LMS – 1000 km de Spa : Les 908 Peugeot en première ligne

 

Même si l’objectif Numéro 1 de cette saison reste et demeure de remporter les 24 Heures du Mans, en marge de son intense travail de préparation avec d’incessantes séances d’essais privés et d’innombrables séances de simulation de …24 Heures – la prochaine est déjà programmée pour les 19 et 20 Mai prochain sur son circuit fétiche, le très apprécié circuit provençal Paul Ricard – l’équipe Peugeot effectue ce week-end à l’occasion des 1000m de Spa,  son grand retour en LMS (Le Mans Séries)

Et ce afin de permettre à certains de ses nouveaux pilotes (Pagenaud – Brabham) de poursuivre leur acclimatation à la 908 Peugeot et aux autres de parfaire leur condition de pilotes en condition course.

Ultime préparation en condition course avant les 24 Heures du Mans, ces 1000 km de Spa permettent depuis deux jours au Team Peugeot de travailler ses derniers réglages. Les deux 908 HDi FAP engagées ont donc mais sans gros surprise réalisées les deux meilleurs temps et s’élanceront ce dimanche en fin de matinée depuis la première ligne .

Rentrée et retour réussi donc pour les bolides de Velizy

Auparavant, les deux séances d’essais libres du programme, perturbées dans le premier cas par des changements de météo puis dans le second par des drapeaux rouges ont néanmoins été riches en enseignements.

Désignés pour prendre part à la qualification, le Français Simon Pagenaud qui vit et courre principalement et avec succès aux USA, au volant de la 908 HDi FAP N°7 et l’Autrichien Alexander Wurz sur la N°9, s’élançaient tous deux dès le début de la séance.

‘’ Un seul tour ‘’ chronométré suffisait aux deux pilotes pour qualifier leur voiture sur la première ligne, Pagenaud décrochait un 2’01’’056 et Wurz, 2’01’’082. En un tour, la messe était dite !

Les autres concurrents, dont Aston Martin tout récemment victorieux des 1000 km de Barcelone tentaient bien de déloger les deux Peugeot mais les deux drapeaux rouges brandis au cours des vingt P’tites minutes accordée aux pilotes, les coupaient malheureusement dans leur élan !!! Surtout  la 007 gagnante des 1000km de Barcelone qui s’arrétait au bout de quelques centaines de métres, moteur calé. Impossible pour son pilote  Jan Charouz de le relancer…

En n’ayant effectué qu’un tour lancé, les pilotes Peugeot ont ainsi sagement préservé leurs pneumatiques pour le départ de la course…

A 12H50 pour étre précis ce dimanche 10 mai, Nicolas Minassian (908 HDi FAP N°7 avec Pagenau-/Klien) et Marc Gené (908 HDi FAP N°9 avec Brabham-Wurz) prendront le départ de ces 1000 km de Spa.

Venu à la rencontre des media accompagné de Jean Claude Lefebvre , Simon Pagenaud semblait satisfait de cette pole :

 « Nous avons bien travaillé avec l’équipe. La voiture est vraiment incroyable à conduire. J’ai été aussi vite que je pouvais mais ça n’a pas été si simple. Nous n’avons fait qu’un tour lancé et je me suis débrouillé pour avoir un tour clair mais j’ai tout de même été gêné par une LMP2. Entre ma récente séance au Castellet il y a quelques jours et ici, je pense avoir la voiture désormais bien en main. Elle est extraordinaire.’ »

Habitué depuis toujours à conduire soit des monoplaces soit des prototypes comme l’Acura avec laquelle il dispute outre-atlantique le Championnat ALMS d’endurance, Simon doit donc s’acclimater pour la toute première fois de sa carrière à la conduite d’une voiture fermée, la 908.

C’est la raison pour laquelle le poleman ajoutait :

«  Il va me falloir néanmoins m’accoutumer au pare brise. J’ai une vision légèrement décalée. Cela change beaucoup la perception de la vitesse. Il m’arrive d’avoir parfois l’impression d’arriver trop vite dans les virages. A vitesse trop élevée. Je dois donc m’habituer à revoir mes freinages. De plus les sensations sont différentes entre ma voiture ouverte de l’ALMS et cette Peugeot fermée. Tout comme les circuits Américains bien différents des Européens. Mais je commence à bien me faire au pilotage de la 908. J’ai passé plusieurs heures à son volant lors des tests au Paul Ricard avant de venir ici à Spa et je commence à l’avoir bien en main. ».

Et le récent vainqueur de la manche ALMS de Long Beach de conclure :

«   Mon principal objectif reste de tout faire pour participer et aider Peugeot à  préparer Le Mans de la meilleure manière  »

Sur que cette belle pole aura fait plaisir à toute l’équipe Française qui n’a pas ou plus le droit à l’erreur cette année pour sa troisième participation à la célèbre épreuve mancelle. Qu’elle doit absolument gagner.

De son coté, Alexander Wurz qui partagera ce dimanche la première ligne était lui aussi ravi de confirmer la pole de Pagenaud et de placer la seconde 98 en première ligne :

 « Content d’avoir eu à qualifier la voiture. C’est bon d’être en première ligne pour l’équipe.  Pour 26 infimes centièmes, je loupe la pole position… Dommage ! »

Mais apprenant que c’est une Peugeot qui serait à ses côtés, il retrouvait vite le sourire.

Le mot de la fin nous le laissons au ‘’ Big Boss ‘’  Olivier Quesnel :

 « Plus que l’art c’est la manière qui me satisfait. Je ne doutais pas que l’on réalise les meilleurs temps mais je suis enchanté par le niveau de professionnalisme, de rigueur dont a fait preuve l’équipe. Pour demain, la priorité est de préserver les voitures et de faire travailler l’équipe en condition course notamment dans les ravitaillements et changements de pneus. Nous ne partirons peut être pas avec les mêmes configurations sur les deux voitures.
Le but étant avant tout de préparer Le Mans et de faire en sorte que nos pilotes
aient un nombre de kilomètres équitables. Nous souhaitions aussi préparer
notre pilote de réserve, Simon Pagenaud. Il a fait du bon boulot, s’est très bien
intégré et adapté à la voiture. Notre tableau de marche est préservé et si la
victoire se présente, on fera ce qu’il faut ! Mais j’insiste vraiment sur le fait que
je ne veux aucune prise de risque. Il est absolument hors de question d’avoir
une voiture à reconstruire avant Le Mans. »

Comme on le voit, ce rendez-vous ardennais à un P’tit mois du ‘’ défi ‘’ manceau des lions débute sous les meilleurs auspices.

Derrière le deux ‘’ Lionnes ‘’ la troisième place de cette séance chrono revient à Aston Martin. L’équipe lauréate il y a un tout petit mois de la manche d’ouverture des LMS, les 1000 km de Barcelone. C’est le Suisse Harold Primat qui était au volant de la 009.La voiture sœur, la 007 on l’a dit étant trop vite stoppé, moteur coupé !

Suivent dans l’ordre l’Oreca AIM d’Ortelli, la Pescarolo de Jean Christoph Boullion seconde en Catalogne et la première des deux  Lola du Team Suisse Sebah ou figure Nicolas Prost.

En LMP2,  c’est la Porsche Essex,  forfait à Barcelone qui s’est montrée la plus rapide. A son volant on retrouve notamment Manu Collard. Elle devance la Lola Judd  de Xavier Pompidou et celle du Team Racing Box. Les Pesca de l’équipe OAK pointant aux sixième et douzième positions. Alors que la WR est septième.

En GT1, pole pour l’Aston Martin du Team Jetalliance de Karl Wendlinger. La Lamborghini  de Peter Kox est seconde et la Corvette du Team LAA (Luc Alphand Aventures) que se partagent le trio Alphand-Goueslard-Clairay, troisième.

En GT2,  c’est la Porsche Felbermayr qui pointe en tête devant celle du Team Normand IMSA, de Raymond Narac. La première des Ferrari F430 ou on trouve notamment Leo Mansell qu’accompagne sur le circuit son illustre pére, l’ancien Champion du Monde de F1 (1992 avec la Williams-Renault), Nigel Mansell, est juste derrière.

Précisons enfin que la seconde Oreca du duo Panis-Lapierre arrétée  elle aussi comme l’Aston 007, trop vite sur le circuit en panne de freuns nous a précisé Hugues de Chaunac, ne s’élancera que de la vingt neuvième place. Alors que la Ginneta –Zytek en pole à Barcelone est encore plus loin en …quarante huitième position ! Victime de ses pneumatiques ! Son pilote les a  flingués  dés la sortie des stands…

Et c’est l’Aston Martin, numéro 007 victorieuse des 1000 km de Barcelone qui incroyablement ferme la marche,  classée dernière de cette séance qualificative !

Gilles Gaignault
Photos : Patrick Martinoli et Infoscourse

La grille de départ

1. ligne
Minassian-Pagenaud-Klien (Peugeot 908) – Peugeot – 2’01"056
Gene-Wurz-Brabham (Peugeot 908) – Peugeot – 2’01"082
2. ligne
Primat-Ramos-Turner (Lola-Aston Martin) – Aston Martin – 2’02"488
Ortelli-Senna (Oreca-AIM) – Oreca – 2’02"570
3. ligne
Boullion-Tinseau (Pescarolo-Judd) – Pescarolo – 2’02"674
Belicchi-Fassler-Prost (Lola-Aston Martin) – Speedy – 2’03"022
4. ligne
Kerr-Smith-Tomlinson (Ginetta-Zytek) – LNT – 2’03"598
Jouanny-Barbosa (Pescarolo-Judd) – Pescarolo – 2’04"390
5. ligne
Karthikeyan-Meyrick-Zwolsman (Audi R10) – Kolles – 2’04"478
Ragues-Mailleux (Oreca-Judd) – Signature – 2’04"614
6. ligne
Albers-Bakkerud-Mondini (Audi R10) – Kolles – 2’04"630
Elgaard-Collard-Poulsen (Porsche RS Spyder) – Essex – 2’07"918
7. ligne
Kane-Leuenberger-Pompidou (Lola-Judd) – Speedy – 2’08"446
Biagi-Bobbi-A.Piccini (Lola-Judd) – Racing Box – 2’08"600
8. ligne
Amaral-Pla (Ginetta-Zytek) – Quifel ASM – 2’08"850
Ojjeh-Gosselin-Peter (Zytek 07S) – GAC – 2’09"326
9. ligne
Barazi-Rees (Zytek 07S) – Barazi Epsilon – 2’09"662
Lahaye-Ajlani (Pescarolo-Mazda) – OAK – 2’11"244
10. ligne
Salini-Salini-Gommendy (WR-Zytek) – WR Salini – 2’11"874
Lavaggi-Kaufmann (Lavaggi-AER) – Lavaggi – 2’12"506
11. ligne
Noda-Sini-Marsh (Lola-Mazda) – KSM – 2’12"876
Comblot-Cortes-Montserrat (Lucchini-Judd) – Hache – 2’14"256
12. ligne
Schell-Thirion (Courage-AER) – Pegasus – 2’17"026
LichtnerHoyer-Gruber-A.Muller (Aston Martin DBR9) – Jetalliance – 2’17"344
13. ligne
Nicolet-Hein (Pescarolo-Mazda) – OAK – 2’17"834
Salaquarda-Kox-E.Janis (Lamborghini) – Spartak – 2’18"242
14. ligne
Ibanez-Da Rocha-Cavailhes (Courage-AER) – Ibanez – 2’19"258
Alphand-Goueslard-Clairay (Corvette C6R) – Alphand – 2’19"680
15. ligne
Panis-Lapierre (Oreca-AIM) – Oreca – 2’21"146
Lieb-Lietz-Felbermayr (Porsche 997) – Felbermayr – 2’21"870
16. ligne
Pilet-Narac (Porsche 997) – Imsa – 2’22"012
A.Garcia-L.Mansell-Melo (Ferrari 430) – Modena – 2’22"698
17. ligne
Ceccato-Francioni-G.Piccini (Lola-Judd) – Racing Box – 2’22"858
Randaccio-Solieri (Lucchini-McLaren) – Randaccio – 2’23"044
18. ligne
Bell-Bruni (Ferrari 430) – JMW – 2’23"148
Simonsen-Kaffer (Ferrari 430) – Farnbacher – 2’23"232
19. ligne
Rosa-Montermini-Petrobelli (Ferrari 430) – FBR – 2’23"656
Cocker-Drayson (Aston Martin Vantage) – Drayson – 2’23"694
20. ligne
Ehret-Farnbacher (Ferrari 430) – FBR – 2’23"758
Coronel-Dumbreck (Spyker C8) – Spyker – 2’25"088
21. ligne
Palttala-Daniels (Porsche 997) – Prospeed – 2’26"260
Griffin-Bamford (Ferrari 430) – Advanced – 2’26"448
22. ligne
McInerney-McInerney-Vergers (Ferrari 430) – Virgo – 2’26"892
Tenchini-Basso-Plati (Ferrari 430) – Easyrace – 2’27"024
23. ligne
Ried-Felbermayr-Martins (Porsche 997) – Felbermayr – 2’27"672
Hartshorne-Rodrigues-Kralev (Ferrari 430) – JMB – 2’27"926
24. ligne
Bruneau-Greaves-Coleman (Radical-AER) – Bruichladdich – 3’37"296
Watts-Leventis-Hardman (Ginetta-Zytek) – Strakka – 3’55"058
25. ligne
Charouz-Enge-Mucke (Lola-Aston Martin) – Aston Martin : pas de temps

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