GP de France F1 : Le gouvernement soutient encore et toujours Magny cours !

 

Le GP de France de Formule 1 a été évoqué à l’Assemblée Nationale.

Voici le dialogue à propos de la question orale concernant Magny-Cours II et le Grand Prix de France de Formule 1, posée au Ministre de la relance, ce mardi 24 mars, à l’Assemblée Nationale (lors de la session d’une heure de questions au gouvernement), par Mme Martine Carrillon-Couvreur, Députée de la Nièvre.

Dans sa réponse, Xavier Darcos (Ministre de l’Education Nationale, intervenant en l’absence des ministres concernés) a annoncé que

« Le Gouvernement est, bien entendu, favorable au projet de modernisation et de développement du circuit automobile, intitulé Magny Cours II qui vise à maintenir le Grand Prix de France de Formule 1 à Magny-Cours. »

Question orale du 24 Mars 200

Perspectives du circuit automobile de Nevers-Magny-Cours

Monsieur le Président.

« La parole est à Mme Martine Carrillon-Couvreur, pour exposer sa question, n° 591, relative aux perspectives du circuit automobile de Nevers-Magny-Cours. »

« Essayez de battre le record du tour, ma chère collègue, cela nous arrangerait !  » (Sourires.)

Mme Martine Carrillon-Couvreur.

« Avant de m’y employer, je veux dire à Mme la ministre de la santé et des sports qui nous quitte, que j’aurais aimé lui poser ma question, puisqu’elle connaît bien mon département et qu’elle s’est rendue à Magny-Cours. »

Mr le Président.

«  Votre question ne lui était pas adressée, madame la députée, mais au ministre chargé du plan de relance.  »

Mme Martine Carrillon-Couvreur.

« Ce territoire aurait bien mérité la présence de Mme Bachelot dans l’hémicycle !
C’est donc à vous, monsieur le ministre de l’éducation nationale, que je vais parler du circuit de Nevers-Magny-Cours, ce qui est pour le moins original, pour vous comme pour moi. »

Mr Christian Paul.

«  Ce n’est pas sérieux !  » (Il quitte l’hémicycle.)

Mme Martine Carrillon-Couvreur.

« Depuis 1991, ce circuit accueillait le Grand Prix de France de formule 1. La Fédération Française du Sport Automobile s’étant retirée de l’organisation de cette épreuve, la manche Française du Championnat du Monde ne se disputera pas dans notre pays en 2009.
Pour répondre à l’évolution des normes correspondant au standard de la formule 1, deux projets se sont constitués.

D’un côté, il y a Flins, avec un investissement public de l’ordre de 120 millions d’euros, auxquels il faut ajouter le financement public des infrastructures ce qui porterait le coût total à plus de 430 millions d’euros. Alors que ce projet est loin de faire l’objet d’un consensus, tous les moyens sont mis en œuvre pour qu’il se réalise. Un amendement visant à accélérer sa réalisation a été déposé, mais finalement rejeté, malgré le soutien du Gouvernement. Des négociations ont été menées au plus haut niveau de l’État pour alléger le coût de l’organisation du Grand Prix de formule 1.

De l’autre, il y a le circuit de Nevers-Magny-Cours déjà homologué aux normes de la Formule 1. Sa modernisation a le soutien des populations locales. Ce circuit offre l’avantage d’être accessible par une autoroute en voie d’achèvement. « Grenellement compatible », il s’accompagne d’un technopôle en développement, qui travaille sur les véhicules de demain en lien avec une école d’ingénieurs de renommée internationale. À cet environnement, s’ajoute la présence d’une filière industrielle spécialisée dans le domaine de l’automobile.

Ma question est la suivante : au moment où la filière automobile subit, dans l’ensemble de la France, des attaques sans précédent, comme Valeo à Nevers, au moment où notre pays a besoin de recettes – le Grand Prix génère des retombées de 50 millions d’euros, soit 10  millions de TVA pour les caisses de l’État –, au moment où les finances publiques sont appelées à soutenir fortement notre économie sur tout notre territoire, au moment où le Gouvernement souhaite que la dépense publique soit orientée vers des investissements prêts à démarrer et non dispendieux, va-t-il œuvrer pour le retour d’un Grand Prix en France dès 2011, donc soutenir le projet de Magny-Cours II, le seul qui, dans sa cohérence globale, est en mesure d’accueillir cette épreuve mondiale ?

Si vous vous engagez dans cette voie, vous ferez gagner du temps à la France, puisque ce circuit fonctionne déjà, que son technopôle est efficient et que son réseau de formation est reconnu. Vous ferez gagner de l’argent à la France, puisque Magny-Cours II coûtera nécessairement moins cher que toute autre création ex nihilo. Enfin, vous enverrez un signe fort en direction de la filière automobile, qui subit la crise avec violence. Vous associerez ainsi la relance économique à l’aménagement industriel du territoire. »

Mr le Président

« La parole est à Monsieur Xavier Darcos, Ministre de l’éducation nationale. »

M. Xavier Darcos, Ministre de l’éducation nationale.

« Madame Carrillon-Couvreur, je dois reconnaître que je ne suis pas spécialiste de la Formule 1. Sans doute le Premier ministre, amateur de ce sport, Mme la ministre de la santé, qui connaît bien votre territoire, ou encore Mr Devedjian auraient-ils été mieux habilités à vous répondre.

Je vais néanmoins vous faire part de la réponse qui m’a été transmise par les services du Ministre en charge de la mise en œuvre du plan de relance.

Depuis 1991, le circuit de Magny-Cours accueille le Grand Prix de France de formule 1. Toutefois, aujourd’hui, cette infrastructure ne répond plus aux besoins actuels en matière de sport automobile. Elle subit une désaffection du public, liée notamment à l’insuffisance des capacités hôtelières. Ainsi, la FFFA, la Fédération Française du Sport Automobile, a décidé de suspendre l’inscription du Grand Prix de France au calendrier 2009, dans la mesure où les conditions de réussite ne lui semblaient pas toutes réunies.

Le circuit de Magny-Cours avait lui-même remplacé les infrastructures vieillissantes – elles n’étaient plus aux normes – du circuit Paul Ricard du Castellet, qui a accueilli le Grand Prix de France de formule 1 jusqu’en 1990. Pour autant ce dernier circuit a été racheté en 1999, et transformé en une piste ultramoderne, réservée aux essais privés de formule 1, de sport-protos ou de véhicules de série. Le complexe comprend aussi une piste d’atterrissage pouvant accueillir des jets, et un circuit de karting, qui propose des stages de pilotage.

Cet exemple illustre bien les possibilités de transformation d’un circuit vieillissant en une infrastructure réussie et rentable. Il montre que la construction d’un nouveau circuit à Magny-Cours à la fin des années quatre-vingt-dix ne s’est pas faite au détriment de celui du Castellet ; au contraire, elle s’est accompagnée d’une reconversion réussie de ce dernier.

Le texte que je vous lis contient des fautes d’orthographe que je corrige au fur et à mesure ! »
 

Mr le Président.

« Vous retrouvez votre vocation première, monsieur le Ministre !  » (Sourires.) car l’orateur est l’actuel Ministre de l’Education nationale !

M. Xavier Darcos, Ministre de l’éducation nationale.

«  Conscient des enjeux économiques que représente ce circuit pour le territoire nivernais, le Gouvernement est, bien entendu, favorable au projet de modernisation et de développement du circuit automobile, intitulé « Magny-Cours II », qui vise à maintenir le Grand Prix de France de Formule 1 à Magny-Cours. Cela n’exclut pas, pour autant, que les initiatives d’autres collectivités, susceptibles de répondre aux besoins actuels en matière de sport automobile et de réunir les meilleures conditions d’accueil des futurs Grand Prix de France de formule 1, recueillent également le soutien du Gouvernement.

Madame la députée, quelles que soient les perspectives, le circuit de Magny-Cours sera donc modernisé, soit pour y maintenir le Grand Prix, soit pour une reconversion complète. Soyez assurée du soutien du Gouvernement aux élus nivernais pour accompagner ce changement.  »

Mr le Président.

«  La parole est à Mme Martine Carrillon-Couvreur. »

Mme Martine Carrillon-Couvreur.

«  Je remercie Mr. Le ministre de m’avoir répondu, même si, comme il l’a avoué, il ne connaît pas précisément le sujet.

N’ajoutons pas aux fautes d’orthographes une faute économique et écologique en soutenant un autre projet que celui de Magny-Cours II ! Aujourd’hui, la France dispose d’un équipement qui, après sa seconde phase de rénovation, pourra accueillir une grande manifestation sportive, mais favorisera également le maintien et le développement d’emplois dont nous avons bien besoin. Merci de transmettre ce message, Monsieur le ministre. »

Des spectateurs et la grande foule à Magny cours

Voila le compte –rendu de l’échange verbal qui s’est déroulé ce mardi à l’Assemblée Nationale, devant les députés.

En attendant, ce jeudi matin, Jean Pierre Beltoise tiendra une nouvelle conférence de presse pour faire le point sur le projet qu’il soutient dans le Val d’Oise en région parisienne de création d’un circuit automobile dénommé ‘’ Pole Val de France ‘’ et qui se propose lui aussi recevoir l’éventuel futur GP de France de F1

Gilles Gaignault

Le projet de rénovation dénommé Magny Cours II

Sport

About Author

admin

Leave a Reply