RALLYE MONTE CARLO : HIRVONEN LOGIQUE LEADER AU SOIR DE LA PREMIERE JOURNEE

A l’issue de la première étape du 78ème Rallye Monte-Carlo, disputée ce mercredi dans l’Ardéche, c’est  la Ford Fiesta du Vice champion du monde 2009, le Finlandais Mikko Hirvonen qui occupe et c’est plutôt logique, la tête du classement provisoire.

Mikko Hirvonen possède déjà 41 secondes d’avance sur la meute lancée à ses trousses à l’issue de la quatrième et dernière spéciale de ce mercredi. Le premier Français, Nicolas Vouilloz, qui dispose d’une Skoda Fabia, est quatrième

 .


Mais, quatre des pilotes de l’armada Peugeot dont dix exemplaires de la Peugeot 207 Super 2000 sont alignés sur l’épreuve, se retrouvent en embuscade et sont groupées entre la deuxième et la huitième position

Et parmi eux, le tenant du titre IRC, l’Irlandais Kris Meeke. Lequel se retrouve au soir de la première journée, dauphin d’Hirvonen et qui reconnait et avoue être tout surpris par ce premier accessit :

« Pour moi, cette journée promettait d’être la plus difficile. Je n’étais jamais venu dans ce coin de l’Ardèche et je ne connaissais rien du tracé de ces deux « monuments » que sont Burzet et St-Pierreville – Antraigues. La neige présente lors des reconnaissances avait disparu pour la course et mes notes étaient loin d’être parfaites. C’est pourquoi j’étais bien décidé à ne prendre aucun risque. J’ai respecté à la lettre ma stratégie, mais les circonstances font que je suis nettement mieux classé que je n’aurais jamais osé l’espérer. C’est de bon augure pour la suite. »

On le savait. Le Finlandais qui se prépare à entamer le Championnat du monde dans un petit mois lors du Rallye de Suède, n’est pas venu ici simplement pour y faire du tourisme !!!

‘’ Vedette ‘’ incontestée et incontestable de cette manche d’ouverture de l’IRC (Challenge Intercontinental des Rallyes), Mikko Hirvonen au volant de la Ford Fiesta, a immédiatement attaqué pied au plancher, la première étape qui comprenait quatre spéciales du mythique Monte-Carlo. Les très difficiles Burzet et Le Moulinon Antraigues, à parcourir chacune à deux reprises.

De retour au parc de regroupement installé à Valence, plaque tournante de ce début de Monte Carlo, le Finlandais, devance déjà la Peugeot du Champion IRC en titre, Kris Meeke de 41 »9 et la Skoda de son compatriote, Juho Hanninen, de 1’04 »4.

Au cours de ce ‘’ hors d’œuvre  » avant de devoir affronter les spéciales tout aussi redoutables de la Haute Loire, ce jeudi, Mikko s’est adjugé deux des quatre temps scratch du jour (Burzet 1 et 2)

Après la première boucle, parvenu à Vals les Bains ou était organisé un arrêt avant de réattaquer la seconde boucle, aux journalistes qui l’interrogeaient, le pilote Ford répond calmement :

«Ça va pas mal. Je suis un peu surpris de me retrouver devant. Je ne savais pas à quoi m’attendre, donc pour l’instant ça se passe plutôt bien »

Et, de poursuivre :

« Je suis content de mon choix de pneumatiques ce matin. Il y avait quelques endroits où les spectateurs avaient mis de la neige. Dans ces conditions délicates, mon expérience du Monte-Carlo compte, c’est sûr.»

Pendant la plus grande partie de cette étape, les premières Peugeot classées ont été celles de Sébastien Ogiervainqueur sortant – et de Stéphane Sarrazin.

Les deux Français étaient respectivement seconds et troisième avant de souffrir malheureusement d’un manque certain de réussite !

Lors du deuxième passage dans Burzet, un contact avec un mur de neige faisait perdre 2′ au premier. Et un peu plus tard, le second devait s’arrêter pour effectuer un changement de roue à la suite d’une crevaison…

Seul le vainqueur de l’édition précédente du Monte Carlo, Sébastien Ogier a réussi à lui chiper deux succès de prestige (ES2 et ES4), se révélant particulièrement brillant dans le brouillard et sur l’asphalte mouillé de la plus longue spéciale du jour, celle qui va de Saint-Pierreville à Antraigues sur 45 km.

Hélas pour lui le Gapençais, qui pointe à la cinquième place seulement ce mercredi soir à prés de deux minutes (1’51’’), a perdu malheureusement et bêtement un temps précieux en effectuant un tout-droit sur une plaque de neige malencontreusement déposée par des spectateurs complètement inconscients.

Incident fréquent sur l’épreuve et qui avait par le passé couté la victoire finale lors de la dernière nuit à l’Alpine d’un certain Gérard Larrousse !!!

Les années passent mais les ‘’ ânes ‘’ demeurent eux toujours, hélas bien présents…

En conséquence, le premier Français à figurer dans le classement est ce soir le Champion IRC 2008, Nicolas Vouilloz qui roule sur l’une des Skoda Fabia, lequel accuse 1’20 »3 de retard

De loin le plus rapide dans la dernière spéciale du jour, Ogier réussit néanmoins à revenir et à terminer la journée en cinquième position :

« Je suis nettement mieux classé qu’il y a douze mois, au même moment du rallye », se consolait le vainqueur de l’édition 2009.

Et d’ajouter :

« Au Monte-Carlo, les écarts ont nettement moins de signification que partout ailleurs. J’ai perdu du temps, mais je garde néanmoins toutes mes chances de vaincre. »

Autre pilote qui vise la victoire, Stéphane Sarrazin dont la Peugeot 207 s’était hissé  en seconde position avant d’étre à son tour touché par les ennuis, victime d’ une crevaison lors d’une touchette au cours de l’ES4. Cette bévue lui fait perdre trois minutes, temps nécessaire pour changer la roue. De ce fait, cet incident malheureux l’a fait rétrograder à la huitième place.

A propos des gommes, précisons que toute la journée, tous les pilotes ont longuement hésité sur les pneumatiques à choisir : slicks, pluie, neige, retaillés ou non.

Et ce pour tenir compte de la neige toujours présente dans la spéciale de Burzet (ES1) puis de la pluie tombant sur Le Moulinon et Antraigues.

Chaque équipage dispose de 6 pneus pour enchainer une série de spéciales avant l’assistance pneumatiques. La plupart emportent donc 2 pneus à bord, leur permettant d’échanger un train à l’avant ou à l’arrière s’ils l’estiment nécessaire.

A ce petit jeu, les pilotes Skoda ont eux aussi connu des fortunes diverses !

Ainsi, le Tchèque Jan Kopecky qui  tape dés l’ES1 mais qui a réussi à continuer. Juho Hanninen (3e) et Nicolas Vouilloz (4e) ont pour ce qui les concerne, assuré l’essentiel, se retrouvant en position d’attente, bien placés finalement en embuscade au cas ou …

Juho Hanninen, raconte :

« La pluie et la disparition de la neige nous ont amenés à modifier notre stratégie en matière de choix de pneus entre les deux spéciales du jour. Dommage que la première ait été moins enneigée que lors du passage de nos ouvreurs. Nous avons été contraints de jouer la sécurité, c’est peut être pour cela que nous avons cédé un peu de terrain, mais ce n’est pas encore réellement significatif. »

 

Nicolas Vouilloz, pour sa part ajoute :

« La journée s’est passée… raisonnablement bien. Nous manquons un peu de vitesse, il faudrait pouvoir augmenter un peu le rythme sans prendre plus de risques. Aujourd’hui les spéciales étaient nouvelles, contrairement à celles de demain (jeudi)… Nous avons fait un pari dans la 1e spéciale, en optant pour des pneus tendres à l’avant et des thermo-gommes type neige à l’arrière. Ce n’était pas l’idéal. Dans les portions rapides, la voiture partait en acqua planning, j’ai perdu confiance. Pour la 2e, nous avons mis également des slicks tendres à l’arrière. C’était le bon choix, mais les portions détrempées et les changements de revêtement m’ont fait perdre le rythme. »

Quant à Pavel Hortek, le Team Manager de  Škoda, il conclut:

« Ce qui a retardé Jan Kopecky dans la première spéciale est classique, cela s’est également produit pour Sébastien Ogier, pour Stéphane Sarrazin ensuite… Juho Hanninen 3e et Nicolas Vouilloz 4e à la fin de cette étape, c’est un résultat très prometteur pour la suite, si l’on considère que nous n’en sommes qu’au premier tiers du rallye. Il est encore beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions. »

Ces divers ennuis n’ont pas affecté le Portugais  Bruno Magalhaes. Alors qu’il dispute pour la première fois l’épreuve monégasque qu’il découvre, le pilote de la filiale Peugeot Portugaise, occupe une très probante sixième place après une course exemplaire de régularité.

 

 

Quant au lauréat du prologue mardi soir, l’autre Finlandais, Tony Gardemeister, il se retrouve actuellement septième , accusant déjà au volant de son Abarth Punto Grande 2’43’’ de retard, sur son ami et compatriote, Hirvonen

Le Rallye Monte-Carlo n’en est cependant qu’au début de son déroulement. Ce jeudi, la terrible boucle de St. Bonnet-le- Froid en Haute Loire, réservera, comme d’habitude, très certainement une fois encore son lot de surprises !

 Et, vendredi, les rescapés prendront la route de Monaco avant de se départager, lors de la célèbre « Nuit du Turini ».

Gilles Gaignault

Photos : Teams

 

Le classement général après la première étape

1.Hirvonen-Lehtinen (Ford Fiesta S2000) en 1h34’01’’8

2.Meeke-Nagle (Peugeot 207 S2000)  à 41’’9

3.Hanninen-Markkula (Skoda Fabia S2000) à 1’04’’4

4.Vouilloz-Veillas (Skoda Fabia S2000) à 1’20’’3

5.Ogier-Ingrassia (Peugeot 207 Super 2000) à 1’51’’1

6.Magalhaes-Magalhaes (Peugeot 207 S2000) à 2’28’’1

7.Gardemeister-Tuominen (Fiat Abarth S2000) à 2’43’’2

8.Sarrazin-Renucci  (Peugeot 207 S2000) à 3’15’’8 

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