24 HEURES DU MANS: JEAN CLAUDE KILLY SE SOUVIENT DE… 1969

 

Intime de notre ami – ancien Champion de ski comme luiLuc Alphand, Jean Claude Killy, invité d’honneur de l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) pour donner le départ, accompagné de Bruno Meier, Directeur général lui de Rolex SA, .de cette 78éme édition des 24 Heures du Mans, nous a raconté en exclusivité sa seule et unique participation aux 24 Heures du Mans.

C’était au siècle passé !!!  Cela remonte donc loin, très loin…dans une vie précédente

 

Les 14 et 15 juin 1969 !!!!

En effet, associé au regretté pilote Strasbourgeois Bob Wolleck au volant d’une Alpine Renault A210, portant le Numéro 45, le skieur avait du hélas, se retirer et abandonner au cours de la vingtième heure, sur ennui de suspension !

Bob Wolleck, qui a hélas bêtement trouvé la mort, le 16 mars 2001, fauché par un van, alors qu’il s’entrainait à bicyclette, lui le fou dingue de vélo – il ralliait d’ailleurs sa bonne ville de Strasbourg au Mans chaque mois de juin – avant de disputer les 12 Heures de Sebring

Ce matin dans la structure du Team LAA (Luc Alphand Aventures) Jean Claude Killy, nous a raconté sa course et aussi et surtout résumé l’ensemble de sa courte carrière de pilote automobile.

Jean Claude, avant d’évoquer votre course mancelle de 1969, vous souvenez-vous de votre toute première compétition automobile?

« Parfaitement. Ma première participation à une épreuve automobile s’est déroulée en mai 1967, à l’occasion du Rallye de Lorraine. Et je peux même vous raconter une sacrée anecdote. Il n’était pas prévu que je dispute cette épreuve. Un matin, j’étais à Val d’Isère. Je reçois un coup de fil d’un ami. Un bon copain, passionné de rallye, Claude Marbaque. Lequel me dit ‘’ Tu vas me remplacer au pied levé. Ce soir, tu dois être à Nancy pour courir le Lorraine’’. J’ai bouclé ma valise et filé à Nancy. La, j’ai retrouvé le regretté (il s’est depuis  noyé en vacances à Djakarta) Christian Poirot. Et, ensembles nous avons disputé le Lorraine avec sa Porsche 904. »

Mais, c’est surtout en circuit que l’ancien double Champion du monde de Ski à Portillo au Chili en 1966 et aussi bien sur, triple Champion Olympique, lors des JO de Grenoble en 1968, s’est illustré.

Dés 1967, Killy alors qu’il poursuit sa prodigieuse carrière sur les planches, n’en participe pas moins à de très nombreuses compétitions.

On le voit successivement au départ des plus belles épreuves d’endurance.

Ainsi, associé au Marseillais Jean Guichet, un ancien vainqueur des 24 Heures du Mans en 1964 avec Nino Vacarella sur Ferrari, Jean Claude dispute au volant d’une Porsche GT, les très redoutables 1000 km du Nurburgring ou ils finissent seconds. Puis troisièmes dans l’arène, que dis-je, le temple de… Monza !

Auparavant en compagnie du photographe – ami de tous les pilotes de GP Bernard Cahier, Killy a brillé.  Les deux hommes remportant la terrible course de la Targa Florio en Sicile.

Mais au fait, comment l’avallin en est t’il venu en pleine gloire, à s’intéresser au monde de la course auto ?

« A côté de chez moi, à Val, vivait un ancien grand Champion de ski, lui aussi mondialement couronné. Un monument du ski, mon Maitre, Henri Oreiller. Lequel sa carrière une fois terminée s’était lancée dans la course. Un soir il a débarqué avec une sublime Ferrari 250 GT. Ce fut pour moi une révélation.»

Et de nous expliquer que c’est l’un des plus réputés pilotes de l’époque, un certain … Jacky Ickx qui lui fit un jour de 1967, découvrir le pilotage sur le délicat circuit du Nurburgring. Terrible tracé s’il en est, sinueux à souhait, montant et descendant à travers les Monts de l’Eiffel


« Effectivement, Jacky m’avait initié dix tours durant et bien expliquer comment négocier cette piste si difficile à mémoriser vu son imposant kilométrage (33 km) »

C’est le baron Huschke Von Hanstein qui l’avait présenté chez Porsche car Killy représentait une formidable opportunité pour valoriser la marque Porsche.

Depuis sa participation à l’épreuve 1969, le Président de l’une des commissions les plus influentes du très prestigieux CIO (Comité Olympique International) n’était plus jamais revenu au Mans.

«  Oui, cela fait 41 ans que je n’avais pas revu le circuit manceau. Je suis très honoré d’avoir été invité par l’ACO, pour donner le départ.»

Et de conclure en nous glissant à l’oreille, vu le bruit assourdissant des bolides :

« Pour tout dire, rien n’a changé ou presque.  Si, les odeurs ne sont plus les mêmes il n’y a plus ce flottement si particulier d’huile de ricin, oui tellement particulier qu’il nous envoutait. Mais le bruit démentiel que procurent les moteurs reste lui, toujours le même.»

Avant de nous quitter pour s’en aller rejoindre la passerelle de la direction de course ou l’attendait Daniel Poisssenot,  l’homme à qui incombe la lourde tache de diriger la course, Jean Claude Killy, nous encore lâché :

«J’aime toujours le sport auto, particulièrement les GP de F1. Et je suis un inconditionnel en Rallye, de Sébastien Loeb.»

Rappelons tout de même aussi que de 1993 à 2002, Jean Claude Killy à géré ASO (Amaury Sport Organisation), l’entreprise qui organise un certain…. Dakar !

Quoiqu’il en soit, c’est avec un réel plaisir qu’il a longuement bavardé avec Lucho alias Luc Alphand. Justement ancien lauréat du Dakar !!!

Et de quoi, croyez-vuus qu’ils ont papotés nos deux Champions ?

D’auto ?

Assurément non. De … ski, pardi !!!

Gilles Gaignault
Photos : Gilles Vitry

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