24 HEURES DU MANS : EN SOUVENIR DE JEAN RONDEAU

En cette avant veille de la célébration du trentiéme anniversaire de la victoire d’une voiture Sarthoise, le 16 juin 1980, pilotée par son constructeur, le regretté Jean Rondeau, ce vendredi a été l’occasion de rappeler le parcours de l’enfant du Mans.

A la veille de la grande commémoration prévue ce samedi ou les Rondeau défileront sur la ligne droite des stands devant plus de 150.000 spectateurs massés et agglutinés dans les imposantes tribunes qui font face aux stands.

La journée a tout d’abord débutée dans le petit village de Mulsanne,  à l’extrémité du circuit.  Commune rendu célèbre par son fameux virage, au bout de la longue ligne droite des Hunaudières.


Toute la matinée, Mulsanne a vécu au rythme des 24 Heures. Plusieurs Rondeau y étaient exposées, ce qui avait attiré la grande foule mélangeant à la fois fans, amis et grand public.

Notre excellent confrère, Michel Bonté y dédicaçait  son dernier ouvrage consacré au pilote manceau tragiquement décédé dans un accident – une collision avec le rapide Paris Nantes, le 27 décembre 1985 –  alors qu’à ses côtés, le normand  Jean Pierre Jaussaud, co-vainqueur des 24 Heures 1980  avec l’ami Jean, au volant de la Rondeau, numéro 16, signait à la pelle des autographes sur les superbes posters   qu’avait fait imprimer Thierry Rondel, l’homme qui a lancé en souvenir du disparu, le groupe ‘’ Les amis de Jean Rondeau ‘’

Il y avait la foule des grands jours sur la place de la jolie mairie de la petite commune sarthoise qu’est Mulsanne.

Puis, en début d’après midi, une douzaine de bolides Rondeau rejoignait la ligne droite des stands.

Ou la plupart des pilotes qui à l’époque avaient conduits ces très performants prototypes s’étaient réunis.

Il y avait la, outre Jaussaud déjà cité, une sacrée brochette de pilotes renommés parmi lesquels on reconnaissait  Henri Pescarolo, Philippe Streiff, Jean Philippe Grand, François Migault, Lucien  Guitteny et Pierre Yver.

Sans oublier tous les anciens techniciens et mécaniciens de ‘’ la bande à Rondeau ‘’.
Avec à leur tête l’ingénieur Philippe Beloou mais aussi Lucien Monté, Jean Pierre Thibault,  Jacques Beaumesnil et Jean Michel Leroy.

Bref, tous ceux qui, des années durant, ont constitué le commando, le ‘’ noyau dur ‘’ de l’équipe Rondeau.

Comme on l’imagine, la présence de tous et des prototypes Rondeau et Inaltéra avaient déplacés la grande foule des passionnés.

Ceux qui ont vécus les grandes heures dans les années 80 de ces très compétitives voitures d’endurance, lauréates des 24 Heures du Mans en 1980, seconde en 1981 et aussi et surtout Vice championne du monde d’endurance en 1982 seulement précédé par Porsche.
Titre qui en son temps avait fait couler beaucoup d’encre car la firme de Stuttgart n’avait été couronné que grâce à un règlement complètement stupide…

Lequel, l’autorisait à cumuler à chaque course, les points de la moindre Porsche engagée aussi bien ses puissants protos que les GT engagées en plus par les Teams privés ou satellites !!!

Alors que le petit artisan manceau, ne pouvait compter que sur les performances et les résultats de ses protos M482 que finançait le généreux partenaire, la firme d’ascenseur Otis. Laquelle avait pris  pour excellent prétexte et comme support publicitaire:
« Avec Otis  ‘’24×24’’ »

Se rendant compte de la totale stupidité de son règlement, le pouvoir sportif autrement dit la toute puissante FIA avait vite rectifiée le tir et son règlement l’année suivante.

Mais, hélas le mal était fait et le titre oublié…


Car par la suite, plus jamais les
 Rondeau ne furent en mesure de contester la suprématie de Porsche.

 
Gilles Gaignault
Photos:  Gilles Vitry – Patrick Martinoli

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