RALLYE MONTE CARLO HISTORIQUE : SUR LA ROUTE AVEC L’ESCORT NUMERO 64

 LE DEPART VENDREDI SOIR DEVANT LA MAIRIE DE REIMS

Afin de vous faire vivre de ‘’ l’intérieur ‘’ le déroulement du Rallye Monte Carlo historique, autonewsinfo a demandé à l’un des équipages de nous raconter quotidiennement sa belle aventure dans cette épreuve mythique.

Il s’agit de l’équipage de la Ford Escort RS, numéro 64 de l’équipage Rémois, Didier Buhot-Jean Marie Biadatti

Jean Marie, le copilote nous résume les deux premiers jours de course depuis le départ vendredi soir de Reims : 

« Nous avons franchement vécu une étape de concentration assez difficile. J’ai déjà participé six fois à l’épreuve mais jusqu’à ce jour, c’est la plus rude.  En quittant la bonne ville de Reims, vendredi nous avons vite appris par la radio que la nuit ne serait pas une partie de plaisir. En effet, en descendant vers Langres que nous avons atteint vers minuit, les routes étaient bien verglacées et enneigées. Nous roulions en pneus contact. Direction ensuite le Jura via Poligny et Champagnole ou nous pointons à trois heures du matin sous la neige bien épaisse bien poudreuse. La, on décide de monter les pneumatiques cloutés. La longue descente au cœur  de la nuit qui mène vers Saint Claude restera un grand moment, tant le parcours était terrifiant, hyper verglacé. Un grand moment avec dans nos phares une vision absolument féérique avec tout blanc, rien que du blanc, la route, les arbres. Sublime. Lorsque nous sommes arrivés à Chambéry, il était cinq heures du mat. La suite, encore un souvenir inoubliable : la descente vers Grenoble par le massif de la Chartreuse et le Col de Porte. GRANDIOSE. On a suivi la DS de Bob Neyret qui est du coin et connait le parcours par cœur. Ses longues glissades, c’était génial. Dans la capitale grenobloise, on décide de remonter les pneus contact car on apprend au CH de St André des Alpes, peu avant Sisteron, que neige et verglas ont disparus.»  

Arrivait alors la toute première spéciale, celle du légendaire Col de Turini. Il y a huit jours, Hirvonen et les concurrents du Grand Monte Carl’ , s’en étaient donnés à cœur joie dans l’ascension bien enneigée.  

Qu’allait  réserver la météo ?

Eh bien, une montée sans neige, ni verglas…  Incroyablement entièrement séche !!!

Jean Marie, raconte :

« Nous avons obtenu le 80éme temps. Les Belges se payant un sensationnel triplé avec dans l’ordre l’Austin Healey, pilotée par le très expérimenté Marc Duez qui devance ses compatriotes Jose Lareppe au volant d’une Operl Kadett GTE et Alain Lopez, ancien lauréat de l’épreuve qui roule cette année avec une Berlinette Alpine Renault.»

Arrivée ensuite sur le port de Monaco que nos amis atteignent finalement à une très honorable 52éme position au général samedi à 15heures15.

Sur 330 partants !!!

Après une bonne nuit réparatrice, notre équipage étant debout depuis … 32 heures  et ayant passé une nuit blanche sur les routes depuis vendredi, nouveau départ ce dimanche matin des … 7 heures 30.

Direction Valence, ville étape ce soir.

Auparavant, les rescapés n’ont finalement pas disputés lce dimanche en matinée, les deux premières spéciales  prévues, celles du Col de Corobin et de Fontbelle !

Trop de neige, route impraticable…

Du coup en fin de matinée, les concurrents après une longue liaison se sont tous retrouvés à Tallard, prés de Gap ou se situait le regroupement général.

Avant d’attaquer ce dimanche après-midi, les deux autres spéciales prévues au menu de ce dimanche : Celle du Col de Feye et ensuite Echaresson – St Jean en Royan.

L’arrivée étant prévue en début de soirée à Valence.

Propos recueillis par Gilles Gaignault

Photos : Eric Regouby – Gilles Vitry (Photoclassicracing)

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