L’indien Tata demande l’aide du gouvernement britannique pour Jaguar et Land Rover

 

 

Le nouveau propriétaire de Jaguar et Land Rover espère obtenir un prêt exceptionnel d’un milliard de livres !
 
Il y a tout juste neuf mois, le ‘’ Géant industriel Indien’’ Tata était applaudi en Grande-Bretagne pour son rachat providentiel du groupe ‘’ Jaguar Land Rover’’.

Aujourd’hui, c’est avec mauvaise grâce que le gouvernement de Gordon Brown enregistre les appels au secours des deux filiales de Tata, qui expliquent avoir besoin d’un prêt exceptionnel d’un milliard de livres (1 milliard d’euros)…

Pourtant, en mars 2008, quand Tata avait racheté Jaguar Land Rover  à Ford pour 1,15 milliard de livre, il était de notoriété publique que le groupe avait besoin d’importants investissements pour poursuivre son activité de manière durable.

Des efforts que Ford n’était pas prêt à faire malgré des ventes encourageantes jusqu’au milieu de l’année. Depuis, la crise est passée par là, les ventes de voitures se sont effondrées et les banques ne prêtent plus aux entreprises.

Le mois dernier, la production de l’ensemble de l’industrie automobile britannique a été réduite d’un tiers, un coup dur d’autant plus que les trois quarts de ces voitures sont destinés à l’exportation.

Sponsor de Ferrari

La survie de Jaguar et Land Rover est autant un problème de fierté nationale qu’un enjeu industriel, puisque les constructeurs emploient 15 000 personnes dans le pays. Leur situation est aussi très différente de celle de Vauxhall, branche britannique d’Opel, dont le sort est lié à celui de sa maison-mére, General Motors.

 

Le dossier est donc épineux, d’autant que le groupe Tata semble en bonne forme financière et vient d’ailleurs de confirmer qu’il sponsoriserait l’écurie Ferrari en Formule 1, l’année prochaine.

« Nous ne sommes pas en position de sauver toutes les entreprises qui ont des difficultés en cette période difficile »

A  toutefois mis en garde le Ministre du commerce, Peter Mandelson, qui discute actuellement avec les industriels du secteur automobile.

Malgré ces précautions oratoires, ce dernier semble prêt à aider les filiales de Tata.

Un autre fleuron britannique racheté en 2007 par Tata, le groupe sidérurgique Corus, souffre également de la conjoncture. Pour éviter des licenciements, 1 400 employés ont accepté des baisses de salaires allant jusqu’à 11,5 %.

Après une grosse polémique, le groupe a démenti cette semaine les rumeurs qui annonçaient que le groupe allait délocaliser toutes ses activités en Chine pour protester contre la mise en place de nouvelles règles européennes limitant les émissions de CO2.

Economie

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