1000 km de Catalunya à Barcelone : Le Team Pegasus Racing prend ses marques

 

Il n’y a que le premier pas qui coute !

Le jeune Team Français Pegasus Racing a effectué il y a deux semaines ses grands débuts en LMS (Le Mans Séries) à l’occasion des 1000 kilomètres de Catalunya disputés sur le circuit de Montmélo au nord de Barcelone.

L’équipe  Alsacienne est rentrée à Strasbourg avec le sentiment d’avoir beaucoup appris. Regrettant toutefois qu’un problème électrique ait hélas empêché leur jolie Courage-AER LMP2 n°38 de dépasser le cap de la quatrième heure de course.

Dommage, car sans ce problème, Julien Schell et Philippe Thirion étaient parfaitement en mesure d’entrer dans la catégorie LMP2 dans les points du Championnat et ce dès leur première tentative… pour la plus grande satisfaction de l’ensemble du pool de leurs partenaires : Top Loc- Doosan- Imer France- Oil & Steel- Carat- Unil Opal et les pneumatiques Avon Tyres

La catégorie LMP2 était de loin la plus fournie à Barcelone, avec 14 équipages engagés sur les 43 partants.

L’équipe Pegasus Racing faisait partie des trois équipes LMP2 « 100% rookies » dans la discipline, qui alignait des pilotes tout aussi débutants qu’elles à ce niveau. En regardant les feuilles de classement des essais libres, des qualifications, du warm-up et de la course, on remarque que les hommes de Pegasus Racing ont régulièrement devancés leurs deux concurrentes directes.

D’ailleurs curieusement, aucune des trois voitures concernées n’a finalement terminée la course, mais c’est encore les pilotes de Pegasus qui ont roulés le plus longtemps en course.

Cette analyse démontre en tout cas que Les LMS (Le Mans Séries) sont bien le summum des Championnats d’Endurance et qu’une course de 1000 kilomètres de ce niveau est impitoyable pour les hommes autant que pour les machines.

Ah, l’expérience !

Julien Schell tire justement avec une très grande lucidité les enseignements de l’expérience vécue à Barcelone :

« Le point positif, c’est tout simplement le fait d’être là, dans la série la plus relevée. Quand on regarde la liste des engagés, il y a du « lourd ». Notre abandon est dû à une coupure électrique générale. Nous avions déjà connu un ennui similaire aux tests du Paul Ricard. C’est un peu rageant, car depuis, à l’atelier, nous avons tout passé au crible et déjà identifié deux dysfonctionnements. Il faut absolument trouver une solution à ces problèmes pour parvenir à une bonne fiabilité. C’est indispensable car sinon, on ne pourra pas passer au stade de la mise au point. »

Le package Courage-AER-Avon-Pegasus dispose en effet d’une importante marge de progression sur le plan de la performance pure.

Et le jeune pilote Alsacien de poursuivre :

« On ne savait pas si les Avon allaient tenir sur ce circuit très exigeant. En fait, ils étaient encore en bon état après trois heures de course. On peut sans doute gagner pas mal de temps sur la piste avec une gomme plus tendre. Côté moteur notre sentiment est que l’AER 2 litres turbo manque de puissance, sans doute une cinquantaine de chevaux par rapport aux références de la catégorie. A Barcelone, notre vitesse de pointe était clairement insuffisante. »

Chez Pegasus Racing, on avait néanmoins conscience que certaines erreurs de jeunesse avaient été commises, telle que la gestion de la température des freins carbone, un domaine tout à fait nouveau pour l’équipe. De même, un temps précieux pourra être gagné dans les stands en peaufinant la technique des changements de pilote lors des arrêts-ravitaillement.

Le Team Alsacien retrouvera les LMS (Le Mans Séries) dés la prochaine épreuve prévue sur le circuit ardennais de Spa-Francorchamps le 10 mai prochain pour la seconde manche des LMS, les 1000 Km de Spa.

Quant aux Ligier JS 51 des équipages Schell-Caussanel et Metz-Metz, elles affronteront leurs adversaires du Challenge Endurance Moderne du Championnat VdeV, les 25 et 26 avril sur le circuit provençal HTTT  Paul Ricard.

Gilles Gaignault
Photos : Romain Didier et Infoscourse

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