Général Motors, un dépôt de bilan inévitable.

Depuis le début de la crise, le géant américain est secoué de toutes parts, malgré les injections financières successives par le gouvernement Américain et un délai de 60 à 90 jours pour restructurer le groupe.

Finalement Général Motors devrait déposer son bilan ce lundi 1er juin devant le tribunal des faillites de Manhattan, sous la protection de la loi contre les faillites afin de procéder à une vaste restructuration. De cette restructuration doit émerger un groupe allégé d’une bonne partie de sa dette mais également de ses salariés.

 

Depuis le début de la crise, le géant américain est secoué de toutes parts, malgré les injections financières successives effectuées par le gouvernement Américain et un délai de 60 à 90 jours accordé pour  restructurer le groupe.

Finalement, Général Motors devait déposer son bilan ce lundi 1er juin devant le tribunal des faillites de Manhattan, en se plaçant sous la protection de la loi contre les faillites afin de procéder à une vaste restructuration. De cette restructuration doit émerger un groupe allégé d’une bonne partie de sa dette mais également de ses salariés.

En effet, depuis quelques semaines, des petits garages appartenant au réseau de Général Motors ou soutenus par ce dernier, ont reçu un courrier, leur signalant qu’ils ne devaient plus compter sur le soutien de la compagnie, mais également pour certains, il leur était demandé de fermer l’établissement dans lequel ils exerçaient car ils n’en étaient plus les exploitants (bien souvent les murs appartenant à « GM » et ne pouvant plus être financés).

La “faillite accompagnée” de General Motors est un véritable choc psychologique pour l’Amérique. D’autant plus qu’elle s’accompagne d’une nationalisation à 70% en raison de la faillite des négociations avec les détenteurs d’obligations. Le plan d’action de General Motors est inévitable et obligatoire.

Ce dimanche 31 mai, le Président Barack Obama déclarait :

« Aujourd’hui restera un jour historique pour cette entreprise avec la fin de l’ancienne Général Motors et le début d’un renouveau … »

En effet cette dernière s’est fixée pour objectif de faire sortir la « nouvelle GM » du redressement judiciaire dans un délai de 90 jours maximum, soit le triple de ce qu’il aura fallu à son concurrent direct, la firme concurrente Chrysler, qui devrait s’en sortir dès ce lundi, après avoir déposé son bilan, le 30 avril dernier.

Une nouvelle société « light » serait donc créée en reprenant les actifs les plus rentables du groupe. La nouvelle répartition du capital devrait être fixée ainsi :

– L’Etat fédéral américain apportera 30,1 milliards de dollars pour 60% du capital.

– L’Etat canadien et la province d’Ontario, où GM possède de nombreuses usines, verseront 9,5 milliards de dollars et  ils obtiendront 12% du capital.

– Le fond de gestion syndical chargé de financer la couverture médicale des retraités en recevra lui 17,5%.

– Les détenteurs d’obligations (qui ont acceptés samedi 30 Mai 2009 l’offre gouvernementale) recevront 10% du capital.

Ainsi une nouvelle Général Motors, va voir le jour.

Par la même occasion, GM a confirmé que la nouvelle entreprise allait fermer onze sites et en mettre trois au chômage technique. Le groupe doit ainsi passer de 62.000 ouvriers syndiqués en 2008 aux Etats-Unis à 38.000 en 2011 et ce contraint et forcé par le plan de restructuration, lequel qui évitera ainsi l’agonie  définitive et complète du groupe !

Si GM se retrouve nationalisé, l’administration du Président Barack Obama ne veut toutefois pas s’immiscer dans la conduite des affaires, laquelle demeure à la direction de GM.

«Le contrôle par l’Etat n’était pas ce que nous recherchions ni ne souhaitions. C’est une issue obligée au processus de restructuration»

C’est ce qu’a expliqué ce lundi, un porte parole de la Maison Blanche
 
 
Certains espoirs bien fondés pour la relance du groupe, portent sur les nouvelles technologies ainsi que les diverses alliances signées ces derniers mois.

Les différents secteurs évoqués sont :

 -La production de véhicules conventionnels plus petits et moins énergivores.

-Le nouveau secteur de l’énergie verte avec le véhicule électrique

-Une nouvelle répartition des points de ventes aux Etats-Unis.

Quel impact sur l’industrie automobile?

Les supers dirigeants de l’entreprise parviendront-ils à éviter les explosions en chaine ?

… La suite on la connaitra au cours des mois à venir…

En  souhaitant que cela permette de réellement relancer le secteur automobile aux Etats Unis.

Philippe Janot

Sport

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