut aussi rappeler  que cette marque vend uniquement du haut de gamme certes, une entrée de gamme à 7950 Euro mais cela monte très vite, jusqu’à 40 000 Euro!

 

A l’instar de bien des passionnés de moto, l’auteur de cet article a vainement rêvé des années durant de posséder une Mostro devenue ensuite Monster !

 

Le haut de gamme rapporte beaucoup d’argent, Ducati est donc une société riche où l’avenir est radieux.

 

Un peu indispensable quand on va s’offrir une légende.

 

     Raison 6 : L’âge

 

On l’a vu dans un récent article d’Autonewsinfo (voir lien), Valentino Rossi est un pilote de légende.

 

Même s’il n’a pas battu tous les records de Giacomo Agostini, son palmarès, pour ses adversaires, est terrifiant.

 

Mais il a commencé à courir en GP en 1996, et aujourd’hui, à 31 ans, même s’il se bat encore fort bien, y compris avec une jambe qui le fait terriblement souffrir, il est indéniable qu’il n’est plus un « jeune » prodige.

 

Il a donc 31 ans, bien entendu n’a aucune envie de s’arrêter, mais en comparaison, Jorge Lorenzo, (23 ans) lui, est un « classe biberon ». 

 

Cela dit, Valentino, nous y reviendrons, est encore, et pour un bon bout de temps, l’un des meilleurs. En somme, plutôt que de combattre dans une même écurie avec un  jeune aux dents longues, autant être le premier, ‘’ultra choyé’’, dans une écurie où il peut construire un nouvel … Arc de triomphe Romain ! 

 

     Raison 7 : Le jeu des chaises musicales.

 

En fait, Ducati tente de séduire  « Il Dottore » depuis …2005 !

 

Mais à cette époque, Valentino est bien chez Yamaha. Argent comme s’il en pleuvait, équipe technique énorme et totalement dévouée, titres en pagaille…

 

 Puis, Livio Suppo, manager historique de l’équipe Ducati, quitte les italiens et part chez… Honda. Une fois chez Honda, il recrute Casey Stoner pour la saison 2011, pilote avec qui il a décroché le titre 2007 de Moto GP pour l’écurie de Bologne.

 

Donc, il ya une place chez… Ducati en 2011, place qui s’est ouverte « naturellement ». Par ailleurs, on rappellera que le contrat de Rossi chez Yamaha se termine cette année. Bien sûr, Yamaha veut le garder et a fait une offre importante. Mais bien inférieure à ce que Valentino, touche cette année.

 

La chute de Valentino Rossi au Mugello,  a évidemment accéléré le processus. Lorenzo est devenu une ‘’vraie vedette’’, légitime d’ailleurs,

 

Rossi n’a vraiment plus aucune chance sur le titre cette année. Alors autant changer..

 

PS : l’histoire des chaises musicales est d’ailleurs loin d’être terminée. Nos confrères de Moto Journal imaginent que chez Honda, le sponsor espagnol Repsol pourrait préférer Lorenzo à Pedrosa. Du coup, ce dernier  pourrait aller chez Yamaha, ou Spies est déjà prévu en remplacement de Rossi. Merci confrères, ça ne simplifie pas l’histoire mais c’est assez bien vu.

 

     Raison 8 : Le Poker d’As et le trio magique

 

Pas besoin d’être spécialiste des probabilités mathématiques, les combinaisons gagnantes en MotoGP 2011 sont peu nombreuses.

Côté pilotes d’abord, où, même si rien n’est jamais sûr en sports mécaniques, on peut légitimement penser qu’il y a quatre Champions du monde potentiels pour l’an prochain. Rossi, Lorenzo, Pedrosa et Stoner.

Certes, aujourd’hui, Davizioso est troisième au classement des GP 2010  mais on rappellera que Rossi court avec une jambe cassée !

Bref, le ‘’poker potentiel’’ , ce sont les quatre atouts cités plus haut. La cote financière des pilotes confirme d’ailleurs ce groupe de quatre.

 

Côté marques, il ne faut pas non plus être grand devin pour annoncer que le Champion 2011 sera soit Yamaha, soit Honda, soit Ducati.

 

Voilà donc quatre pilotes et trois marques. Ducati voulant ce titre et perdant Stoner l’an prochain, la combinaison « vittoria » passait forcément par Rossi. CQFD ! 

 

 

     Raison 9 : La technique.

 

Alors bien sûr, la question est : Ducati peut-elle fournir à Rossi , l’arme qui lui permettra de gagner ce fameux titre ?

 

Si chez Ducati, on est encore à l’heure actuelle très discret sur l’arrivée du « Dottore », voire secret, on est en revanche intarissable sur ce genre de question concernant  leurs capacités techniques.

 

Francesco Rapisarda  nous rappelait, ce 4 aout par exemple, le titre de 2007. Il évoque encore l’an dernier, où le titre était possible quand Casey Stoner n’a pas couru plusieurs GP pour cause de « nervous break down ».

 

Et l’on insiste lourdement sur le fait qu’en seulement cinq ans, Ducati est allé battre les japonais dans la compétition la plus prestigieuse au monde. Donc, aucun souci de ce côté-là, quel que soit le pilote.

 

En somme, faut pas les titiller sur le sujet. Ce qui nous amène à un autre aspect essentiel de cette histoire :

 

Le «sissu ».

 

     Raison 9 bis : Le sissu ?

 

C’est du finnois, on prononce SISSOU, c’est intraduisible et c’est ce que ressentent les pilotes finlandais quand ils sont invincibles.

 

Rappelons au passage que ce petit pays de dix millions d’habitants a fourni, entre autres, des Champions du monde de Moto Cross, de Trial, de Rallye et de Formule 1, bien sûr aussi !

 

Le « sissu » n’est donc pas un truc de baltringue…

 Sammy Miller, onze fois Champion d’Angleterre de Trial, utilisait en ce qui le concerne la formule « The will to win », soit ‘’ la volonté de gagner’’.

 

Dans le cas qui nous préoccupe ici, on est bien au-delà de la volonté.

 

Chez Valentino, l’envie de gagner qui est la sienne depuis qu’il court, sera décuplée par l’envie de revanche sur son ancienne équipe.

 

Qui lui propose moins d’argent et un statut de numéro deux.  

 

Entre donc dans le « sissu » du pilote italien, une part d’orgueil. Or, faut pas toucher à l’orgueil d’un italien !  de façon non accessoire, s’y ajoute l’envie d’histoire. Et quand un héros marche à la rencontre de sa légende, il flotte un immense parfum… de victoire. 

 

     Raison 10 : la suite de la légende.

 

On sait que Rossi a d’autres envies que la moto. L’automobile par exemple. Ce qui n’aurait rien de surnaturel, on se souvient que des pilotes comme Beltoise, Depailler, Hailwood,  Surtees et Ickx, ont commencé par la moto.

 

Rossi a participé à quelques rallyes de Championnat du monde (Nouvelle-Zélande, RAC, en Angleterre) et a eu le privilège de piloter en essais privés, à plusieurs reprises, une Ferrari de F1.

 

Alors, là encore, passer d’un sport à l’autre en idole de légende serait un gros atout.

 

Champion du monde de vitesse sur trois marques différentes de motos (Honda et Yamaha), dont une italienne Ducati, voilà une jolie carte de visite pour la suite de l’histoire.

 

Agostini, le  » ROI AGO » l’a fait aussi. En 1978, 1979 et 1980, Giacomo a couru en F2 et F1 britanniques. Il a même couru contre des pilotes F1 lors d’un GP  » hors Championnat du monde  »à Imola.

 

Mais sa carrière automobile reste hélas pour ‘’ Mino ‘’ un échec.

 

Ici, Valentino Rossi pourrait donc, enfin, dépasser le ‘’ Maestro’’.  

 

 

Jean Louis Bernardelli

Photos: Teams – MOTOGP

 

Post Scriptum : Et pourtant…

 

Il s’agit ici de sports mécaniques et l’on sait que dans ce domaine, selon la formule consacrée, rien n’est fait jusqu’au drapeau à damiers. Ce drapeau est prévu le 15 août à Brno.

 

A Autonewsinfo, on a aussi de l’imagination. Scénario :

 

« Chez Yamaha, la  légendaire impassibilité des japonais tourne à la folie, on a laissé tomber toutes les autres disciplines pour doubler la somme promise à Rossi, Lorenzo énervé par ce retournement est passé chez Honda, ou même chez… Ducati.

 

Valentino Rossi gagne le GP à Brno malgré sa jambe encore douloureuse, à l’arrivée il déclare aux journalistes :

 

« je vous ai bien eu ! Avec mes amis japonais, on avait envie d’être facétieux »…

 

Noble incertitude du sport…

 

Laissons donc la conclusion, à un fin connaisseur de la nature humaine :

 

 « Quand l’argent précède, toutes les portes s’ouvrent ».

 

William Shakespeare

L’article d’autonewsinfo publié le 16 juillet dernier

http://www.autonewsinfo.com/index.php?option=com_content&task=view&id=5756&Itemid=332

 

 

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