MITJET A MARRAKECH : UN SPECTACLE ETONNANT QUI A PLUS AU PUBLIC MAROCAIN

 

Retenu par les organisateurs du Grand Prix de Marrakech comme l’une des épreuves d’encadrement des deux manches du Championnat du Monde des voitures de tourisme (WTCC), les quatre courses proposés par les promoteurs de la Série Midjet ont rencontrés un réel indéniable et très vif succès populaire, auprès des 48.000 spectateurs Marocains

Il est vrai que les quatre manches – deux samedi et deux dimanche – de ces agiles et très performants P’tits bolides, mignons tout plein, imaginés par le pilote Toulousain Jean Philippe Dayraut vainqueur cet hiver du réputé Trophée  Andros avec  Skoda – ne cessent d’attirer les anciens pilotes (Dany Snobeck – Jean Noel Lanctuit – Jean Claude  Ruffier – Jean Jacques  Compas- François Jakubovski), les amateurs passionnés et les ‘’ Gentlemen pilotes ‘’. Lesquels bataillent férocement ne voulant rien lâcher et s’amusent comme des P’tits fous, au volant de ces bolides, qui à Marrakech, en bout de ligne droite atteignaient tout de même les… 210 km !

Certains, parmi les jeunes Marocains, intrigués par ces Midjet, parlaient de ‘’ jouet ‘’ grandeur nature… Certes, mais un jouet qui roule drôlement vite !

Marrakech ce fut aussi l’occase de faire la FETE

Justement pour cette compétition de Marrakech hors  Championnat – ils étaient tout de même plus d’une trentaine réunis sur la piste. A leurs volants, on trouvait soit un pilote unique pour disputer les quatre épreuves. Soit deux pilotes se partageant le volant.

Et parmi eux, les ‘’ inusables ’’ et ’’ inoxydables ‘’ Dany Snobeck et Jean Claude Ruffier. Le premier, tout juste vainqueur à …63 ans du récent Rallye Lyon-Charbonnières, manche d’ouverture du Championnat de France des Rallyes 2009. Le second, toujours aussi passionné à prés de… 70 ans et qui refuse de dételer. Mais il est vrai que l’ami Jean Claude sait encore donner du fil à retordre aux P’tits jeunes !! On s’en est une fois de plus rendu compte à Marrakech…

A Marrakech ou il y avait aussi et surtout ‘’ la bande à Jean Noel ‘’ ! Une équipe d’une dizaine de Midjet, toutes confiées à des pilotes passionnés. Jean Noel ?Jean Noel Lanctuit, pardi ! L’ancien Champion de l’école Avia-La Chatre qui s’est distingué, il y a une quinzaine d’années en Formule 3. Reconverti dans la communication et l’événementiel ‘’ haut de gamme ‘’ son agence, Villanova carbure à donf ! Et parmi les activités proposées à une clientèle huppée et accro de la compétition automobile, figure en bonne place les Midjet.

Jean Noel en possède une dizaine, basée sur le circuit de Bordeaux-Mérignac ou il a monté en association avec son  ami, Vincent Repoux, le numéro 3 des Girondins de Bordeaux, une structure dénommée  »Bordeaux Racing ».

Pour les courses Marocaines, Jean Noel, n’a eu absolument aucun mal, à dénicher des candidats pour venir courir en lever de rideau du Championnat du Monde WTCC. Et être les tous premiers à étrenner le nouveau circuit de Marrakech, dirigé par notre ami Stéphane Roux, l’ancien PR de Porsche, des années durant, à l’époque glorieuse de Sonauto et de son dynamique Président, Norbert Wagner.

A Marrakech, le père Lanctuit qui … envoie encore et sait manier un volant, s’est d’ailleurs classé par deux fois second des deux manches auxquelles il a participé, seulement devancé par le jeune et brillant Ronald Basso. Preuve que Jean Noel, a conservé de beaux restes !

Ses ‘’ élèves ‘’ qui disputent pratiquement tous, le Championnat de la Série Midjet s’étaient donc déplacés en grand nombre, démontrant ainsi, si besoin en était, l’importance de cet événement. Le retour d’une compétition Mondial sur le sol Marocain, plus de cinquante ans après l’ultime GP du Maroc, celui de Casablanca, le 19  novembre 1958, gagné par Sir Stirling Moss .

En tout cas, une chose est sure et certaine. Les Didier Bonnet – Frédéric O’Neill – Jean Jacques Compas – Luc Merat-Thierry Servant et autres Julien Lambert, s’en sont véritablement donnés à cœur joie, et ce malgré les 51° sur la piste surchauffée du circuit de Marrakech.

Ainsi, Jean Jacques Compas qui partageait le volant de la numéro 51 ils vivent tous les deux à Gueux prés de Reims – avec Luc Mérat, résumait bien l’ambiance et s’est dit enchanté de ce déplacement sous le chaud et étouffant soleil de Marrakeck et dans les startings block pour récidiver l’année prochaine :

«  On s’est tous régalés et amusés comme des gosses. Rouler sur une piste ou se dispute un Championnat du Monde c’était une dose d’adrénaline supplémentaire. Tout comme côtoyer Yvan Muller.

Amusés ! Pourtant comme nous le rappelait notre confrère du magazine Auto Hebdo, Stéphane Enout, invité à participer aux courses ‘’ on déboule tout de même à plus de 200. »  Une vitesse vertigineuse lorsque l’on regarde ‘’ le jouet ‘‘ , très certainement le plus rapide du Monde !!!

Au cours des quatre manches, on a dons assisté et suivi de furieux combats à tous les niveaux. Devant avec les ‘’ cadors ‘’ au milieu de peloton avec les pilotes ‘’ gentlemen ‘’ et derrière avec…  les débutants. Que de la baston. Un vrai régal. Des empoignades de furieux. Cela nous ramenait, il y a bien longtemps à l’époque des combats de l’inoubliable Coupe Gordini ! A Marrakech, en plus, vu la longueur des deux lignes droites – pas loin de 2 kilomètres chacune – l’aspi a joué un rôle important, propice à ces luttes et dépassements incessants, entre amateurs de sensations fortes.

A les suivre, on avait parfois l’impression que ces pilotes amateurs et les autres, les gentlemen, disputaient la course de leur vie ! Ne voulant rien céder, rien lâcher.

«  Celui qui freine est un lâche ‘’ avait coutume de dire, le regretté Enzo Ferrari !  Eh bien, à Marrakech, dans les manches des Midjet, il ne se trouvait pas beaucoup de … lâches !!!

D’où quelques touchettes et autres accrochages, surtout lors de la quatrième et ultime course ou les concurrents étaient chauds – chauds, c’est le moins que l’on puisse dire.

Mais rien de bien méchant si ce n’est l’attitude déplorable d’un certain  Sébastien Baron qui pourrait bien se voir retirer sa licence pour des gestes inadmissibles sur un circuit automobile !!!

Et , n’oublions pas les belles courses de Juliette Palacin, trés à son avantage, elle finira d’ailleurs cinquième d’une manche

Comme il fallait bien un vainqueur, ‘’ l’homme de Marrakech ‘’ a été Ronald Basso, victorieux des … quatre manches !!!  Le jeune homme d’Asnières, fils de Jean Claude Basso, l’ancien brillant animateur des Championnats de France de Super tourisme et vainqueur notamment des 1000 Kilomètres de Paris au volant d’une Venturi, a été éblouissant. Seul, Jean Noel Lanctuit, fut en mesure de le détrôner. Ronald ,qui prépare lui-même sa Midjet n’a laissé aucune chance à ses adversaires. Le seul, on l’a dit à lui résister et à pouvoir s’offrir le luxe d’occuper la tète des courses, fut Lanctuit.

Se passant, se dépassant, se redoublant, jouant à merveille l’aspiration, ces deux la se sont livrés une belle bataille dont Ronald est sorti victorieux, grâce à son bolide disposant d’un fabuleux moteur. Mais il s’en est fallu d’un rien, preuve que la lutte fut intense jusqu‘au damier. En tout cas, deux jours durant, le spectacle fut de qualité.

En marge des courses, Jean Philippe Dayraut avait convié ses troupes vendredi soir à une superbe soirée la veille des épreuves dans un Riad,  la somptueuse Villa Catherine, tenu par un landais Serge Poumeyrau. Ou un Orchestre et des danseuses mirent à leur tour, eux aussi le feu …

Mais laissons un véritable ‘’ Gentlemen ‘’ Didier Bonnetil travaille dans le groupe Accor –mais est avant tout un dingue de la course automobile, nous raconter sa semaine :

« Arrivés mardi avec mon compère Jean Noël Lanctuit, nous avons dès l’aprés-midi même reconnu la piste à pied afin de bien se rendre compte de ce qui nous attendait…

Le verdict est tombé le soir, un verre à la main, à la Villa Catherine. Circuit de moteur, et surtout de « garçon » ! Deux grande lignes droites entrecoupées de chicanes plus ou moins resserrées et très techniques, une grande parabolique très rapide toute en appui, et pour clôturer le tout, les murs en béton. Donc fautes de pilotage interdites ou sanction immédiate.

Et de nous faire dzcouvrir un tour de circuit. Ligne droite des stands à fond, premier gauche en 3 et droite en 2 et à fond jusqu’à l’entrée de la parabolique en 2, puis 3 et 4 à fond, tout en appui, gros freinage, chicane en 2, puis 3,4,5 au limiteur, très gros freinage, entrée chicane en 3 et à nouveau 4, 5 à fond, dernière chicane en 3, puis 4,5 au fond et très gros freinage de l’épingle à 70 mètres pour les plus « valeureux », et retour vers les stands.

Concernant le revêtement de la piste que nous avions trouvé mardi superbe à pied, un petit bémol,une fois en piste. Curieusement très bosselée dans la ligne droite des stands, et surtout dans la très « chaude «parabolique , dommage mais surprenant pour une piste neuve…

Côté course, les départs sont toujours très animés en Mit Jet, j’ai toujours pris un départ prudent, quitte à y laisser une place ou deux au premier tour, car la marge erreur sur ce circuit est à zéro, c’est le mur immédiatement et cela c’est vérifié à chaque course…..

J’ai également bénéficié d’une voiture superbement préparée par mon Team ‘’Bordeaux Racing,’’ un châssis réglé parfaitement, un moteur superbe de vitalité, de gros freins qui m’ont permis de faire la différence en course, bref une auto parfaite pour cette piste très exigeante, encore merci à mon équipe de leur travail parfait.

Côté organisation Mit Jet, c’est une superbe opération, Jean Philippe Dayraut et son équipe ont su motiver 32 pilotes pour disputer cette magnifique épreuve. Et, quelles soirées mémorables.., La villa Catherine, La soirée Théatro animée par Laurent Wolf, qui participe cette année à notre championnat, et brille aussi bien derrière les platines qu’à son volant!!

Et enfin, côté ‘’Race Of Marroco’’, alors là chapeau bas, pour une première c’est parfaitement réussi, des infrastructures magnifiques, des stands très bien équipés, des équipes toujours à l’écoute. Bref, en conclusion, certains circuits Européens peuvent en prendre de la graine…

Juste un point à améliorer, l’entrée du circuit qui à toujours été l’objet d’une organisation disons…., joyeuse..!! Allez, vite à l’année prochaine!!  »

Ces propos de Didier Bonnet résument bien à eux seuls, l’opinion générale.

Comme on le voit, ce premier GP de Marrakech a été passionnant. Pas de temps mort. Entre les courses du Championnat du Monde WTCC  et les épreuves d’encadrement.

Un superbe souvenir…

Mais Stéphane Roux, le directeur du circuit nous a confirmé que nous reviendrons à Marrakech, les promoteurs ayant, on l’a déja écrit, signés un contrat de deux fois trois ans.

Gilles Gaignault
Photos : Mohamed Kamal et Claude Bonnet

Mitjet Sport - Autre

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