Au coeur des 24H du Nürburgring

Quoi de plus magique que de vivre les 24 Heures  du Nürburgring dans une petite écurie privée : GP Engineering. Une Porsche 968 préparée par Jacky Garnier, préparateur réputé du Sud de la France.
Au volant se relaieront  Daniel Dupont, Alain Giavidoni et Patrick Ancelet, bien connus des courses de VdeV.

Les essais débutent le jeudi, jour de mon arrivée. Certains sont arrivés plus tôt pour monter le motor-home et passer l’auto au contrôle technique. Nous sautons le roulage de l’après-midi pour préserver le matériel. Nous roulerons dans la soirée… sous la pluie et nous prenons la décision de ne pas participer aux essais du vendredi.

Du coup, nous serons qualifiés très loin, en dernière position de notre catégorie. Qu’importe…Ça nous suffit, la course va être longue.

Le vendredi, c’est quartier libre, nous profitons de l’ambiance du Nürburgring, dont les travaux pharaoniques, nous laissent pantois.

Course d’anciennes, Renault Clio Cup, le spectacle est sensationnel… et quand on sait que tout cela à lieu sur la mythique Nordschleiffe, longue de 25,378 km, avec son tracé escarpé et son très célèbre carrousel !

Le samedi, nous arrivons tôt dans l’enceinte. Il faut savoir que cette épreuve accueille 230 000 spectateurs sur le week-end, autant que l’épreuve Mancelle. L’accès au paddock est quasiment libre (moyennant finance) et  l’après midi, quasiment impossible de s’y faufiler!

Notre auto est déjà dans son box, le n°24, que nous partageons avec cinq autres équipes, dont celle d’Eric Van de Vyver et à côté dans le box n°23 se trouve Pierre de Thoisy qui roule lui avec Thierry Depois et Philppe Hazebrouck. Un trio habitué de ces 24 Heures.

La mise en grille est extraordinaire, la ligne droite est submergée de monde, anonyme, mais aussi célèbre. On croise ci et là Jan Ulrich (vainqueur du Tour de France 1996), Carlos Sainz et Vanina Ickx (sur des VW Scirroco quasi officielles), puis Heinz Harald Frentzen, venu lui en visiteur.

A 16h00, le départ est donné, et déjà la bagarre commence avec une superbe course poursuite entre la Porsche GT3 RSR du Manthey Racing (dans laquelle roule Romain Dumas), voiture qui gagnera finalement ces 24 Heres et l’impressionnante Ford GT.

On voit aussi les quatre Audi R8, dont deux engagées par ABT. La n°100 tombe d’ailleurs en panne dès le premier tour, puis finira par repartir. Elles sont pilotées de main de maître par les pilotes Audi du DTM et des 24 heures du Mans : Rockenfeller, Abt, Sheider, Ekström

De notre côté, alerte à 16h50, avec un problème de refroidissement… Nous perdons 30 minutes avant de trouver une solution et de repartir assez loin dans le classement. Le bonheur des uns… Nos concurrents de classe aussi subissent quelques avaries. Les relais se font tous les 11 tours quand tout va bien, c’est à dire toutes les deux heures.

Vers 20h00, nous profitons de l’un d’entre eux pour fixer la rampe de phares… La nuit va bientôt tomber sur le massif de l’Eifel et il vaut mieux voir correctement. Entre les plus rapides et les plus lents, les écarts de rythme sont énormes. La nuit se passe sans accroc pour nous. Contrairement à nos concurrents, nous avons décidé de laisser les slicks quand les premières gouttes sont tombées. Ça ne durera pas et on en profite pour remonter de quelques places.

Nous sommes 84ème quand le pilote nous annonce une crevaison, certainement dûe à la lame avant qui s’est détachée. Peu importe, il faut amener une roue pour dépanner, c’est trop loin pour rentrer dans ces conditions!

A 11h25, game over, la 56 rentre au stand… Joint de culasse H.S.!

Dommage, c’était les dernières 24 heures du Nürgburgring pour l’équipe, l’auto étant trop âgée pour s’inscrire.

La der’ des der’  en somme.

Texte et Photos : Fabien Dinville

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