DISPARITION D’EDOUARD SEIDLER

Edouard Seidler, ancien directeur du grand quotidien sportif ‘’ L’Equipe’’, est décédé samedi dernier, 26 juin, à son domicile parisien de l’avenue Georges Mandel dans le quartier du Trocadéro à Paris.

Malade depuis longtemps, Edouard Seidler est décédé des suites d’une longue maladie

Agé de 78 ans, il était né à Brno en Tchécoslovaquie. Il avait  ensuite adolescent, émigré d’abord en Allemagne avant de rejoindre la France

Co disciple de Jacques Chirac à Sciences Po, à Paris puis ami du futur Docteur Alain Calmat, lorsque ce dernier étudiait aux USA, cela  lui a valu de se voir remettre ‘’la légion d honneur’’ sous un régime de droite et ensuite plus tard ‘’l’ordre du mérite’’ sous celui de gauche, l’ancien Champion du monde de patinage en 1965, à Colorado Springs, étant devenu, ministre  des sports dans un des gouvernements Mitterrand.
 

Edouard Seidler avait fait des études en économie aux USA et était titulaire d’un MBA. Il était surtout capable d interviewer en français, en anglais et aussi bien sur en allemand, les grands patrons.

C’est la raison pour laquelle, il tenaitdans les années 70, plusieurs fois l’an, une chronique trés appréciée et intitulée ‘’ Les grandes voix de l’Automobile ‘’ publiée dans la dernière page de ‘’ L’EQUIPE ‘’

Edouard Seidler était un cas particulier dans le journalisme sportif dans la mesure ou cet homme ‘’ hors norme ‘’ disposait des compétences a la fois économiques mais aussi sportives

Correspondant  de presse à Los Angeles en Californie,  il y avait rencontré sa femme l’américaine Roda

Après avoir débuté en 1954 comme correspondant de L’Equipe, avant de couvrir les Jeux Olympiques de 1960 à Rome, il avait été nommé rédacteur en chef de la rubrique Automobile (1964), directeur de la rédaction (1970 à 1980) puis directeur du quotidien, avant de le quitter en 1984.

Sa brillante carrière étant hélas interrompue par un virus non identifié, attrapé lors d’un séjour en Californie, chez l’une de ses deux filles.

Depuis, Edouard sortait rarement de son appartement du XVI éme arrondissement parisien. Mais demeurant longtemps à deux pas, il nous arrivait parfois de nous croiser lorsqu’il se rendait péniblement à pied chez son kiné.

Et de reparler des belles heures du passé. Edouard étant le patron de la rédaction de L’Equipe lorsque Patrick Chapuis responsable des rubriques Autos-Motos, m’avait permis de débuter dans le journalisme sportif à la fin des années 70.

Je garderais d’Edouard Seidler, l’image d’un grand, d’un très grand journaliste. Un homme brillant, élégant, raffiné, distingué et suprêmement cultivé.

Ses obsèques seront célébrées le 1er juillet au funérarium du Père Lachaise à 16H30

Gilles Gaignault

 

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