ELECTIONS A LA FIA LE 23 OCTOBRE : ARI VATANEN DU SANG NEUF POUR LA FIA

 

A quelques semaines de l’élection pour la succession du Britannique Max Mosley à la Présidence de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile), l’un des deux candidats en lice, le Finlandais Ari Vatanen, ancien Champion du Monde des Rallyes et vainqueur de plusieurs Paris-Dakar, de passage à Paris, nous a reçu pour nous parler de son programme.

Face à son « ancien patron » Jean Todt, c’est un candidat extrêmement serein qui nous a exposé sa conception de la future FIA.

Depuis sa retraite de pilote,  Ari Vatanen a exercé deux mandats de député au Parlement Européen, et il manie donc avec une aisance certaine l’art de la diplomatie

Mais avant tout sa double carrière de champion et d’homme politique lui permet de maîtriser les deux domaines de la FIA où il devra exercer sa compétence :

Le sport et la mobilité.

Ce dernier domaine est en effet particulièrement important compte tenu des enjeux actuels, car l’automobile est devenue un moyen de transport et de liberté irremplaçable pour plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont il s’agit de défendre les intérêts, et il faut aussi comprendre que si le sport automobile est la vitrine prestigieuse de l’industrie, il n’existe que par celle ci qui génère de plus des milliers et des milliers d’emplois de par le monde.

Le parcours de Ari Vatanen au parlement Européen, dont il a été l’un des spécialistes incontesté de la Mobilité, constitue aujourd’hui pour la FIA un atout irremplaçable, qui se double d’une parfaite connaissance des milieux sportifs.

C’est pourquoi il bénéficie aujourd’hui du soutien des plus grands clubs, comme par exemple l’ADAC en Allemagne, qui compte plus de …20 millions de membres, mais aussi de nombreux clubs de taille plus modeste dans toutes les parties du monde, gage de sa volonté d’ouvrir la FIA à tous, traduisant ainsi son désir de défendre tous les automobilistes quelle que soit leur nationalité.

Ari Vatanen a déjà rendue publique une partie des personnalités le soutenant dans son action, dont la liste reflète sa volonté d’innovation et d’ouverture.

C’est ainsi que le candidat au poste de Président Délégué pour la mobilité est M. Bernard TAY, Président de l’Automobile Club de Singapour et Président de la région ASIE de la FIA, regroupant des Clubs aussi prestigieux que la Fédération Automobile Japonaise, deuxième club automobile au monde par le nombre de ses adhérents, et représentant tous les constructeurs japonais.

Le candidat au poste de Président Délégué au sport est M. Hermann TOMCZYK, Président sportif de l’ADAC allemand, et le candidat à la Présidence du Sénat, chambre de « sages » chargée entre autres fonctions de la gestion financière de la FIA est M. Fernando FALCO, Marquès de CUBAS, ancien Président de l’Automobile Club d’Espagne, et ancien Vice-président de la FIA.

En comparaison, la liste adverse voit ces trois postes occupés par trois délégués de clubs anglo-saxons occupant de simples fonctions de salariés.  

Cette volonté d’innovation et d’ouverture se retrouve également dans la liste des candidats à la vice-présidence de la FIA pour la mobilité.

Parmi les sept personne proposées, nous trouvons le péruvien Ivan DIBOS, ancien sportif membre du CIO et ancien maire de Lima, Mike HARRIS, qui dirige l’Automobile Association d’Australie, qui compte plus de … 6 millions de membres, le jamaïcain Earl JARRET, membre du conseil National de Jamaïque, Niklaus LUNDGAARD-HANSEN, président du Touring Club de Suisse, Peter MEYER, président de l’ADAC, troisième club mondial et premier club européen, Tim SHEARMAN, président de l’Automobile Association du Canada, et Maria SPETZ, PDG de l’Association Automobile de Suède.

De par ces personnalités, leur situation et leur parcours, il s’agit indiscutablement d’une liste d’excellence. 

Questionné sur son programme, le candidat VATANEN a reépondu avec sagesse et détermination

Question : Ari Vatanen, qu’est-ce qui vous a poussé à présenter votre candidature à la présidence de la FIA ?

AV : plusieurs facteurs, la nécessité d’un changement ressentie par de très nombreux clubs et fédérations, l’apport d’idées nouvelles et la contribution d’hommes nouveaux, un changement de mentalités avec la garantie d’un fonctionnement démocratique dans la plus grande éthique et dans la plus grande transparence, pour une meilleure défense des intérêts des automobilistes dans tous les pays du monde.

 

Q :  Vous vous présentez face à Jean Todt, votre « ancien patron »…

AV : ma décision était prise avant l’annonce de l’autre candidature, qui dépendait de la décision de Max Mosley, et qui attendait son feu vert. L’élection n’est pas une bataille d’hommes, mais bel et bien une bataille d’idées, il faut réformer en profondeur la FIA et ses institutions pour aller vers beaucoup plus démocratie, et en commençant par rétablir le dialogue tant au sein de l’institution qu’avec ses partenaires extérieurs.  

 

Q : Quel a été l’accueil réservé à votre candidature ?

AV : extrêmement positif. Au départ beaucoup pensaient que c’était mission impossible compte tenu du résultat du vote de confiance obtenu par Max Mosley l’année dernière dans l’affaire du scandale que nous connaissons et qui donne tour son apui à l’autre candidat, mais il s’agit cette fois d’un enjeu radicalement différent, c’est-à-dire le choix entre la reconduction d’une équipe et d’une politique ayant fait son temps, et le changement nécessaire que la FIA mérite pour relever les défis de demain.

 

Q : Comment se déroule votre campagne ?

AV : pied au plancher, comme en rallye ! J’arrive de Londres, ce soir je suis à Paris, demain à Rome pour un séminaire consacré à la sécurité routière, après demain en Inde pour une grande réunion avec les clubs et fédérations asiatiques, et le week-end prochain à Monza.

 

Q: quels sont vos plus sérieux soutiens ?

AV : vous pouvez déjà voir dans les listes publiées concernant les candidats aux postes principaux et à la vice présidence pour la mobilité qu’ils sont du plus haut niveau et représentent toutes les parties du monde. Mais nous allons commencer à publier dès cette semaine une première liste de clubs et fédérations nous soutenant, ainsi que les listes des candidats aux autres postes comme par exemple les membres du Sénat.

 

Q : Quelle chance vous donnez-vous ?

AV : par principe une élection n’est jamais gagnée d’avance, mais plus j’avance et plus je reçois de soutiens . Le fait d’avoir commencé ma campagne beaucoup plus tard que mon adversaire, qui lui a bénéficié du parrainage officiel de l’actuel président de la FIA, se révèle finalement bénéfique car les clubs et fédérations ont appris à me connaitre et découvert que mon programme était novateur et correspondait à leur attente réelle…

 

Q : Avez vous rencontré les grands constructeurs automobile ?

AV : bien évidemment. Ils sont les interlocuteurs incontournables de la FIA avec qui il est nécessaire de renouer un dialogue constructif, car comme il est dit plus haut le rôle de la FIA est de défendre la mobilité et le sport automobile tout en recherchant les solutions les plus adaptées pour relever les défis de demain

 

Que diriez-vous en conclusion ?

AV : Que cette campagne n’est pas une confrontation entre deux hommes qui se connaissent bien pour avoir partagé ensemble de grandes heures de gloire sur les pistes ensablées du Dakar ou enneigées du Monte Carlo, mais bel et bien une lutte d’idées concernant les réformes indispensables pour l’avenir de la FIA. Comme je le dis souvent en anglais, « It is not a battle of words but a battle of worlds », mais en français ça ne sonne pas mal non plus : « Ce n’est pas une bataille des mots, mais une bataille des mondes».

Interview réalisé par Gilles Gaignault

Photos :Olivier Thibaud

FIA

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