WTCC GP de Marrakech : Le rêve est devenu réalité

Ce week-end, Marrakech accueillera la troisième manche du Championnat du Monde des voitures de tourisme (WTCC). Un événement tout à fait exceptionnel pour le Maroc qui retrouve ainsi une épreuve de prestige au renom International !

Qu’on en juge.

Toute la presse automobile Internationale s’est précipitée pour vivre l’événement. Il est vrai que la renommée tout à fait légitime de Marrakech ajouté à l’intérêt sportif de ce troisième rendez-vous de la saison pour les pilotes du WTCC n’y est pas étranger bien sur…

Quoiqu’il en soit, les deux manches WTCC  seront retransmises par pas moins de … 75 chaînes de télévision dont Eurosport International et ce dans … 160 pays !

Preuve que ce Grand Prix de Marrakech est vraiment un  » événement  »
Tout le mérite en revient à deux jeunes promoteurs et entrepreneurs Marocains. Aly Horma Président du Grand Prix de Marrakech et à Islam Zahid, son ami.

Soutenus dans cette entreprise qui paraissait insensé, les deux hommes ont parfaitement réussis ce pari complètement fou !

Ce n’est pas Daniel Poissenot, directeur de course des 24 Heures du Mans et présent ici comme … directeur de ce GP de Marrakech qui nous démentira. Car les propos qu’il nous a tenu sont très clairs et élogieux pour les impétrants qui ont … osés et … REUSSIS :

" Lorsque je suis venu ici il y a deux mois, il n’y avait RIEN. Un champ! Un terrain vague… C’est parfaitement incroyable le boulot qui a été réalisé en à peine quelques semaines. C’est vraiment FA BU LEUX."

Qu’ajouter ? Daniel résume ce que nous pensons tous ici…

Pour parvenir à cet extraordinaire résultat, les hommes à l’origine de ce projet fou mais qui n’est pas demeuré un simple rêve car  devenu réalité, ils ont fait appel au tout puissant groupe Menara présidé par Haj Abderahmane Zahid. Lequel tour comme son Vice-président, Mhamed Zahid peut être fier d’avoir apporter son soutien à la réalisation.

Mais laissons  la parole à Aly Horma :

" Il nous a fallu une petite année de travail pour démontrer à la FIA les capacités du Maroc en termes d’organisation, de capacités financières et pour établir un business-plan qui puisse tenir la route. Grosso modo il nous a ensuite fallu trois bonnes années pour que la FIA nous fasse confiance et que le WTCC nous ouvre la porte du Championnat du Monde des voitures de tourisme et qu’Eurosport s’aligne au plan du développement et de médiatisation de l’unique manche Africaine d’un Championnat automobile de retentissement planétaire. Tout cela a nécessité énormément de travail et d’efforts. Une négociation à l’international et un investissement assez important comme la réalisation des études GPS, les études de sol, la faisabilité du circuit, les négociations avec la commune urbaine de Marrakech."

Maintenant que le circuit existe, qui de l’avenir, car on imagine qu’il ne s’agit pas d’un  » coup unique  » un  » one shot  » comme on dit ?

 » L’objectif est de maintenir l’étape de Marrakech dans le calendrier International. Notre contrat avec le WTCC porte sur six ans répartis en deux modules de trois ans. Pour des raisons de sécurité la FIA ne peut pas signer des contrats de six ans. Donc ils signent ceux de trois ans avec tacite reconduction pour pouvoir imposer chaque trois ans des nouvelles normes de sécurité. Notre optique est donc six ans. Pour parler de long terme, il faut d’abord réussir la première édition. Il est aussi nécessaire que le public marocain réponde présent. Il est important aussi de diversifier l’étape marocaine. Un Championnat du Monde n’est pas un plateau qui évolue seul mais avec des courses de support servant à varier le cadre de la compétition pour permettre de la renforcer bien évidemment. La F2 sera courue dans le cadre du WTCC à partir de la sixième épreuve cette année mai il existe une bonne éventualité que la F2  vienne à Marrakech la saison prochaine."

Cette année pour le baptême de ce GP de Marrakech, l’épreuve la plus spectaculaire

en encadrement est celle des Midjet. Ces fabuleux petits bolides propulsés par des moteurs de motos Yamaha et qui filent à toute vitesse dans les longues lignes droites du tracé. Lequel a été imaginé par la société Australienne D3 Motorsport, qui a déjà réalisé le circuit de Surfers Paradise, notamment. Quant aux stands, loges et autres bâtiments, ils viennent directement d’Afrique du Sud.

Ceci explique l’imposant budget pour cette "première" : 25 millions d’euros.

Pour en revenir aux Midjets, ils enthousiasment véritablement le public ravi de découvrir ces jolis P’tits monstres aux décorations souvent psychédéliques et pétaradants . Ces Midjet créées par le pilote Jean Philippe Dayraut récemment victorieux du Trophée Andros sont vraiment très attrayants. Et ont sus séduire des pilotes renommés et chevronnés qui se sont tous déjà illustrés depuis des décennies et qui sont de  véritables  » touche à tout  » du sport automobile. Tels Jean Noël Lanctuit – Dany Snobeck – Jean Jacques Compas Christophe Anquetil, Didier Bonnet voire François Jakubovski.

Enfin, en conclusion, qu’en est t’il du sponsoring ?

Aly Horma, nous précise :

"En Europe, le sponsoring remplace d’une certaine façon l’achat d’espace média. Au Maroc, on n’a pas encore cette culture. C’est vrai que pour un événement nouveau comme ce GP de Marrakech, les entreprises Marocaines ne veulent pas sponsoriser quelque chose qui est en train de sortir de terre. Il y a des réticences vu l’enveloppe budgétaire et la conjoncture dans laquelle on se place. Donc tout le monde préfère attende. Ce ne sont pas les entreprises marocaines qui ont beaucoup répondu présent, c’est une société Angolaise au nom de Sonangol, une boite de pétrole d’Angola. La discussion que j’ai eue avec Sonangol est assez surprenante dans la mesure où l’entreprise n’a pourtant aucune activité ici au maroc. Il revient donc a une compagnie africaine de le faire puisque l’événement puisque l’événement est véritablement … Africain."

Comme on le voit, tout est réuni pour que ce premier Grand Prix de Marrakech soit un énorme succès financier, sportif et aussi populaire.

Gilles Gaignault
Photos: Yves Blanc et Mohamed Kamal

WTCC

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