TOYOTA iQ : LA NOUVELLE REINE DES VILLES …

 L’iQ : NOUVELLE REINE DES VILLES

Ce n’est assurément pas la matière grise qui manque chez les ingénieurs de Toyota et leur ‘’micro’’ dernière réalisation en est vraiment la preuve.

 
Voilà donc l‘iQ et ses … 2,98 m !

Un concentré du savoir-faire du 1er constructeur mondial pour transporter quatre personnes.

A l’heure où les grandes métropoles sont engorgées de voitures et asphyxiées par les gaz d’échappement, les pouvoirs publics de tous pays réagissent.

Certes, ils préconisent en général en priorité les transports en commun voire même un peu partout … le vélo – lequel se généralise – ce qui naturellement ne peuvent pas être des solutions pour tous !

Heureusement, si l’on peut dire, pour les constructeurs automobiles.

Lesquels, de leurs côtés ont consentis ces dernières années des efforts énormes et considérables pour rendre enfin plus propres leurs véhicules et aussi et surtout en proposant des produits beaucoup mieux adaptés au trafic urbain.

 
En Europe, Smart le précurseur qui faisait en son temps à sa sortie ‘’ rigoler ‘’ les constructeurs généralistes, a montré la voie et si le succès de sa ‘’ mini – micro ‘’ voiture de poche a tardé à venir, il a fini malgré tout par arriver.

C’est fou comme le succès commercial a été long à se déssiner mais de nos jours, il est indéniable !

Mais malheureusement, aussi géniale soit-t’lle cette petite citadine, mignonne tout plein dénommée la Fortwo -comme son nom l’indique – n’était hélas conçue que pour accueillir … deux passagers !

Dommage. Mais cela ne l’a nullement empêché au fil des mois et des années, de rencontrer un vif succès.

En 2,73 m, reconnaissons-le, il était difficile de pouvoir faire autrement.

 
Avec une longueur supplémentaire d’à peine 25 cm, le Japonais Toyota quelques années plus tard, a lui relevé ce défi de mettre sur le marché, une voiture pouvant à l’occasion transporter quatre personnes, tout aussi urbaine mais avec des prestations routières très élaborées, et par là même, plus confortable, plus silencieuse, mieux amortie, plus agile, plus brillante, plus sûre et modulable.

Bref comme une ‘’Grande’’.

Une ligne originale et plaisante

Pour mettre en valeur la miniaturisation des éléments techniques indispensables à la conception d’iQ, Toyota a confié le dessin de sa carrosserie au centre de design européen basé à Sophia-Antipolis dans le sud de la France au dessus de Nice.

 
Et c’était encore et toujours un exercice des plus difficiles que de rendre agréable à l’œil, l’esthétique d’un véhicule de moins de trois mètres de long.

Franchement, loin d’être évident !!!

Et pourtant, le pari osé a été reconnaissons-le, gagné.

L’iQ est franchement une réelle et véritable réussite. C’est une évidence.

La voiture plait aux femmes, aux hommes, aux jeunes et même aux ‘’ Peoples’’ , pourtant habitués à se prélasser dans de confortables ‘’ carrosses’’ généralement de grosses limousines

Bien campée sur ses quatre roues repoussées aux extrémités, avec un empattement de 2 mètres, ne laissant quasiment pas de porte-à-faux, l’iQ présente une certaine personnalité, plutôt plaisante, avec des contours bien travaillés jouant en même temps sur les rondeurs, comme la vitre arrière qui revient sur les côtés, et les angles, notamment au niveau des phares et des feux à DEL, et de larges jupes venant au raz des passages de roues.

De profil, c’est le pare-brise très incliné qui domine, dans le prolongement du minuscule capot, contrastant avec le plan vertical de l’arrière, tandis que les jantes en alliage de 15 pouces, de série, offrent une remarquable prestance à l’ensemble. Au final, le Cx de 0,30 est réellement un vrai tour de force.

Petite dehors mais …grande dedans

L’habitacle a été également le fruit de beaucoup de recherches pour dégager un maximum de place et de fonctionnalité dans une atmosphère moderne.

 
Ainsi, sans jamais tomber dans l’aspect pacotille, dans un univers ‘’bi-ton’’ de plastiques de bonne qualité, rehaussé par une console centrale en forme de V couleur alu, la planche de bord se montre d’un usage très simple.

 
Un unique cadran gère toutes les fonctions de l’air conditionné, de série. Le module audio s’intègre aussi complètement dans la console, en ne laissant apparaître que la fente du lecteur de CD. La totalité des commandes audio, dont une manette de type ‘’joy-stick’’, est intégrée au volant.

 
Derrière le volant gainé de cuir, possédant un méplat à sa base et réglable en hauteur, on trouve un grand compteur de vitesse et un compte-tours qui s’accompagnent d’un affichage multifonction.

Les dossiers des fauteuils sont assez minces, toujours pour le gain d’espace, mais restent confortables, plus évidemment que ceux à l’arrière. Quant à l’arrière, on peut considérer ces places logiquement réservées à des enfants ou comme de “secours” pour de courts trajets.

Le frein à main, gainé de cuir, a été avancé et positionné à côté du levier de vitesse afin qu’un passager arrière puisse allonger une jambe, c’est déjà ça. En enlevant les appuie-têtes, les dossiers arrière se rabattent pour obtenir un coffre d’une capacité de 238 litres. Sinon, il ne reste que 32 litres au dessus du bac recevant le kit crevaison.

Miniaturiser pour gagner de l’espace

En fait, pour offrir autant d’espace dans un habitacle réduit, les ingénieurs Toyota ont dû trouver des solutions techniques pour gagner de la place sans pénaliser le confort et la sécurité.

Ainsi, la plate-forme de l’iQ est totalement nouvelle et pour réduire le compartiment moteur, le différentiel a été placé devant le moteur et le boîtier de direction, électrique et asservie à la vitesse, a été modifié.

 
Le réservoir de carburant, d’une contenance de 32 litres, ultra plat est logé sous le plancher et non plus sous les sièges arrière et les amortisseurs arrière sont positionnés pour dégager la place pour les sièges.

 
Les dimensions du système de chauffage et de l’air conditionné ont été diminués sans sacrifier ses performances permettant de reculer la planche de bord côté passager et de libérer ainsi de l’espace pour les jambes ou d’avancer le siège pour offrir de la place pour les jambes du passager arrière.


De plus, la boîte à gants classique a disparu, mais elle peut être remplacée au besoin par une pochette amovible. Une cure d’amaigrissement a été réalisée sur l’échappement et sur l’essieu de torsion de la suspension arrière comme sur la suspension avant MacPherson
.

Des moteurs essence et un diesel de 90 ch. !

Petite voiture donc petits moteurs, ce qui ne veut pas dire motorisations lymphatiques, et la iQ hérite du 3 cylindres essence de 1,0 litre en service sur les modèles Aygo et Yaris et du 4 cylindres diesel de 1,4 litre connu sous les capots de Yaris et Auris, (le diesel de l’Aygo étant d’origine PSA).

En 2009, il est apparu un 1,33 litre essence de 100 ch. pourvu du système stop & start pour combattre l’excès de consommation et de pollution. L’iQ peut s’enorgueillir de résultats flatteurs avec son 1,0 litre essence accouplé à une boîte mécanique à 5 rapports qui affiche une puissance de 68 ch., un couple de 91 Nm, une consommation moyenne de 4,3 litres/100 km pour seulement 99 g/km de CO2

Une boîte de vitesse à variation continue, bien pratique en ville pour se libérer de la pédale d’embrayage et des changements de rapports, est proposée à 1.100 €, mais la iQ devient un peu plus gourmande, 4,7 litres de moyenne et ses émission de CO2 passent à 110 g/km.

 
Le diesel quant à lui est pourvu d’un turbo à géométrie variable avec échangeur air/air et d’un système d’alimentation à rampe commune et affiche une puissance de 90 ch. avec un couple de 190 Nm entre 1.800 tr/mn et 3.200 tr/mn.

 
Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports et sa consommation moyenne est annoncée à 4 litres/100 km pour un taux d’émission de CO2 de 104 g/km.

Un comportement routier de grande

Sur la route, la première surprise est le silence à bord. Pourtant les 3 cylindres sont réputés pour laisser entendre leur bruit de crécelle, mais Toyota avoue avoir travaillé sur le sujet en soignant l’insonorisation, en montant par exemple un pare-brise acoustique en verre feuilleté à trois couches, tandis que les passages de roues sont soigneusement doublés et équipés de bavolets, et une mousse spéciale isole les cavités du châssis.

Même en tirant les vitesses à 6.000 tours, sur l’autoroute, le bruit reste bien contenu. A ce sujet, on constate des rapports de boîte assez longs, affichant 50, 100 et 140 km/h au compteur sur les trois premiers intermédiaires, la vitesse de pointe de 150 km/h étant atteinte avec la 4ème. La 5ème est alors réservée pour une sage vitesse de croisière et une consommation minimale.

 
La tenue de cap est remarquable pour une si petite voiture et donne la même impression de conduite que procure une berline bien plus volumineuse, grâce en partie à un amortissement des suspensions bien dosé pour garantir un confort acceptable.
De plus, l’iQ dispose en série de toutes les technologies modernes pour offrir un comportement routier sans faille et une sécurité optimale, soient les contrôles électroniques de stabilité et de motricité, et un freinage ABS, à 4 disques avec répartiteur, qui se révèle tout à fait efficace.

Un rayon de braquage de 3,9 mètres !

C’est en ville cependant que la Toyota iQ fait merveille par son gabarit bien sûr, mais aussi par un diamètre de braquage époustouflant de 7,8 m, soit un mètre de moins qu’une Smart. Un véritable plaisir que d’exécuter un demi-tour. Son agilité est déconcertante et sa vivacité est suffisante malgré ses rapports longs, mais il est vrai que l’iQ ne pèse que 845 kg.

Avec la boîte CVT, le moteur se fait un peu plus entendre, comme le diesel, mais sans devenir gênant. Avec ce dernier, l’iQ montre pas mal de tonus, un bon couple à bas régime et une boîte à 6 rapports. Des rapports que l’on peut tirer jusqu’à 5.000 tr/mn, ce qui est rare pour un moteur diesel, et ses premiers rapports permettent d’atteindre 50, 95 et 140 km/h. La vitesse de pointe est annoncée à 170 km/h, ce qui semble tout à fait crédible avec une accélération de 0 à 100 km/h en 11 »8.


Pour revenir sur la sécurité passive, on note le chiffre record de 9 airbags, dont un concernant la lunette arrière, très judicieux pour préserver au mieux l’intégrité physique des passagers arrière pratiquement adossés au hayon et un airbag d’assise pour le passager avant empêchant le sous-marinage.

Le prix du chic et de la technologie choc

Ainsi, la très petite iQ renferme de série beaucoup de technologies souvent innovantes, ce qui induit un tarif de base de 12.980 €. Cher en apparence, mais concurrentiel à équipements identiques. Avec la motorisation diesel, elle est affichée à 15.180 €. Elle est disponible en deux versions, la iQ et la iQ², cette dernière pour 1.170 € de plus recevant entre autres l’automatisme sur la climatisation, un système d’accès permettant d’ouvrir les portes et le coffre sans clé, et se complétant d’un bouton-poussoir démarreur, des essuie-glaces à détecteur de pluie et l’allumage automatique des phares, des rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement et dégivrants et les phares antibrouillard.

 
Des options sont disponibles comme le radar de recul et la sellerie cuir. La Toyota iQ est proposée en plusieurs coloris comme le blanc nacré, le noir mica, le gris metal et le pourpre.

 
Gilles Gaignault
Photos : Gilles Sagne
  

Sport

About Author

gilles

Leave a Reply