SKODA FABIA : UNE BEAUTE POUR UN NOUVEAU COEUR

 SUPERBE LA NOUVELLE SKODA FABIA …

Trois ans après avoir donné naissance à la seconde génération de sa Fabia, Skoda lui offre un brin de toilette mais surtout place sous son capot des motorisations modernes.

Elles existaient dans la banque Volkswagen et la marque tchèque en bénéficie désormais, ne tenant plus à jouer éternellement les parents pauvres du groupe. Pour autant, ses tarifs demeurent les plus attractifs de la famille, bien que les écarts de prix ne soient plus aussi conséquents.

Si Skoda s’était fait connaître au début du 20ème siècle par une production de voitures compétitives et fiables, la période de l’après seconde guerre mondiale, où la Tchécoslovaquie était passée sous la férule communiste, avait stoppé sa créativité.


Et la marque n’a survécu qu’en intégrant la famille VW en 1991, en reconstruisant patiemment son image. Aujourd’hui, rouler en Skoda n’est plus un acte politique pour marquer son appartenance à la classe prolétarienne, mais plutôt le choix intelligent de posséder une voiture dont le rapport qualité-prix est plus qu’intéressant et le style séduisant.

C’est bien le cas de la Fabia, une petite berline 5 portes qui connaît un joli succès grâce à son habitabilité et son coffre de 300 litres (accueillant une vraie roue de secours) pouvant s’agrandir jusqu’à 1.163 litres en repliant en 1/3-2/3 la banquette arrière.

Et pour ce printemps 2010, elle s’offre une gamme de motorisations modernes nécessitant une refonte de son compartiment moteur.

 
D’où par la même occasion un petit lifting de la face avant lui donnant plus de dynamisme. Ainsi, la jupe a été retravaillée et comportant une grille plus large, la calandre a pris un peu d’ampleur, les phares aussi en s’étirant sur les flancs, et le capot a été modifié comme la zone du plancher avant.

Une toilette de printemps

Le renouveau esthétique de la Fabia s’accompagne de nouvelles jantes en aluminium, de nouveaux enjoliveurs et de nouveaux coloris (vert rallye, bleu aqua et bleu Pacifique). Pour la première fois, des rampes de toit sont proposées en option non seulement pour la Fabia Combi, mais aussi pour la Fabia.

L’habitacle n’a pas été oublié totalement et a été revalorisé par l’emploi de matériaux de qualité supérieure et d’inserts chromés. Revêtus de cuir et déclinés en trois ou quatre branches selon les versions, les nouveaux volants multifonctions proposés en option permettent de commander à distance le système audio et le téléphone.

Le combiné d’instruments a été remanié et un afficheur central donne la température, la vitesse à respecter et préconise les changements de rapports. La Fabia peut aussi recevoir un système de navigation disposant d’un écran tactile placé d’ailleurs un peu trop bas sur la console centrale pour être bien lisible, d’un lecteur de cartes mémoire SD et d’une prise prévue pour le raccordement de supports de données externes.
Autre nouveauté : le pré-équipement pour téléphone GSM, avec les dispositifs mains libres et commande vocale commandés à partir des touches du volant multifonctions.

Des moteurs modernes

La palette de motorisations désormais proposée pour la Fabia constitue le cœur des innovations. Trois moteurs essence et trois moteurs diesel sont disponibles. En ce qui concerne les essence, il s’agit d’un 1,2 litre 3 cylindres de 70 ch ou 4 cylindres de 86 ch et 105 ch, en attendant pour la RS le 1,4 litre de 180 ch, en service sous le capot de la cousine, la SEAT Ibiza Cupra, tandis les diesel  sont constitués d’un 1,6 litre décliné en 75 ch, 90 ch et 105 ch.

Tous misent donc sur la stratégie d’une petite cylindrée ayant recours à la suralimentation, d’où une sobriété exemplaire et de faibles émissions de CO2.

D’autre part, les diesel équipés d’un filtre à particules bénéficient du système à rampe commune avec des injecteurs piézo-électriques. Enfin, toutes les motorisations de la Fabia sont accouplées à des boîtes mécaniques à 5 rapports. Seul, le 105 ch essence bénéficie de l’option automatique DSG à 7 rapports.

Mais sur la route, ce qui se remarque en priorité, c’est le gain en silence de fonctionnement, notamment pour les diesel. Pour autant, le 1,2 litre 3 cylindres essence résonne encore un peu trop dans les tympans quand il monte dans les tours.

Un bon comportement routier

Le bord de mer au sud d’Athènes, en longeant la Méditerranée en direction du cap Sounio, est un itinéraire toujours appréciable, surtout quand le soleil est de la partie, et la Fabia se montre à son avantage dans les grandes courbes et plus tard dans les virages un peu plus serrés des collines alentours.

 Le châssis, qui demeure toujours celui de la VW Polo de la génération précédente, se révèle efficace pour obtenir une tenue de route sans surprise. Le freinage n’en donne pas davantage, d’autant que désormais les quatre disques sont généralisés, et la direction ne manque pas de précision.

Évidemment, la Fabia n’échappe pas aux rapports de boîte longs, ce qui pénalise surtout les motorisations de puissance modeste. On se console en regardant l’aiguille de la jauge à carburant, notamment celui du diesel de 75 ch, qui semble fixe et avoue ses 3,8 litres aux 100 km.

Toutefois, il est préférable, ne serait ce que pour un sentiment de sécurité, de monter d’un cran dans l’échelle des puissances proposées pour avoir un peu plus de répondant sous le pied. Enfin, le 105 ch diesel se montre onctueux et souple, alors que le 105 ch essence offre des montées en régime presque sportives bien orchestrées par les 7 rapports de la boîte DSG, une option très recommandée.

Des prix très… étudiés

Pendant longtemps, l’attrait de Skoda se manifestait par des tarifs assez bas et forcément un équipement modeste, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, bien que son prix de base de 13.030 € ne soit pas excessif et que pas mal de concessionnaires sont même prêts à arrondir la somme à 13.000 € réduisant à néant les réunions fumeuses du service marketing, car toutes les Fabia offrent en série la climatisation, un combiné audio CD-MP3, le verrouillage centralisé, le volant et le siège conducteur réglable en hauteur.

La sécurité n’est pas négligée non plus avec le contrôle électronique de trajectoire qui intègre désormais une fonction de contrôle de la pression des pneus et un système d’assistance au démarrage en cote.


A noter que le prix de départ de la Fabia diesel est à 14.350 €, soit 250 € de moins que le modèle précédent qu’elle remplace animé par l’ancien 1,4 litre TDI.

Texte et photos : Philippe LACROIX

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