WTCC : LA BELLE HISTOIRE DE GABRIELE TARQUINI CHAMPION DU MONDE 2009

 LE GENTIL GABRIELE A ATTEINT SON REVE

Sacré Champion du monde des voitures de tourisme WTCC, l’Italien Gabriele Tarquini est né le 2 mars 1962 à Giulianova Lido, dans la province de Teramo, dans les Abruzzes.

Avant de débarquer dans le Championnat du monde WTCC, Gabriele a notamment disputé six années durant le Championnat du monde de Formule 1 de 1987 à 1992.

Sa carrière de pilote de Grand Prix terminé, Il s’est ensuite orienté vers le BTCC (Championnat d’Angleterre des voitures de tourisme) remportant le titre en 1994, avant de rejoindre le Championnat d’Europe des voitures de tourisme ou il triomphe en 2003. Ce dimanche matin à 47 ans, Gabriele est enfin devenu Champion du monde du WTCC 2009.

Mais revenons au départ de la longue et formidable histoire de Gabriele avec le monde des sports mécaniques.

C’est en 1984, que le jeune Tarquini se révèle et ‘’ éclate ‘’ !

Gabriele réalise le… Grand Chelem en karting en devenant successivement Champion d’Italie, d’Europe et du Monde !!!

Il débute alors en sport automobile et s’attaque à la Formule 3 dans le Championnat italien. Dès 1985, il se lance dans le tout nouveau Championnat de Formule 3000 qui vient d’être créé par la FIA en remplacement de la F2. Le jeune Gabriele participe trois années au Championnat F3000, n’obtenant pas de résultats exceptionnels : en 198510° en 1986 et en 1987.

1987, l’année ou il débute en Formule 1, étant invité par Enzo Osella a participé au GP de Saint Marin disputé sur l’autodrome Enzo et Dino Ferrari à Imola sur une Osella.

L’année suivante, en 1988, Gabriele commence véritablement vraiment sa carrière de pilote de GP en étant recruté par l’écurie italienne Coloni, qui se lance en F1.

A l’époque, seules vingt six monoplaces sont qualifiées pour rouler dans les Grands Prix alors qu’elles se retrouvent parfois jusqu’à … quarante !!!

C’est la raison pour laquelle la FIA va instaurer des séances de pré-qualifications, tôt le vendredi matin et destinées à retenir les meilleures des monoplaces des jeunes équipes qui débutent en GP

Le Team d’Enzo Coloni, est l’une d’entre elles. Une petite structure artisanale sans grands moyens. Mais Gabriele Tarquini va parvenir à la surprise générale, à arracher sa qualification lors de plusieurs GP :

Brésil, Imola, Monaco et Mexique !

 Tarquini ne participera toutefois qu’à huit des quatorze GP mais il  signe une inattendue et formidable huitième place sur le circuit Gilles Villeneuve dans l’Ile Notre Dame à Montréal lors du Grand Prix du Canada.  

En 1989, Gabriele signe avec Lamberto Léoni, l’ancien pilote devenu le jeune patron de l’écurie First Racing, laquelle tente elle aussi l’aventure en F1.

First débarque de la F3000. Et Tarquini en a été l’un des brillants pilotes en compagnie de son compatriote Marco Apicella. Hélas, faute de budget, le projet avorte et Gabriele se retrouve alors sans volant à quelques semaines du premier GP prévu sur le circuit de Jacarapagua à Rio.

Le terrible accident dont est alors victime son ami, le Français Philippe Streiff  le 15 mars 1989 lors d’une séance d’essais privés va incroyablement lui permettre de poursuivre sa jeune carrière en F1.

Car Cyril de Rouvre et Henri Cochin, les jeunes responsables de l’écurie AGS qu’ils viennent de racheter à son fondateur Henri Julien, décident de lui faire confiance et de le recruter pour piloter la monoplace prévue pour son ami Grenoblois. Et c’est à Rio ou Philippe a eu son accident que Gabriele débute chez AGS lors du GP du Brésil

Très vite, il se sent à l’aise et il finit dans les points, terminant sixième du GP d’Imola. Mais, l’AGS est rétrocédé à la huitième place, suite au reclassement de Thierry Boutsen et d’Alex Caffi.

Gabriéle marque à nouveau le point de la sixième place à Mexico lors du GP du Mexique. A Monaco, alors qu’il est une fois de plus en mesure d’accomplir une sacrée performance avec son AGS, il est malheureusement trahi par la mécanique !

La suite de sa saison sera plus chaotique et décevante car le transalpin ne parvient plus à se sortir des sacro saintes pré-qualifications, les monoplaces des équipes Larrousse – Calmels et Onyx le Team de Mike Earl, ayant visiblement progressé plus que les AGS du Team basé à Gonfaron.

Pour remercier les patrons d’AGS qui déménage sur le circuit varois du Luc, de lui avoir accordé le volant de l’infortuné Streiff, Tarquini décide alors de ne pas chercher un nouveau baquet pour la saison 1990.

Mais cette seconde saison se révèle encore plus difficile que la précédente pour  le tandem AGS – Tarquini. Gabriele ne parvenant qu’à quatre reprises à se sortir de ce véritable guêpier qu’était le double barrage  ‘’pré-qualification – qualification’’.

Malgré une certaine frustration, Gabriele re signe avec la petite équipe varoise et prolonge à nouveau son contrat pour une nouvelle saison, sa troisième avec AGS.

1991 débute sous de meilleurs auspices puisque le pilote italien termine huitième du premier GP couru dans les rues de Phoenix en Arizona.

Mais à partir de la cinquième manche, le GP du Canada, Tarquini ne parvient plus à qualifier sa monoplace.

Pourtant, auparavant en début de saison Gabriele se sortait des pré-qualifications, profitant d’un faux pas d’une Dallara, d’une Footwork voire d’une Jordan.

Ses efforts pour se sortir des pré-qualifications sont alors remarqués par Gabriele Rumi, le patron de la toute jeune équipe Fondmetal. Laquelle a racheté Osella et le recrute avant le GP d’Espagne en remplacement du Français Olivier Grouillard.

Tarquini parvient à se qualifier seulement pour les GP d’Espagne et du Japon !

Déçu, Gabriele Tarquini décide de stopper sa carrière en Formule 1. Mais il n’en abandonne pas pour autant le sport automobile.

Il choisit effectivement de se donner un nouveau challenge quittant le pilotage des monoplaces pour se lancer dans les compétitions de voitures de tourisme.

 D’abord en Italie, puis ensuite dans le très réputé Championnat d’Angleterre.

En 1994, d’ailleurs il remporte ce Championnat BTCC (British Touring Car Championship) au volant d’une Alfa Romeo 155 TS.

Il est alors contacté courant 1995 par le regretté Ken Tyrrell pour revenir effectuer une… pige en Formule 1  et participer au Grand Prix d’Europe en remplacement du jeune pilote Japonais Ukyo Katayama, blessé.

Gabriele se classe quatorzième pour ce qui demeurera son ultime apparition en Grand Prix.

Les années et les saisons se succèdent et Gabriele toujours aussi passionné et motivé continue sa carrière en Supertourisme, dans les Championnats Britannique (BTCC) et Allemand (DTM).

Il décide alors de participer au nouveau Championnat Europé en 2001 ou il est enrôlé par Honda. En 2002, il rejoint Alfa Romeo et remporte le Championnat 2003 sur une Alfa Romeo 156. Il totalise 21 victoires en Championnat Européen.

Puis Gabriele est engagé début 2005 pour rouler dans le Championnat du monde WTCC avec Alfa Roméo.

En 2006, il passe chez SEAT et termine Vice-champion du monde en 2008.

Ce dimanche matin au bout du monde, dans la lointaine Ile de Macao après plus de…  vingt cinq ans de carrière, notre ami Gabriéle Tarquini a enfin connu la consécration suprême en réussissant  à 47 ans à devenir enfin Champion du monde.

Dépassant le légendaire et inoubliable Argentin Juan Manuel Fangio devenant ainsi le pilote Champion du monde, le plus âgé de l’histoire.

Gilles Gaignault

Photos : Constructeurs

WTCC

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