Festival Automobile de Mulhouse : Sous le signe de Bugatti !

 

 

C’est une tradition bien établie: à Mulhouse, le premier week-end du mois de juillet est consacré à la célébration de l’automobile. C’est alors le rendez-vous incontournable des amateurs de voitures de collection.

Quoi de plus normal pour la cité qui abrite ce qui est certainement le plus beau musée automobile du monde:

La Cité de l’Automobile – Musée national – Collection Schlumpf.

A l’origine, c’est la saga fascinante de celui qui fut le plus grand collectionneur d’automobiles du XXème siècle. L’industriel Suisse Fritz Schlumpf (1906-1992) a en effet constitué dans les années soixante, un musée sans équivalent, « le Louvre de l’Automobile » :

Cinq cents voitures anciennes de prestige, dont   » Le Must  » cent cinquante… Bugatti, restaurées et présentées à la perfection dans une ancienne filature installée avenue de Colmar à Mulhouse.

Soit la plus fabuleuse collection automobile au monde!

Et c’est précisément cette collection qui est à la genèse du  » festival automobile » dont la onzième édition s’est déroulée du 2 au 5 juillet dernier

Une édition d’une importance toute particulière puisqu’elle coïncidait avec le centenaire de la création d’une marque mythique: Bugatti!

C’est en effet en décembre 1909, ( l’année de la naissance de son fils Jean Bugatti) qu’ Ettore Bugatti fondait son usine à Molsheim, à vingt km à l’ouest de Strasbourg en Alsace. Il avait auparavant travaillé successivement pour De Dietrich à Niederbronn (Alsace), Hermès à Strasbourg en association avec Émile Mathis, et enfin Deutz à Cologne (Allemagne).

Mais revenons au Festival Automobile qui s’est achevé le 5 juillet dernier. En quatre jours, l’événement aura attiré près de 70.000 personnes.

Un événement dont les portes se sont refermées sur une démonstration de dragster de Vincent Perrot, parrain de cette édition.

Durant quatre jours furent mêlés étroitement :

Histoire, patrimoine, animations et voitures exceptionnelles !

En ouverture, la soirée du jeudi 2 juillet mettait à l’honneur l’Italie avec le film « Poursuite à l’italienne ». La place de la Réunion se transformait alors en salle de cinéma. Car belles voitures et 7ème art ont toujours fait bon ménage…

Le vendredi était placé sous le signe de la culture au Musée National, Collection Schlumpf, pour découvrir l’époustouflante collection de voitures qu’il abrite.

Trophée international des musées

En fin de journée, le Trophée international des musées venait récompenser les plus belles pièces présentées par les musées d’Europe. Le palmarès s’établit ainsi:

Catégorie « Classique »

1er prix – Bugatti T 57 de 1935 (Collection « Maurice », Basel – Suisse)

2ème prix – Voisin C23 de 1930 (Fondation Hervé, Villars-sur-Ollon – Suisse)

3ème prix – Vauxhall Cresta Saloon de 1955 (Vauxhall Heritage Centre, Luton – Angleterre)

Catégorie « Sportive »

1er prix – Bentley 4.5 Litre   »Blower“ de 1930 (Collection « Wunderbar », Lausen – Suisse)

2ème prix – Alfa Romeo 1750 GTS de 1931 (Museo Luigi Bonfanti, Romano d’Ezzelino – Italie)

3ème prix – Fiat 508-S de 1938 (Musée Jan Peda, Gostyn – Pologne)

Catégorie « Prestige – Voitures hors concours » ou « Coup de cœur » du jury

– Lancia Aurelia Vignale  de 1952 (appartenant à Corrado Lopresto – Italie)

Le samedi était consacré au traditionnel rallye. Dès 9h le départ était donné place de la Réunion à 120 équipages qui partaient à la découverte de la région Alsace. Dès la tombée de la nuit, les places et rues étaient ensuite prises d’assaut par les voitures dans une ambiance musicale et festive.

A l’occasion du 100ème anniversaire de Bugatti, les plus belles voitures de la marque étaient exceptionnellement présentées au public.

Mais le clou du spectacle avait lieu le dimanche 5 juillet à 14h avec la grande parade automobile qui a réuni plus de 1 000 voitures d’exception.

Et pour le show final, c’est Vincent Perrot qui s’est lancé dans une démonstration de dragster pour le plaisir de tous.

Au même moment, non loin de là – à Molsheim dans le Bas-Rhin – le bouchon de radiateur de la Bugatti Royale type 41 « Coupé Napoléon » était adjugé à… 238.000 euros, lors d’une vente aux enchères d’objets ayant appartenu à l’industriel Fritz Schlumpf.

Cette pièce représente un éléphant en argent dressé sur les pattes arrière. Ce bouchon de radiateur est une création de Rembrandt Bugatti, le frère sculpteur d’ Ettore Bugatti. Il en existerait six au total, autant que de Bugatti Royale jamais produites.

Cher le prix de ce bouchon?

Peut être pas lorsque l’on sait, qu’à l’époque, une Bugatti Royale valait six fois le prix de la plus chère des Rolls-Royce. Et que le « Coupé Napoléon », voiture personnelle d ‘Ettore Bugatti et trésor du Musée automobile de Mulhouse, est assuré pour la modique somme de … 18 millions d’euros.

Non, vous ne rêvez pas !

Texte et photos / Olivier Thibaud

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