GT FFSA A NOGARO : SUPERBE DOUBLE DES CORVETTE DU GRAFF RACING

 LE GRAND BONHEUR DE JEAN PHILIPPE … GRAND !!!

Jean Philippe Grand et son acolyte François Faymann, deux vieux routiers des pistes depuis le temps qu’ils arpentent les circuits en auraient presque eu les larmes aux yeux !

Déjà auteur de la pole et même de la première ligne, leur deux Corvette ont en effet remportées ce dimanche la première des deux courses des traditionnelles Coupes de Pâques disputées sur le circuit Gersois de Nogaro.

Celle du tandem constitué du ‘’ vétéran ‘’ et parfait ‘’ Gentleman ‘’ Gérard Tonelli associé au jeune Julien Canal ayant finalement devancé la seconde Belle Américaine de la paire Renaud Derlot –Arnaud Peyrolles !


Le Championnat de France FFSA GT a donc débuté à Nogaro sur les chapeaux de roues. Malgré des conditions météo peu clémentes, les protagonistes du millésime 2010 ont assuré avec brio un superbe spectacle.

 
Derrière les deux Corvette du Graff, la Porsche du Team Larbre Compétition confiée au duo Laurent Groppi et Patrick Bornhauser  complète ce premier podium de la saison.
En ‘’Gentlemen Trophy’’,  succès pour la Ferrari du Team Sofrev-ASP de Jérôme Policand que se partagent Gabriel Balthazard et Jean-Luc Beaubelique.

Soleil ou pluie ?

Cette année et pour …. la troisième fois consécutive, les traditionnelles Coupes de Pâques sont plutôt ‘’ arrosées ‘’ et franchement humides dans le Gers.

Depuis le début du week-end, les averses succèdent aux éclaircies, d’où des conditions de piste relativement instables. On a même eu droit à de la … grêle !

C’est dire …

Ce qui faisait dire à l’ancien Champion, Jacques Goudchaux, dorénavant ‘’ pilote Gentleman ‘’ dans la série Mitjet :

‘’C’est Pâques à la Toussaint ‘’!!!

Pour cette première manche du Championnat de France FFSA GT, l’équation « pneumatiques » aurait  donc très sincèrement pu virer au cauchemar, mais finalement, tout le peloton s’est finalement élancé… en slicks.

 
Après avoir réalisé la pole position devant son équipier Gérard Tonelli, la Corvette d’Arnaud Peyroles semblait la mieux placée pour prendre le meilleur envol. Mais malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et malgré un excellent départ, la Corvette de l’équipe DKR Engineering est propulsée dans le bac et dans les profondeurs du classement. Christopher Campbell sur la Ferrari du Luxury Racing, bondissant comme un diable depuis la cinquième ligne, s’emparait alors de la tête.

Les événements s’emballent, tout comme la valse des tête-à-queue… Tour à tour, la Morgan de Martin, la Viper de Lamic et l’Audi de Mollekens s’offrent des excursions hors de la trajectoire idéale.

Et s’en vont… jardiner !!!

Campbell ne lâche rien, suivi comme son ombre par Peyrolles et Tonelli sur les deux Corvette du Graff Racing et Mérafina sur l’Audi R8.

A force de pression sur ses adversaires, Wilfried Mérafina s’empare de la seconde place tandis qu’Eric Debard le Champion de France en titre – réalise une spectaculaire remontée en prenant la onzième position.

Au douzième tour, peu avant l’ouverture de ‘’ la fenêtre ‘’ de ravitaillement, Christopher Campbell dispose de sept secondes d’avance sur Wilfried Mérafina.

 
Au terme des changements de pilotes, Jean Philippe Dayraut sur la Ferrari du GT Luxury Racing tire son épingle du jeu et s’empare de la première place devant Julien Canal. Mais Dayraut commet une faute au vingt quatrième tour, laissant la Corvette Graff Racing s’échapper et filer en tête. Julien Canal maintient son effort et en profite pour signer le meilleur tour en course.

A treize minutes de la fin de la course, les deux Corvette du Graff Racing se retrouvent roue dans roue au commandement.
Laurent Groppi auteur d’une fort belle remontée, lâche les chevaux et s’empare de la troisième place alors qu’Olivier Panis part en tête-à-queue suite à un contact avec Dayraut.

Olivier Panis a l’arrivée ne décolérait pas à l’encontre de …. son équipier au Trophée Andros, j’ai nommé … Jean Philippe Dayraut !

« Il m’a proprement jeté.»

Et comme nous lui rappelions leur partenariat justement chez Skoda sur l’épreuve chère à Max Mamers, le Grenoblois , d’ajouter :

« Ce ne sera plus le cas, je te rassure ! »

Et de filer à fond de train ’’ tirer les oreilles ’’  du fautif, selon lui.

Plusieurs observateurs se contentant de lâcher stoïques :

« C’est un fait de course !! »

Finalement, c’est l’Audi R8 (Sainteloc – Phoenix) de Christophe Bouchut et Wilfried Merafina qui s’adjuge la quatrième place devant la Ferrari de la paire Dayraut-Campbell.
 
Du côté du Gentlemen Trophy, Jean-Luc Beaubelique et Gabriel Balthazard réalisent le sans faute sur la Ferrari du Team Sofrev-ASP.

Après la pole position, l’équipage s’offre la victoire en course (13ème place au général) devant la Viper des France Père et Fils du Team d’Alexandre Pouchelon et la Porsche Nourry Compétition de Mouez-Loger

A leur descente du podium, les inattendus vainqueurs  (Canal –Tonelli) déclaraient radieux :

Julien Canal :

« Je suis papa depuis le 1er avril et cela m’a sans doute donné un petit coup de « boost ». Aujourd’hui, ce fut la course parfaite. J’étais bien conscient de la remontée de mon équipier Renaud Derlot et j’ai donné un peu plus de rythme pour stabiliser l’écart. Jean-Philippe Grand ne nous avait donné aucune consigne de course… »

A ses côtés, l’Aixois Gérard Tonelli  ajoutait:

« C’est ma première course en GT3 ! Je suis très heureux d’être dans cette toute nouvelle équipe. J’apprends à découvrir Julien et je m’aperçois que nous sommes très complémentaires. Mon objectif était de ramener la voiture à Julien dans la meilleure position possible, ensuite il a fait ce qu’il avait à faire… Les conditions étaient difficiles, mais nos efforts ont payé. Je tiens à rappeler que je suis là pour représenter la fondation pour l’enfance qui porte le nom de ma fille Julie (décédée il y a plusieurs années fauchée par un chauffard). »

Leurs dauphins et néanmoins partenaires au sein de l’équipe Graff, Renaud Derlot et Arnaud Peyroles lâchaient :

Arnaud Peyroles :

« J’avais la position la plus confortable pour affronter le premier virage malgré les conditions de piste très délicates. Cela m’a rappelé le Paul Ricard en GT3 FIA l’année dernière, où j’ai fini dans un rail… Je n’ai pas résisté à Campbell, plus rapide car mon but était de rendre la Corvette à Renaud « intacte ». Je suis ravi de rouler au Graff Racing, c’est une super équipe ! Cette saison le plateau est extraordinaire. La course en GT c’est un peu comme au cinéma, il se passe toujours quelque chose… et avec ces conditions climatiques c’est encore plus impressionnant. A l’avenir, le plus délicat sera de trouver la bonne balance, le bon étalonnage entre les voitures. »

 Renaud Derlot concluant :
 
« Je tiens à féliciter toute l’équipe. J’avais informé par radio que je n’attaquerai pas Julien. J’ai perdu la course dans les stands, lors du relais où j’ai eu du mal à trouver la première ! L’équipe réalise le doublé, c’est un merveilleux travail d’équipe. »

Quant au duettiste du Team Larbre Laurent  Groppi et Patrick Bornhauser, troisième au volant de la Porsche 911 GTR, ils poursuivaient :
 

Patrick Bornhauser :


« Nous avons choisi de partir des stands. Partir 30ème ou 23ème ne changeait pas grand chose. Par contre, cela nous a permis d’optimiser les réglages en fonction de la météo et de partir avec des pneus slicks, déjà en température. Ainsi, j’ai pu attaquer tout de suite. Globalement, la voiture s’est beaucoup mieux comportée en course qu’en début de meeting… »

Laurent Groppi racontant :

« Nous terminons à la troisième place, mais nous ne sommes pas encore au niveau des Corvette. Patrick a réussi à passer à travers tous les pièges et j’ai effectué un travail de « finisseur ». Demain, nous aurons moins de lest…»

Le mot de la fin, nous le laisserons au ‘’ tôlier ‘’, l’ami Jean-Philippe Grand, le patron et Team Manager du Graff Racing


«  Nous entamons la 26ème saison du Team… Nous sommes arrivés dans ce Championnat avec beaucoup d’humilité et se positionner à ce niveau est une grosse surprise. Au sein du Team, le côté humain est très important et l’équipe s’est remise en question. Julien Canal est chez nous depuis huit ans. Nous connaissons Renaud Derlot depuis encore plus longtemps. En regardant le podium final, je constate, en comptant Laurent Groppi, que cinq pilotes sont issus de la « filière Graff » ! Notre choix s’est porté sur la Corvette pas forcément à cause du prix de la voiture, mais en raison d’un niveau de maintenance moins complexe et moins onéreux. De plus, son pilotage est plus « simple » pour les gentlemen. Demain, nous embarquerons beaucoup de lest, ce sera dur. Je savoure cette première victoire… »

En conclusion, cette manche d’ouverture de ce qui semble devoir être ‘’ LE PLUS BEAU ‘’ Championnat GT en Europe et très probablement dans le monde, nous a séduit.

Rebelote ce lundi pour la deuxième course…

Au vu de la première, on en salive déjà !!!!

Gilles Gaignault
Photos : Pascal Saivet et David Bristol (vision-sportscars.com)

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