F1 : FLAVIO BRIATORE BLANCHI PAR LES JUGES FRANCAIS

PAT SYMMONDS ET FLAVIO BRIATORE

Coup de théâtre !!!

Convoqué le 24 novembre dernier à la suite de sa requête auprès du TGI de Paris, Flavio Briatore avait vu le jugement mis en délibéré, avec annonce le mardi 5 janvier 2010

Ce mardi 5 janvier 2010 donc, la 5e chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris a annulé la décision prise le 21 septembre dernier par le Conseil Mondial de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) de radier à vie, l’ancien patron de l’écurie Renault F1, l’Italien Flavio Briatore


A l’époque, les hauts dignitaires de la FIA, l’avaient puni pour son rôle dans l’affaire dite du Crashgate : La regrettable Affaire du Grand Prix de Singapour le 28 septembre 2008.

Epreuve, ou l’un de ses deux pilotes, le jeune Brésilien, Nelsinho Piquet l’accusait de lui avoir intimé l’ordre de sortir volontairement sa monoplace et ce dans le but de faire entrer en piste la voiture de sécurité afin de favoriser la victoire de son équipier, l’ancien double Champion du monde, l’Espagnol Fernando Alonso !

Dans son jugement, le Conseil mondial de la FIA avait estimé :

« Que les membres de l’écurie de F1 Renault, Flavio Briatore, Pat Symonds et Nelson Piquet Jr, avaient conspiré pour causer un accident volontaire.»

Le TGI de Paris a jugé la sanction décidée par la FIA « irrégulière» et a en outre accordé …15 000 euros de dommages et intérêts à l’homme d’affaires, lequel rappelons-le, en exigeait…  Un million !

Son bras droit, Pat Symonds, suspendu lui par la FIA de toute activité liée au sport automobile pour cinq ans, a " récupéré toute sa capacité " à exercer des fonctions dans ce secteur et a également obtenu 5.000 euros de dommages et intérêts. Il en exigeait … 500.000 soit 100 fois plus.

Somme qui lui a donc été refusée

Revenons en détail sur les attendus

S’ils ont reconnu qu’ils n’avaient pas compétence pour se prononcer sur la responsabilité de Flavio Briatore dans cette affaire, les magistrats Parisiens ont expliqué que sous couvert d’un ordre donné à ses membres, le Conseil mondial du Sport automobile (CMSA) a incontestablement infligé, fût-ce indirectement, une sanction à deux personne, Flavio  Briatore et son adjoint Pat Symonds, sur lesquelles il n’avait pas autorité.

Selon les juges Français, les deux responsables de l’équipe Renault, Symonds et Briatore sont en effet des tiers à l’égard de la FIA, mais en aucun cas des membres.

Pour le Tribunal, le Conseil mondial, qui a interdit aux membres et licenciés de la FIA de travailler avec Briatore et Symonds, n’a pas le pouvoir d’édicter cette sanction.

Le Tribunal, présidé par Christian Hours, a en outre estimé que la procédure suivie par la FIA n’avait pas respecté les droits des demandeurs

A la sortie du Tribunal, Maitre Philippe Ouakrat, l’avocat de Flavio Briatore, a précisé :

 «C’est clairement un résultat exceptionnel pour mon client . Nous avons pratiquement obtenu tout ce que nous avions demandé. Cette décision va marquer le sport automobile. C’est toute la gouvernance du sport automobile qui se trouve mise en cause.»

Quant à Maitre Jean-François Prat, l’avocat de la FIA, lui il a indiqué que son client

« Allait probablement faire appel de cette décision ».

C’est par un simple communiqué que Flavio Briatore s’est finalement exprimé :

 « Je tiens à exprimer mon immense joie après la décision rendue par le Tribunal de Grande Instance de Paris. La décision rendue aujourd’hui me rend à la fois la dignité et la liberté dont on avait arbitrairement prétendu me priver » 

Il poursuit :

 « Laissez-moi apprécier ce moment de joie après une période difficile. Concernant un possible retour en F1, nous aurons le temps d’en parler. Je veux d’abord remercier les personnes qui ont cru en moi durant ces moments difficiles et qui m’ont témoigné de leur confiance et de leur amitié.»

Qu’il nous soit permis d’ajouter que cette décision à notre avis, ne redonne nullement au fantasque Italien, le droit de fanfaronner, car on voit mal un jeune pilote, jeter de son propre chef, sa monoplace dans un mur, au risque de se blesser voire de perdre la vie…

Dans cette fâcheuse affaire, c’est un REMAKE du ‘’ Bal des hypocrites ‘’. L’omerta à la sauce Briatore

La loi du silence, en quelque sorte !

Mais en droit, il y a des lois à respecter et c’est ce qu’a voulu dire le jugement rendu aujourd’hui à Paris.

Lequel ne se prononce nullement sur … l’affaire elle-même !

Qui conserve donc son lourd secret sur le pourquoi du comment…

Et ne redonne en tout cas nullement à Flavio Briatore sa … virginité !!!

 

Gilles Gaignault

Photos :Team

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