Valeo ou le dernier scandale : un départ à… 3,2 millions d’euros !!!!

 

                                        

Selon le quotidien Libération, les indemnités de départ de l’ex-PDG  de la firme Valéo, Thierry Morin qui a pourtant … démissionné hier, s’élèveraient  à … 3,2 millions d’euros.

Une bagatelle !!!

Et nouveau scandale en perspective, tant cela parait et est franchement Immoral 

D’ailleurs dés l’info connue, c’est déjà le tollé général dans le monde politique.

Désavoué par son Conseil d’Administration, Thierry Morin qui ne l’a pas supporté à donc choisi de démissionner. Libre à lui

Dans la vie, le dicton est bien connu :

«  Se soumettre ou bien se … DEMETTRE ! »

C’est cette dernière solution qu’à prise le PDG

On peut en tout cas penser  et affirmer que ce nouveau scandale sera la goutte d’eau qui va faire déborder le vase…
 
En effet, le public et les actionnaires des entreprises s’émeuvent de ces pratiques inadmissibles et d’un autre temps !!!

Les scandales à répétition ne cessent de s’enchaîner autour des rémunérations des dirigeants de ces grandes entreprises.

En effet, quelques jours à peine après la révélation de l’affaire des stock-options des dirigeants de la Société générale, c’est donc maintenant au tour du PDG de Valeo de défrayer la chronique.

Selon le quotidien Libération, Thierry Morin, le PDG du groupe répétons-le,  devrait toucher une fort belle enveloppe !

Une belle indemnité dont le montant atteindrait la coquette somme de …3,2 millions d’euros …

On croit tout simplement REVER  en cette période de très grave situation économique ou le groupe Valéo connaît d’énormes difficultés comme tout le secteur de l’automobile et ses équipementiers.

C’est totalement scandaleux et immoral. Et carrément honteux. Quel que soit le contrat liant le PDG  à l’entreprise. Eu égard à la situation et à la conjoncture, ce dernier aurait du avoir le reflexe moral de refuser.

Simple question  de bon sens, d’honneur et aussi et surtout … de dignité !

 Car cette affaire tombe franchement plutôt mal.

N’oublions pas la perte annoncée de… 207 millions d’€ en 2008 et l’annonce de la suppression de 5.000 postes dans le monde dont prés de 1.600 en France chez Valéo

Rappelons que la situation  financière du groupe  Valéo avait  incité l’Etat à entrer dans le capital du groupe à hauteur de 8% et ce à travers le FSI (Fonds Stratégique d’Investissement).

Selon Libération, l’indemnité de départ de Thierry Morin s’élève  donc à… 3,2 millions d’euros. Somme qui correspondrait à l’équivalent de deux années de son salaire.

Le quotidien n’oubliant pas d’ajouter que ce monsieur bien qu’il abandonne son entreprise en difficulté ne demande qu’à bénéficier de l’application pure et simple de son contrat de travail.

Et la morale bordel !!!

D’ailleurs cette somme ne peut être versée qu’à certaines conditions.

Et, parmi elles figurent notamment le départ du dirigeant.

Lequel doit être la conséquence d’un changement de stratégie décidé par le conseil.

Et c’est précisément ce qu’a annoncé ce lundi le groupe Valéo.

En revanche, pour que la totalité de la prime soit attribuée, le dirigeant devait satisfaire à des critères de performances, selon le rapport annuel du groupe Valéo.

Le PDG est jugé sur cinq critères.

S’il en atteint quatre ou les cinq, il touche 100 % de l’indemnité prévue.

S’il satisfait trois critères seulement, il ne touche que 70 %, deux  40 %, et en dessous l’indemnité est nulle.

Selon un document du Conseil d’administration émis le 20 mars, Thierry Morin doit recevoir 

" à titre d’indemnité de départ  une somme forfaitaire égale à deux ans de rémunération, soit 3.261.405,33 euros brut".

Le versement de cette indemnité était toutefois conditionné à la réalisation des cinq critères de performance et " après avis du Comité des Nominations, des Rémunérations et de la Gouvernance, le Conseil d’administration a constaté que seuls trois des cinq critères de performances (…) étaient remplis", ce qui aurait dû conduire à "abattre le montant de l’indemnité de départ d’un montant de 30%", précise le document

Donc si l’on respecte le bon sens et la logique, eu égard à la perte de 2008, Thierry Morin n’a tout compte fait finalement PAS réalisé tous les critères exigés.

Mais le conseil d’administration a considéré que la perte de l’exercice était due en large part aux provisions passées pour le plan de restructuration, laissant à l’ex-PDG toucher la totalité de sa rémunération.

La prochaine assemblée générale du groupe promet en tout cas d’être mouvementée et des plus  houleuses. C’est une évidence. Mais d’ici-la il n’est pas interdit que cette affaire l’éclaboussant magistralement, Thierry Morin comme les dirigeants de la Société Générale ne renonce à cette somme qui donne le vertige en cette période ou tout le monde se serre la … ceinture !

L’Etat, actionnaire du groupe, devant assez rapidement et fort logiquement – simple question de morale – s’opposer au versement ce cette prime  » un vrai paruchute doré  » totalement inadmissible et scandaleuse !!

C’est ce qu’a laissé entendre ce mardi matin, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a e effet indiqué sur Europe 1 que l’Etat, actionnaire de Valeo à hauteur de 8%, votera contre le versement de l’indemnité de départ de Mr Morin, lors de l’assemblée générale du groupe, trouvant  " choquant  » que dans le contexte actuel, on mette en place ce type de rémunération

Gilles Gaignault

Economie

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