Transafricaine 2009 : Patrick Zaniroli raconte ses recos en … Egypte

 

Ayant choisi de déserter son parcours classique reliant Paris à Dakar pour ‘’ Sa ‘’ Transafricaine, ayant opté pour un nouveau tracé en … EgyptePatrick Zaniroli vient tout juste d’effectuer les reconnaissances sur  ce nouveau terrain.

Et l’ancien vainqueur du Rallye Paris-Dakar de nous adresser ses notes, pour nous permettre de découvrir ce que sera la prochaine édition de la Transafricaine.

Recos Jour 1 :

Découverte de l’Egypte à petit pas

 Mise en jambe de la TransAfricaine, nouvelle mouture, cette étape inaugurale vous conduira du Caire à l’oasis de Bahariya, pour un peu plus de 350 kilomètres de pistes. La première difficulté à laquelle il vous faudra faire face, n’est ni plus ni moins que la circulation intense du Caire !

Il vous faudra prendre vos précautions au niveau horaire dés le départ afin d’arriver à l’heure au Podium départ qui sera lui dressé aux pieds des superbes et magiques Pyramides.

La suite de la journée, vous vous en doutez sera digne de vos attentes avec tous les ingrédients qui font une belle étape africaine. De grandes pistes très roulantes, de la navigation au cap, des dunes, du cassant et pour finir du hors piste, un programme chargé qui permettra de voir immédiatement qui sont les concurrents les mieux affûtés, et ceux qui sauront s’adapter au règles de la navigation dans le désert Egyptien, tout à fait particulières ! Pour les autres, sachez que la piste n’est jamais très loin du goudron, les possibilités de dépannage sont donc infinies en cas de problème, vous avez ainsi la certitude d’être au départ le lendemain.

Le mot de Patrick Zaniroli :

« La particularité du désert Egyptien est qu’il n’y existe que très peu de pistes, mais qu’il est en revanche quadrillé de « traces » dans tous les sens qui sont autant de raisons de se tromper. Plus que jamais cette TransAfricaine fera la part belle aux bons navigateurs, et aux pilotes qui sauront les écouter ! Dans de nombreux endroits, et dès le premier jour, il faudra uniquement suivre les caps indiqués sur le book, et aller ainsi de points GPS en points GPS, sans se laisser influencer par ces fameuse traces… soyez vigilants ! »

Recos Jour 2 :

Même pas cap !

Pour bien commencer la journée, l’équipe des reconnaissances de la Transafricaine 2009 a repris la piste d’hier pour terminer le deuxième secteur de régularité de la première étape. En effet, faute de temps la veille, il restait un tronçon à découvrir. C’est désormais chose faite et nous vous confirmons que le rôle du navigateur sera primordial, tant le désert égyptien est parsemé de traces. L’arrivée au bivouac de Baharija sera également marquée par le franchissement d’une splendide passe sablonneuse, sensations fortes garanties !

L’après midi, c’est toujours aux alentours de Baharija que les reconnaissances se poursuivent, pour le traçage de la boucle autours de ce même oasis. Là encore, la découverte est totale pour Patrick Zaniroli, qui vous a préparé un savant cocktail de difficultés, mélangeant de grandes portions de hors piste, où seul le cap compte, des passages de dunes rondes extrêmement porteuses, ainsi qu’un méli-mélo d’axes particulièrement bien marqués, où il sera impératif de suivre le road book à la lettre. Quoi qu’il en soit, cette TAC 2009 ne ressemble déjà en aucun cas à ce que l’on a l’habitude de voir entre Paris et Dakar et vous promet une pléiade de nouveautés !

Le mot de Patrick Zaniroli :

« Sur le plan pratique de la course, il va vous falloir vraiment apprendre une nouvelle forme de navigation, ici le hors piste est roi, mais pas sur une étendue vierge de toutes traces. Des traces justement il y en a dans tous les sens, et il ne faut pas en tenir compte. Il va falloir s’habituer à progresser de points GPS en points GPS, en choisissant son axe de progression, sans se laisser influencer par toutes ces fausses pistes qui vous attireront tels des pièges. Mis à part ce désagrément que vous surmonterez rapidement, le plaisir des yeux est garantie, l’immensité et la beauté des paysages sont somptueux dès la première étape, vous ne regretterez pas cette escapade au pays de Cléopâtre !  »

 

Recos Jour 3 :

La boucle est bouclée

 Comme toutes les nouveautés, l’ Egypte demande un peu de prospection pour découvrir les plus belles pistes, c’est donc vers la seconde moitié de la boucle Baharija – Baharija que s’est concentrée la journée pour l’équipe de Patrick Zaniroli.

Dans la même veine que la première partie, vous vous retrouvez au milieu de l’immensité du désert, entouré de paysages à couper le souffle. Vous naviguerez sur des langues de sable, au milieu des roches millénaires, avant d’attaquer le franchissement d’un Erg. Ce dernier bien que très abordable, mettra en œuvre toutes vos compétences, gardez vos pelles à portée de main, et n’oubliez pas de dégonfler avant de vous y lancer !

La TAC 2009 vous plonge immédiatement dans le vif du sujet, et cette seconde étape s’annonce bien plus corsée que celle de l’an passée qui se déroulait à Alès !
Le soir au bivouac vous retrouvez les participants du Rallye des Pharaons, partis le matin même du Caire, pour une ambiance digne des plus grandes courses.

Le mot de Patrick Zaniroli :

« Autre nouveauté sur la Transafricaine 2009, chaque jour la course croisera au moins une fois le goudron, environ à mi-parcours, et les assistances seront autorisées à s’y rendre. Ceci leur permettra d’être davantage dans le vif de la course, et surtout d’intervenir sur leurs véhicules si le besoin s’en faisait sentir. Ce point stop sera également celui du ravitaillement essence pour les quads et les SSV.
Notre partenaire Total mettra du Super 95 à votre disposition, pour vous permettre de ravitailler, le tout gratuitement. »

 
 
Recos Jour 4 :

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas !

Si hier nous vous parlions des difficultés de la navigation en hors piste, uniquement au cap, aujourd’hui c’est par 110 kilomètres de pistes parfaitement nettes que commencera votre journée, le tout pour un secteur de régularité d’anthologie. Vous évoluerez dans une immense plaine, au milieu d’un paysage de plus en plus grandiose, avant d’accéder à un plateau rocheux. Ce dernier vous conduira directement vers le désert blanc, haut lieu de nombreux Rallye des Pharaons, désormais classé en tant que parc national égyptien.
Autant vous dire que l’endroit ne vous laissera pas indifférent. Vous y croiserez des concrétions calcaires s’apparentant à des champignons, ils vous attendent pour vous séduire depuis près de 80 millions d’années…
A peine 30 kilomètres plus loin, changement de décor radical puisque c’est dans le luxuriant oasis de Farafra que vous reprendrez la piste ou plutôt le hors piste sur des dunes rondes à perte de vue, avant d’aborder un second secteur de régularité qui vous emmènera vers la mystérieuse vallée noire, piste créée par les Anglais pendant la seconde guerre mondiale, qui vous mènera jusqu’à une passe d’anthologie incontournable pour accéder à Dahkla, terme de cette étape, mais ça c’est déjà demain !
Toute l’équipe des reconnaissances se repose ce soir grâce à un bivouac planté aux pieds d’un majestueux cordon de dune, la lune est quasiment pleine, la magie du désert joue à plein !

Le mot de Patrick Zaniroli :

« Le succès d’un bon rallye raid se situe souvent dans le choix des pneus et leurs bonnes utilisations. Il est essentiel de choisir la bonne monte au départ et de savoir les préserver sur le terrain. En effet, chaque étape est composée de difficultés différentes qui mettront vos pneus à rude épreuve. Dans cet exercice, au delà du choix des pneus, ce sera celui du gonflage qui sera primordial. Vous choisirez votre pression en fonction du profil de l’étape qui vous sera décrite chaque soir au briefing.

Si l’on vous indique des pierres, le gonflage route sera nécessaire. Toutefois, évitez les sur-gonflages, qui ne servent qu’à faire souffrir votre auto. Le rôle principal d’un pneu étant l’amortissement, au même titre que la suspension.
En cas d’étape sablonneuse, partez le matin avec un gonflage moyen à froid de 1,6 kg dans chaque roue. Dans ce cas de figure, sachez ralentir si des pierres se présentent sur le parcours, et arme absolue, s’il y a de vraies dunes, le dégonflage à 1,2 kg est impératif, voir 1 kg en cas de plantage pour franchir le cordon. Evidemment, il vous sera impératif de regonfler par la suite.

Sachez perdre quelques minutes à l’exercice du dégonflage vous les gagnerez largement par la suite si le plantage est évité ! »

Comme vous le constatez, cette nouvelle édition de la Transafricaine proposera un parcours complètement différent des années écoulées mais les paysages traversés vous laisseront à coup sur des souvenirs inoubliables…

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