Transafricaine Au revoir Mauritanie, bonjour Sénégal !

 

 Jeudi 27 novembre – Etape 13: Idini-Richard Tool  (301 km)

 

Une piste de sable qui serpente entre les acacias sauvages, une bande ocre qui fend la verdure sahélienne : la dernière étape mauritanienne de cette TransAfricaine Classic 2008 aura été tout en pilotage et en navigation. Près de 200 kilomètres excessivement techniques avant de rejoindre Rosso et son légendaire bac pour traverser le fleuve et poser les roues sur le sol sénégalais, les équipages ont surtout veillé à ne pas mettre en péril le classement acquis au terme de treize jours de rallye.

En quittant la Mauritanie pour rallier, sur l’autre rive du fleuve Sénégal, le bivouac de Richard Tool, au cœur des champs de cannes à sucre, chacun se retourne avec émotion sur trois étapes magnifiques franchies avec succès dans des paysages à couper le souffle et qui resteront comme autant de souvenirs impérissables…

• Prix TOTAL, au féminin.

Après deux étapes passées à aider tout le monde sur la piste et, notamment, à dépanner le Pickup Mitsubishi L200 de Ghislain Brule et de Laurent Flament, Florence Dehaine, Eva Jaerling et Patrick Juillet se sont vu offrir le prix TOTAL sous la forme d’un chèque carburant de 250 euros afin de pouvoir faire le plein de convivialité grâce à notre partenaire.

• Visite ministérielle.

Bamba Ould Ramane, le ministre mauritanien du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme  a effectué le déplacement jusqu’à Rosso pour saluer la caravane de la TransAfricaine Classic 2008. Il a profité de l’occasion pour remercier Patrick Zaniroli et toute son équipe d’avoir fait confiance aux autorités mauritaniennes et a répété que son pays était plus ouvert que jamais aux événements sportifs ainsi qu’au tourisme…

• La Mauritanie ?

Un succès ! Premier rallye-raid à traverser la Mauritanie depuis l’annulation malheureuse du dernier Dakar, la TransAfricaine Classic 2008 a apporté la preuve que la Mauritanie restait un pays fréquentable. Grâce à une collaboration totale avec le Ministère des Affaires Etrangères français et l’Ambassade de France à Nouakchott, mais aussi grâce au soutien inconditionnel des autorités mauritaniennes, le plus grand rallye-raid de régularité africain a démontré qu’il était encore possible de tracer, en toute sécurité, de belles étapes, dans ce pays de sable et de dunes…

Au revoir Mauritanie, bonjour Sénégal !

 • Priorité de droite ?

Michael Papageorgiou et Stavros Stavrinou (Land -Rover) ont été désagréablement surpris de voir le Toyota n°258 de Ribes Roïg et Lutescu Macalau leur rentrer dans la portière avant droite lors d’un dépassement un petit peu trop serré. Il est vrai que, comme l’ensemble des équipages inscrits, nos amis chypriotes étaient venus disputer un rallye de régularité et non une manche de stock-car !

• Michel Blanc : câble d’embrayage.

Toujours en solitaire depuis le départ de Paris, Michel Blanc poursuit, sans faire de cinéma, son petit bonhomme de chemin au volant de son Buggy-quad Ginomoto. Ce matin pourtant, l’épisode du jour a bien failli tourner au mauvais sketch. Après avoir réparé son bras de suspension arrière au bivouac d’Idini, il s’arrêta sur la piste avec un câble d’embrayage sectionné. Mais une petite heure plus tard, il reprenait sa route comme si de rien n’était.

• De la bouteille, Lartigue ?

Pierre Lartigue s’est rappelé au bon souvenir des commissaires chargés du départ en attendant la fin du compte à rebours pour effectuer… une marche arrière, comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises, par le passé, au volant de sa Citroën ZX rallye-raid, sur le Dakar. En revanche le recordman de victoires en rallye tout-terrain africain (34 victoires au total), sans doute trop absorbé par le pilotage de sa ‘deuche’ et par une crevaison en remontant sur le goudron, a oublié de boire et de s’alimenter convenablement. Un oubli coupable qui l’obligea à passer par la tente médical en fin d’après-midi au bivouac de Richard Tool.

• Slalom spécial pour les 2CV.

C’est le peloton de la 2CV-Mehari Cup qui a ouvert la piste sur cette 13e étape de la TransAfricaine Classic. À la recherche d’un terrain plus porteur, nombre des ‘deuches’ firent l’essentiel de l’étape en hors-piste en slalomant entre les acacias sauvages dans la végétation sahélienne.

• Championnat du Sénégal.

Les deux dernières étapes de cette TransAfricaine Classic, serviront de tracé à une manche du Championnat du Sénégal de rallye. Six voitures ont donc rejoint la caravane de la TAC 2008, ici à Richard Tool. Inscrits en vitesse, ils ouvriront la piste jusqu’à Lompoul et puis, jusqu’à Dakar…

INTERVIEWS

Jean-François Demay (France/Mercedes Benz) :

« On continue à refroidir nos amortisseurs à l’eau fraîche. Et, au bout de treize étapes, nous commençons enfin à comprendre quelque chose au jeu de la régularité… »

Eric Olivier (Belgique/Pinzgauer) :

 « Je ne comprends pas comment on prend autant de pénalités en nous défonçant autant sur la piste. Il est vrai qu’avec un ’ Pinz’, ce n’est pas toujours facile de suivre le rythme. C’est une bataille de tous les instants, mais un grand plaisir également… »

Sylvain Mautret (France/Nissan Patrol GR) :

« Tous les jours nous grappillons quelques points sur nos adversaires les plus proches. Mais jusqu’au bout, tout reste possible. Le jeu de pistes au Sénégal a souvent été déterminant. Il faudra donc rester bien concentré jusqu’au bout si nous voulons remporter cette catégorie ‘Classic’. » 

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