RACE CAR A LEDENON : LA BELLE RECONVERTION DE CAROLE MONTILLET

 

Dans les paddocks, le public la reconnait aisément.

Huit ans après son sacre Olympique aux JO de Lake Placid, Carole Montillet promène son éternel sourire et même si la jeune femme de Villars de Lans, s’est retirée du monde du ski pour atterrir dans celui de la compétition automobile, le public lui, ne l’a pas oublié

Après avoir gouté aux joies des Rallyes-raid et participé au prestigieux Dakar et aussi à la Transafricaine, en compagnie de son amie –ancienne skieuse comme elle-, Mélanie Suchet, Carole s’est ensuite tournée vers les circuits

Mais revenons à Lédenon.
A Carole, à Lédenon

Elle raconte :

« En fait mon tout premier contact avec les sports mécaniques remonte à 2002. J’avais été invitée après mon titre Olympique à participer à un raid en quad,  justement avec Mélanie. Ce fut alors le déclic. C’est ce jour-là que nous nous sommes jurées de rouler en auto une fois nos carrières de skieuses achevées »

Il  y avait quelques femmes Américaines en Nascar, outre-Atlantique. L’on peut désormais parler de… ‘’La’’ Française qui pilote une “Racecar”, version tricolore dégonflée de la série US.

Depuis l’an dernier, ces monstrueuses autos, châssis surdimensionnés, carrosserie taillée à la tronçonneuse et sonore moteur V8, animent le plateau de la Super Série FFSA, dont le circuit gardois de Lédenon, se faisait hôte ce week-end.

 
Et au volant d’une surpuissante auto ‘’orange et bleue’’ tout naturellement numérotée 38…  le numéro  de l’Isère, son département, voilà Carole Montillet en piste cette saison en Championnat de France série FFSA

C’est le Grenoblois Franck Arrigoni qui est allé chercher la skieuse villardienne. Et Carole a répondu du tac au tac.

 Après le rallye-raid, l’auto lui manquait ?

« Ce qui me manque, c’est d’apprendre. On roule en auto tous les jours, savoir comment ça fonctionne, c’est passionnant. En plus, là il y a le côté ludique d’une auto exceptionnelle,  le look, le bruit, le mythe Nascar.»

Elle pourrait profiter de sa situation, unique féminine du plateau. Mais c’est en toute humilité qu’elle veut progresser :

 « Je suis le rythme, pour être honnête je joue les serre-file, et je profite quand je peux d’un abandon devant moi. »

15e sur 18 de la première course du week-end, la deuxième se disputant en relais avec son équipier Franck Arrigoni et elle sait ce qu’il faut pour avancer:

 « Ce n’est pas le rallye raid, où l’on joue la régularité, où l’on peut faire glisser l’auto. Ici, c’est une perte de temps. Cette auto, il faut lui rentrer dedans pour se servir de tout. »

Un véritable langage d’homme !

Yes, mais n’oublions pas que ‘’ la Carole ’’ fut une skieuse certes mais essentiellement, une … descendeuse !

Ceci explique cela…

Gilles Gaignault
Photos : Olivier Guigues

 

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