SKODA FABIA RS : ELLE A TOUT D’UNE GRANDE SPORTIVE A UN TARIF RAISONNABLE

REINE D’UN JOUR A FRANCORCHAMPS….

 

Après la deuxième phase de la Fabia 2, Skoda remet à jour sa version RS. Le moteur essence de seulement 1,4 L cache une double suralimentation et 180 ch. Tout de même !

Le tout accouplé à une boite DSG7. Confort et performances pour moins de 22 000 €, c’est une proposition qui s’étudie de près.

Tous les constructeurs automobiles ont désormais pris l’habitude de transformer leurs citadines en petites sportives sur-vitaminées qui rivalisent d’audace sur les performances, si ce n’est d’originalité sur les dénominations :

GTI, MPS, Cupra R, VTS, etc.

 

Les différents sigles laissent place à l’imagination pour deviner ce qui se cache derrière cet ésotérisme symptomatique du « toujours plus, toujours mieux » faisant d’une voiture banale une excellente vitrine sportive homologuée pour la route.

A l’instar de Renault, Skoda adjoint un « RS » à ses modèles les plus performants.

En 2003, naissait la Fabia RS qui avait pour particularité de ne proposer en motorisation qu’un diesel de 130 ch.

Là, où beaucoup n’associaient encore la performance qu’à l’essence.

Le pari était réussi avec une voiture dynamique, agréable à conduire mais pas pour autant ruineuse. Sept ans plus tard, à la demande générale, Skoda remet le couvert pour accompagner le re-stylage de la deuxième génération de la Fabia.

Le choix des couleurs

Fortement influencée par ses grandes sœurs allemandes qui tendent à faire passer le constructeur Tchèque pour une sous-marque d’Audi, Skoda peine à faire coller l’image sportive de la RS à la sobriété et les cinq portes de la Fabia.

Elle use donc des artifices classiques tels que le sigle vert, rouge et argent qui se distingue sur la calandre et le hayon. Les jantes de 17’’ et les étriers de freins rouges sont aussi un atout esthétique.

Skoda mise plus sur la personnalisation du véhicule par un choix de couleurs attrayantes pour les carrosseries mais aussi, en option, pour le toit et les jantes de 17’’. Ceux-ci sont proposés en blanc, gris ou noir, accompagnant des teintes vives comme une peinture verte réussie, un bleu brillant ou un jaune canari un tantinet plus dur à assumer.

Le marchepied est lui aussi signé RS comme le volant en cuir et les sièges-baquets dont les renforts latéraux très prononcés assurent un excellent maintien. Hormis ces détails, l’intérieur reste identique à celui de la Fabia classique. L’écran du GPS est toujours trop bas mais profite de l’astucieux rappel au tableau de bord, entre les compte-tours et le tachymètre.

La qualité de finition de l’ensemble reste très bonne même si le choix des matériaux aurait pu être repensé pour cette version. La dominante noire n’a d’ailleurs rien d’engageant.

Un 1,4 L bien exploité

Sous le capot, exit le diesel et place au 1,4 L TSI de 180 chevaux. La nouvelle Fabia RS gagne donc 50 ch. dans l’affaire par rapport à la précédente avec un petit 1390 cm3 bénéficiant de l’injection directe et d’une double suralimentation.

Pour le conducteur, cela se résume à une consommation théorique de 6,4 L aux 100 km sur parcours mixte (légèrement optimiste toutefois) et un rejet de CO2 limité à 148 g/km qui lui évite tout malus.

La RS profite aussi de la boite automatique à double embrayage DSG7. Le volant multifonctions en option est même doté de palettes pour s’immerger encore plus dans l’expérience sportive mais celles-ci sont trop petites et solidaires du volant, ce qui les rend difficiles à trouver en virage.

Enfin, le différentiel électronique XDS, qui gère la motricité des roues avant dans les virages, est présent de série.

Un mode S qui grimpe dans le rouge

Entré en action, le 1,4 L TSI ne cache pas son tempérament avec un 0 à 100 km/h en 7’’3 et une vitesse de pointe de … 224 km/h.

La montée en puissance se fait sans brutalité et ce grâce à la boite DSG dont on ne peut qu’apprécier encore une fois la souplesse. La différence entre les modes D (conduite normale) et S (sport) est bien marquée !

Le premier passera la 7ème dès 80 km/h, tandis que le second n’hésitera pas à grimper jusqu’à la zone rouge sur tous les rapports. Passer de l’un à l’autre, n’est donc pas une lubie qui s’estompe avec le temps mais une vraie manière de retrouver du plaisir dans une conduite souvent trop aseptisée.

Pourtant c’est justement cette douceur de la boite DSG, à laquelle il n’y a pas d’alternative mécanique, qui exclue la fougue attendue pour cette RS. Certes l’accélération est là et les performances ne sont pas volées mais on se serait attendu à quelque chose de plus sauvage qu’une Fabia gonflée et sur vitaminée !

Le XDS est de trop

Côté châssis, les ressorts avant et les amortisseurs ont été durci par rapport à la version de base. Rabaissée de 15 mm, la Fabia RS garde néanmoins un aspect de voiture assez haute sur roues.

Ce durcissement des suspensions lui confère une stabilité accrue en virage que l’on peut attaquer plus franchement. Le châssis ‘’sport’’ se vengera en revanche sur les revêtements inégaux, beaucoup moins rares que ce que la DDE aimerait à penser.

L’assistance électrique de la direction n’est pas exagérée et permet de faire remonter les informations avec précision. Le conducteur a ainsi toujours la sensation d’être maitre de son véhicule et ne se laisse pas anesthésier par l’électronique.

De plus, le rayon de braquage très court permet des manœuvres et des demi-tours assurément étonnants en ville.

Le XDS, déjà décrié sur d’autres modèles du groupe Volkswagen, continue de ne pas faire l’unanimité. Son contrôle de motricité en virage est intrusif et vraiment  castrateur.

L’essence « RS » est écorné lorsqu’il se déclenche, empêchant le conducteur de connaitre les vraies limites de sa voiture.

Une fois sur circuit, notre test s’est déroulé sur le toboggan ardennais de Spa-Francorchamps avec la présence de moniteurs que dis- je de ‘’ coachers ‘’ de renom, en la personne d’Olivier Panis et de Paul Belmond – tous les deux pilotes Skoda dans le Trophée Andros , il a pu être déconnecté et la Fabia RS ne perdait pas de ses qualités pour autant.

Les autres aides à la conduite demeurent activées et suffisent amplement à la garder sur la trajectoire sans problème.

Excellent rapport qualité-prix

Il faut garder à l’esprit que la Fabia RS demeure une voiture de route. Poussée dans ses retranchements sur circuit, elle apparait cependant un tantinet dépassée par les événements et la boite DSG ne convient forcément plus vraiment.

A contrario, elle est dans son élément partout ailleurs et ne trahira pas son utilisateur qui se sentira bien à son bord.

Cette Fabia RS est aussi richement dotée de série avec la climatisation automatique bi-zone, le contrôle de pression des pneus TPM, les huit haut-parleurs, le radar de stationnement arrière et le régulateur de vitesse.

Mais, le GPS est lui  en option à 650 €, les jantes 17’’ noires, blanches ou anthracite à 100 € et le toit noir, blanc ou argent à 275 €.

Le prix de cette Fabia RS, bien qu’encore non-officiel, devrait tourner autour de 21 500 €, une somme très raisonnable en regard des équipements, des performances et de l’absence de malus écologique.

C’est aussi un argument pour s’offrir un toit et des jantes originales en sus…

LES PLUS

– les performances du 1,4 L TSI
– la consommation relativement raisonnable
– la souplesse de la DSG
– la personnalisation des assortiments de couleurs carrosserie/toit/jantes
– le rayon de braquage faible
– le prix

LES MOINS

– le XDS
– la suspension trop dure sur revêtement inégal
– l’intérieur sombre

Sport

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