Pas de participation d’Etat dans Opel

 
 
La chancelière allemande Angela Merkel a formellement exclu une participation directe de l’Etat au capital d’ Opel pour sauver le constructeur automobile, dans une interview à la télévision publique.

L’idée d’une entrée directe de l’Etat au capital de la filiale du géant américain General Motors a été évoquée dimanche par le ministre du Travail Olaf Scholz, du parti social-démocrate (SDP), partenaire de coalition de Mme Merkel.

Interrogée sur une participation directe de l’Etat au capital d’ Opel, la chancelière conservatrice a répondu:  "nous n’en avons pas l’intention",

dans une émission diffusée dimanche soir. Une telle décision n’est "pas une bonne nouvelle"  pour les employés, a ajouté la chancelière.

Son ministre du Travail prône une entrée de l’Etat au capital du constructeur en difficulté.

 "On ne doit pas avoir peur d’une telle décision", a déclaré M. Scholz dans une interview à l’édition dominicale du quotidien Bild. Mais elle "ne doit pas constituer une perspective de longue durée", a-t-il simplement précisé.

Il a ainsi alimenté la polémique au sein de la coalition des conservateurs de la CDU-CSU et des sociaux-démocrates du SPD, à six mois des élections législatives.
L’un des dirigeants de la CDU, Volker Kauder, a jugé qu’il était

"totalement hors de question" que l’Etat participe directement au capital d’ Opel pour le sauver, dans un entretien au Leipziger Volkszeitung à paraître ce lundi.

"Il doit y avoir les mêmes règles pour toutes les entreprises du pays", a-t-il dit. "Sans plan de sauvetage convaincant, sans nouvel investisseur, et sans un engagement des banquiers du constructeur, Opel ne peut espérer d’aide".

Mais le représentant du patronat à la CSU, Gerald Weiss, a déclaré dans l’édition dominicale du Tagesspiegel que "si l’Etat prenait une participation provisoire dans Opel, (il) n’en ferait pas des cauchemars".

Opel, qui emploie près de 26.000 personnes en Allemagne, réclame 3,3 milliards d’euros à l’Etat allemand pour éviter la faillite.

Berlin attend toujours des clarifications sur le plan de redressement d’ Opel et sur l’avenir de sa maison mère qui doit se décider à Washington.

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