MICHELIN DE RETOUR EN F1 ?

BIBENDUM  de retour sur la scéne des Grands Prix de F1 ?

Nick Shorrock n’exclut plus l’éventualité

Tout en (ré) examinant attentivement l’évolution de la situation en F1, la division motorsport du groupe Michelin accroît son implication sur des fronts choisis de la compétition.

Explications du patron du patron qui ne repousse plus la perspective d’un retour sur la scène de la Formule 1.

    NICK AVEC CASTEU AU DAKAR

La preuve par le contre exemple.

“Ce n’est pas parce que Michelin a quitté la F1, le rallye WRC et la motoGP que sa recherche a quitté la trajectoire du progrès, fait observer en préambule Nick Shorrock à la tête de la division sportive du manufacturier Clermontois.

Et il poursuit :

"Le groupe nous demande même de valoriser encore plus les ressources mises en valeur par la compétition.”

Avec l’endurance, moto et auto, pour principal terrain d’expérimentation de son principe “track to street” (de la piste à la route),  »Bib » ne perd toutefois pas de vue l’univers planétaire de la Formule 1.

 “Jean Todt, nouveau président de la FIA, s’est montré ouvert au dialogue et sensible à notre point de vue.

Forcément d’autres formules viendront…

 

Sur long terme (cinq ans) comme à courte échéance d’une saison, le potentiel et l’énergie de l’aile course de la manufacture tourneront néanmoins vers la longue distance.

“C’est elle qui correspond le mieux aux objectifs profonds de la course : apporter les preuves tangibles de la marche en avant de la technologie, commente Nick.

Et il précise :

 »De la sorte nos pneus ont couvert 25 % supplémentaires de distance au Mans en 2009, c’est 20 % de matière première en jeu et toutes les économies engendrées en moins. C’est un geste mesurable pour la planète.”

Engagé avec conviction et de gros moyens dans les objectifs de mobilité durable, la troupe jaune et bleu vise aussi à rendre le client connaisseur.

“D’ailleurs le succès de notre pneu Energy Saver auprès des constructeurs, leur permettant d’abaisser les émissions de CO 2, montre que la sensibilité des consommateurs s’affine. Au-delà des performances et des réalités des bolides actuelles, nous nous interrogeons donc sur les formules d’avenir de la course. Comment s’y prendre pour que la vitesse et l’endurance conservent leur attractivité quand il faudra changer de source d’énergie ? L’électricité sera certainement sollicitée. Mais de nouveau, c’est devant le chrono et donc en compétition que se dessinera le futur de l’automobile.” Toujours selon le fameux principe “track to street”.

Mais dans le proche avenir, où en est le dossier brûlant de la F1, dont on sait qu’il captive notamment les gigantesques marchés asiatiques ?

“Nous ne dérogeons pas de notre position initiale en faveur du multimarque, annonce N. Shorrock. Toutefois d’autres éléments entrent en compte, dont l’orientation environnementale que doit prendre la compétition. Cette dimension nouvelle dans le paddock commence à avoir l’oreille des autorités. Les discussions avec Jean Todt et les instances de la FIA évoluent vers cette prise en considération. Du coup les portes ne sont plus fermées… Si nos objectifs fondamentaux en matière de mobilité durable venaient à figurer parmi les critères de choix, nous pourrions reconsidérer notre position.

Autant dire que le vent du rapprochement souffle sur le monde des artisans Français de la performance qui se verraient bien regagner d’anciens tableaux…

 
Jean François Meunier
Photos : Patrick Martinoli – Bernard Bakalian – Gilles Vitry

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