RETROMOBILE : UN SALON POUR LES AMOUREUX DES… ANCIENNES ! !

 

 

 

Pour sa trente cinquième édition, Rétromobile célèbre plusieurs anniversaires : des 200 ans de Peugeot aux 30 ans de la SM en passant par les 100 ans du camion Berliet et d’Alfa Roméo et les 90 ans de Mazda !

Rappelons que le Salon Rétromobile a ouvert ses portes le 22 janvier dernier pour les fermer le dimanche 31. Alors que les amateurs de véhicules anciens se rendent sans tarder au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris.

Le premier camion classé Monument historique

Tout d’abord la Fondation Marius Berliet présente une exceptionnelle pièce de sa collection : le premier camion classé Monument historique et, de surcroît, centenaire: le Berliet, type M de 1910.

Une reconnaissance officielle décernée à un matériel qui marque le passage de la traction hippomobile à la traction automobile.

Sorti des usines Berliet de Lyon Monplaisir en 1909, ce modèle, de 3 500 kg de charge utile, pouvant atteindre la vitesse de 25 km/h pour une consommation de 30 litres/h ( !), innovait à plus d’un titre : moteur de forte cylindrée, 4,5 litres, d’une puissance de 22 HP, à régime lent ; radiateur de grande surface à nid d’abeille permettant un très bon refroidissement ; système de freinage astucieux par double pédale agissant sur la boîte de vitesses et l’essieu arrière…

 

 

Cent bougies pour Alfa Romeo

 

 

C’est le 24 juin 1910 que la société ALFA, Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, voit le jour.

L’entreprise, devenue ALFA ROMEO à la fin de la première guerre mondiale, créera des modèles parmi les plus remarquables de la production automobile et se bâtira un palmarès sportif d’exception.

Pour évoquer ces 100 ans d’histoire, la marque s’est associée aux deux principaux Clubs en France, l’Alfa Classic Club de France et le Club Alfa Romeo de France pour présenter quelques modèles d’exception. Particulièrement remarquées, l’Alfa Romeo C52 Spider Disco Volante (1952) : véritable chef d’œuvre esthétique, ce prototype unique dessiné par Touring évoque la forme d’une soucoupe volante, d’où son surnom (photo 2). L’Alfa Romeo 6C 1750 GS (1932), modèle constituant l’une des meilleures réalisations de la marque aux lignes intemporelles signées Zagato. Et plus contemporaine, l’Alfa 8C Competizione (2008). Produit à 500 exemplaires en version coupé, ce modèle exceptionnel a déjà intégré – grâce à son moteur 8 cylindres en V de 450 ch et son design signé du Centro Stile Alfa Romeo – la liste des Alfa Romeo de légende, après les 8C 2900 B Touring, Alfetta 159 de Formule 1, 6C 2500 Villa d’Este ou l’exceptionnelle 33 Stradale

Vous aimez la marque au trèfle à quatre feuilles ?

Alors vous aimerez « Romeo » Romeo, le magazine d’Alfa Romeo et de l’italianité qui se décline désormais en version électronique.

Suivez le lien :

http://romeo.alfaromeo.fr/flashmg=13&utm_source=newsletter13_dec09&utm_medium=email&utm_content=accueil&utm_campaign=romeo_newsletter13_dec09

 

 

Mazda fête ses quatre vingt ans

 

 

Mazda, né en 1920 à Hiroshima sous le nom de Toyo Cork Kogyo Company Ltd, s’expose pour la première fois en France dans le cadre de Rétromobile, pour dévoiler son patrimoine et mettre l’accent sur son demi-siècle de production automobile. Sont réunis pour l’occasion : la première véritable voiture de la marque, le petit coupé R360 (photo 3), un élégant et craquant petit coupé 1200 de 1969, un spatial (et rare) coupé Cosmo Sport, un RX-7 de première génération, un roadster MX-5 NA de 1991 et le tout dernier RX-8 pour clore ces 50 ans d’évolution stylistique et technique. Et pour parler technique, le RX-8 est doté d’un moteur à piston rotatif décrivant un cycle quatre temps, dans lequel un piston « triangulaire » convertit l’énergie issue de la combustion du carburant en une énergie mécanique de rotation transmise au vilebrequin. Comment cela fonctionne-t-il en pratique ? Pour le savoir, suivez le lien :

http://www.youtube.com/watch? v=6j6NNDNcKiQ&feature=browch   

 

 

Peugeot : la marque fête ses deux cents ans

 

 

Originaire du Pays de Montbéliard en Franche Comté, la famille Peugeot pose les premières pierres d’une industrie métallurgique en 1810.

Jean-Pierre II et Jean-Frédéric transforment le moulin à grains familial en fonderie d’acier et atelier de laminage. Ils produiront des lames de scies et des ressorts avant de diversifier leur production : outillages, quincaillerie, moulins à café, crinolines, machines à coudre…

Le symbole de l’entreprise, le lion, est utilisé depuis 1847 mais ce n’est qu’en 1858, qu’il fait l’objet d’un dépôt en tant que logo. Il symbolise à l’origine les trois qualités des lames de scies Peugeot : « vitesse de coupe, dureté des dents et souplesse de la lame ».

La production en série de bicyclettes est lancée en 1886. L’usine emploie plus d’un millier de salariés en 1889. Trois ans plus tard, Armand Peugeot présente son prototype de « véhicule sans chevaux », la Type 2. La même année, 29 voitures sont produites. Dotées de quatre vitesses et 8 chevaux, elles roulent à 25 km/h. La part de l’automobile reste mince ; pourtant, les ventes doublent en l’espace de deux ans. Armand Peugeot souhaite désormais développer la construction automobile, alors que son frère Eugène est hostile à l’idée. Le conflit éclate fin 1895. Armand s’en va avec ses brevets et constitue le 2 avril 1896, à Lille, la Société des Automobiles Peugeot.

La suite de l’histoire est connue : depuis le 2 octobre 1891, date à laquelle fut livrée la première voiture Peugeot, plus de cinquante millions d’automobiles reconnaissables au célèbre lion, ont été commercialisées à travers le monde…

Parmi les nombreux modèles exposés, vous admirerez la 601 Eclipse de 1934 (photo 4), l’ancêtre des coupé-cabriolets.

Les 200 ans de Peugeot : http://www.dailymotion.com/video/xbghcg_peugeot-celebrera-ses-200-ans-sur-r_auto

Et pour la 601 Eclipse, suivez le blog d’un passionné :

http://www.ipernity.com/blog/53734/82177

 

 

Mercedes et l’effet « papillon »

 

 

Le constructeur allemand retrace l’histoire des Mercedes « Gullwing » à portes papillon. Trois voitures sont attendues, toutes dotées du premier système d’injection, et de ces ouvertures originales, dont la mythique 300 SL (photo 5) papillon de série des années 50. Cette dernière est le prototype de 1953, provenant du Musée Mercedes-Benz de Stuttgart. Elle est dotée du moteur 6 cylindres de la berline 300 – incliné de 50° (sur la gauche) afin de pouvoir abaisser le niveau du capot – est doté d’une injection directe mécanique Bosch. Ce nouveau système, qui permettait une vitesse de pointe de 235 à 260 km/h selon le rapport de pont, fut le premier jamais installé sur une voiture à essence.

L’idée même de ce concept avait été développée quelques années auparavant par un ingénieur spécialiste des moteurs d’avion Mercedes. Celui-ci avait découvert que l’injection directe était la seule solution pour démultiplier la puissance des moteurs en altitude.

Appliqué à une voiture, le système fit rapidement ses preuves…

 

 

SM : prestigieuses initiales

 

 

En 1970. Citroën présente au Salon de l’Auto un coupé au caractère sportif, la SM (photo 6). Fruit d’une collaboration réussie entre Peugeot et Maserati, cette automobile emblématique cache sous son capot un moteur 6 cylindres en V en alliage léger conçu spécialement par Maserati toujours, et qui la propulse à plus de… 200 km/h !

L’équipement très complet de la SM permet de rouler plusieurs heures sans ressentir de fatigue, grâce notamment à sa commande de freinage identique à celle de la DS, de type champignon, et à sa direction à rappel asservi. Celle-ci possède trois atouts majeurs : l’assistance bien sûr, qui permet de manier plus facilement la voiture en facilitant la rotation des roues. Le durcissement, lui, interdit au conducteur à vitesse élevée, de réaliser des changements de direction trop brusques. L’asservissement du rappel, enfin, a pour conséquence un retour du volant en douceur et dégressif vers la position neutre, lorsqu’on relâche ce dernier, évitant ainsi des secousses dans la direction.

En option, la SM dispose de la climatisation, de l’intérieur cuir, des vitres teintées, des antibrouillards et de la radio. Le modèle évolue peu durant ses six années de production, mais en juillet 1972, l’injection fait son apparition, la voiture gagne alors en souplesse d’utilisation, les démarrages ne posant plus de problèmes. Nombreux sont les passionnés qui admirent la SM quarante ans après sa sortie ; elle restera dans l’histoire automobile une vitrine à la fois technologique et esthétique.

 

 

Lecoq : carrossier d’exception pour trois Ferrari de légende

 

Qui ne connaît Lecoq, le très réputé carrossier qui redonne leur lustre aux belles automobiles ? Pour l’occasion, il présente trois véhicules d’exception restaurés par ses soins (photo 7).

La Ferrari Daytona, au dessin si réussi et au moteur si rageur. Elle possède une aura très particulière : c’est la dernière des grandes Ferrari à moteur V12 avant. En 1968, Enzo Ferrari avait choisi le Salon de Paris pour présenter cette voiture, dont l’appellation officielle était 365 GTS/4. Le modèle restauré est de 1971. Il roule à 260 km/h ! Sa robe est de teinte « Rosso Chiaro ».

La non moins mythique Ferrari Dino était l’une des meilleures expressions de ce qu’on appelle le Grand Tourisme. En 1967, c’est une véritable prouesse technique que d’avoir réussi à construire une voiture qui allie aussi bien confort et tenue de route, avec en plus, de la place pour les bagages et un moteur des plus performants! Le modèle restauré est d’avril 1971. Sa vitesse maxi est de 235 km/h, et sa toute nouvelle robe jaune Modena, ou « Giallo Modena » est strictement identique à sa couleur d’origine.

Et enfin, la superbe Ferrari 250 GT California Spider, un vrai chef d’œuvre qui atteint les 220 km/h ! Ce modèle dessiné par Pininfarina est de novembre 1957. Elle est habillée de rouge, Rosso Chiaro, tout comme la Daytona, mais dans une autre nuance, toujours d’origine.

Pour les puristes, sachez que les couleurs d’origine sont fidèlement reproduites par Glasurit, une branche de BASF, qui a constitué une base de données qui englobe les teintes de pratiquement tous les modèles de tous les temps de l’histoire de l’automobile !

Pour tout savoir sur Glasurit et consulter cette base de données : http://www.glasurit.com

 

 

Omnibus : de la traction hippomobile à la traction automobile

 

 

A Nantes, en 1825 un minotier met en service un moulin à grain moderne équipé d’une puissante machine à vapeur. Avec le surplus d’eau chaude, il crée un établissement de bains et douches et, pour fidéliser sa clientèle, organise un service de transport par calèche qui prend en charge ses clients sur les principales places de la ville.

Le système connaît un vif succès auprès de tous les Nantais qui découvrent les joies du transport gratuit ! Le minotier cède alors moulin et bains-douches pour développer sa propre société de transport.

Le parcours quotidien des calèches comprend une station à la hauteur de la boutique d’un chapelier, Monsieur Omness, sur l’enseigne de laquelle on peut lire Omness

Omnibus (Omness travaille pour tout le monde).

Les ‘’usagers’’ prennent l’habitude de surnommer omnibus, les calèches qu’ils empruntent, puis en abrégé, bus …

Un siècle plus tard, le premier omnibus à moteur (photo 8)est présenté au Salon de l’Auto de Paris. Son châssis est fourni par les ateliers Brillé et ses moteurs par Schneider. Il est mis en service le 11 juin 1906 sur la première ligne Montparnasse – Saint-Germain-des-Prés. Rapides, robustes et confortables, ils condamnent à jamais la traction animale…

En images : http://www.dailymotion.com/video/xaxyc5_2-siecles-de-locomotion-urbaine-a-r_auto 

 Face cachée du cinéma : les voitures travelling

Rétromobile Rétromobile rassemble cette année sous ses projecteurs des voitures travelling.

Véritables stars de l’ombre qui ont servi les plus grands metteurs en scène, elles invitent à une plongée dans l’ambiance des films mythiques rythmés par les dialogues de Michel Audiard ou Gérard Oury, et qui résonnent encore des voix inimitables de Lino Ventura ou Jean Gabin, et des répliques de Bourvil ou Louis de Funès.

Tous ces films ont fait appel à ces incroyables machines sur roues lors de leurs tournages : pour la plupart, de luxueuses limousines américaines, recherchées pour leurs puissants moteurs et la souplesse de leur transmission automatique.

Membre de la grande famille du cinéma, Bernard Château est un ‘’Travelling Man’’.

Avec ses voitures, transformées artisanalement, il a participé à plus de mille films dont La Belle Américaine, Le Corniaud, Les Tontons Flingueurs, La Dolce Vita, la série des Fantômas, Le Cerveau, La Grande Vadrouille, Un Homme et une Femme

A voir : http://www.dailymotion.com/video/xbfpac_une-voiture-travelling-au-salon-ret_auto

 

 

Autojumble à Beaulieu : le plus grand rendez-vous européen !

 

 

Beaulieu (britannique en dépit de son nom !) est un fidèle habitué de Rétromobile. Il présente chaque année quelques joyaux de son Musée national de l’automobile.

Cette année, en lieu et place de ses véhicules prestigieux et autre automobiles de record, il a choisi de nous présenter des modèles de poche.

Particulièrement remarquables : la BMW Isetta 300 Super Plus de 1962 (Allemagne), la Reliant Regal Mk1 de 1953 (Grande-Bretagne) ou la Peel P50 de 1964 (photo 10). Au sujet de cette dernière Peel Engineering Company Limited représentait le seul fabricant de voitures de production de l’Île de Man (Grande-Bretagne)

Avec un coût inférieur à 200 GBP à prix neuf, le siège monoplace P.50 en fibre de verre pesait seulement 59 kg, l’équivalent d’environ 60 sacs de sucre.

Une porte unique sur le côté gauche permettait l’accès à l’intérieur et un levier situé à côté du conducteur démarrait son moteur de cyclomoteur DKW de 49 cc. Le véhicule était doté de trois rapports de marche avant, mais aucune marche arrière. Toutefois, si le conducteur se trouvait dans un endroit étroit, il devait simplement faire le tour de son véhicule, soulever l’arrière par la poignée de chrome judicieusement fournie, le repositionner dans la direction nécessaire et repartir. Construit à l’origine sans clignotants, les signaux manuels étaient essentiels par l’ouverture de la fenêtre gauche.

Ses caractéristiques :

Cylindres: 1 (en 2 temps)

Cylindrée (cm3): 49cc

Puissance: 4.2bhp à 6,600 rpm

Vitesse maximum: 40 mph ou 65 km/h

Prix à l’achat: £149.00

Et si le véhicule du Futur c’était ça !

Alors, pour une démonstration, cliquez sur le lien suivant et hurlez de rire !

http://www.topgear.com/uk/videos/tiny-apeel

 

 

Si Rétromobile devait avoir un équivalent, ce serait alors Beaulieu en Angleterre.

Mais Beaulieu et son Autojumble, c’est …2 500 exposants rassemblés dans le site merveilleux du New Forest, dans la propriété prestigieuse de Lord Montagu. Et on trouve de tout à Beaulieu en matière de pièces et d’accessoires ! Ne dit-on pas :

« Si vous ne le trouvez pas à Beaulieu, vous ne le trouverez nulle part ailleurs. »

Outre Palace House et l’abbaye de Beaulieu, vous visiterez l’un des nombreux musées du site dont le Musée national de l’automobile où vous pourrez admirer l’emblématique Rolls-Royce Silver Ghost du père de Lord Montagu.

Cette dernière a une histoire : c’est pour elle que fut créée la fameuse « Flyng Lady », le bouchon de radiateur représentant une jeune femme ailée. Or c’est la secrétaire même de Lord Montagu père qui servit de modèle à l’artiste…

 

 

Pour en savoir plus :

www.beaulieu.co.uk

www.beaulieuevents.co.uk

www.internationalautojumble.co.uk

 

 

Rétromobile en pratique

jusqu’au 31 janvier.

Porte de Versailles, Paris

Site : www.retromobile.fr

Week-end : 10 h-19 h ; semaine : 11 h-19 h, sauf mardi et vendredi (jusqu’à 22 h). Entrée : 13 euros ; 7,50 euros (6-12 ans), gratuit moins de 6 ans.

 

 

(Texte et photos : Olivier THIBAUD)

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