TransAfricaine : La Mauritanie à bras ouverts…

Lundi 24 novembre – Etape 10: Dakhla – Bou-Lanouar  (569 km)

 

Au lendemain de la journée de repos et après un ultime SR, ce lundi matin sur le sol marocain, la caravane de la TransAfricaine Classic 2008 a mis le cap sur… la Mauritanie.

Premier rallye-raid digne de ce nom à entrer sur le territoire mauritanien depuis la malheureuse annulation du Dakar en janvier 2008, la TAC a reçu un accueil très enthousiaste des autorités locales qui facilitèrent grandement le passage des équipages au poste frontière de Nouadhibou. Restait alors à emprunter la légendaire piste de la voie ferrée reliant l’Atlantique à la mine de fer de Zouérat pour rallier le bivouac marathon de Bou-Lanouar planté au beau milieu du reg avec le désert à perte de vue…

• Le plus long du monde !

La voie ferrée le long de laquelle a été planté le bivouac de Bou-Lanouar relie Nouadhibou à Zouérat permet le transport du minerai de fer à bord du plus long train du monde. Deux trajets par jour, sur cette voie unique fendant le désert avec un convoi pouvant atteindre près de 2 kilomètres de long ! Durant la nuit (généralement vers 2h00 du matin) le passage du train à proximité du bivouac peut faire penser à un véritablement tremblement de terre.

• Départ manqué pour la ML.

Seule la Mercedes ML du duo franco-chinois Leonardi-Hua-Wang a connu un raté, ce matin au départ du bivouac de Dakhla. Victime d’une sérieuse perte de puissance, la belle allemande du team CLC, ne voulait pas entendre raison, malgré les interventions des mécaniciens. C’est donc avec un sérieux retard et, en court-circuitant le SR matinal, que l’équipage a finalement rejoint le convoi au poste frontière de Nouadhibou avant de rallier le bivouac… avec également une panne de Terra Trip.

 

• Un train-train des ‘deuches’.

La caravane de la 2CV-Mehari Cup a accompagné celle de la TransAfricaine Classic sur ce premier bivouac mauritanien. Et si certaines ‘deuches’ connurent quelques soucis de motricité dans le sable, après avoir quitté le goudron à Bou-Lanouar, d’autres empruntèrent carrément la voie ferrée pour descendre à la station ‘Bivouac’ après 50 kilomètres avec tous les risques de crevaison que cela comportait.

• Arrêt prématuré pour la direction. 

Lors de l’ultime SR marocain ce matin, Patrick Marichal et Pierre Riga furent contraints de s’arrêter pour resserrer la crémaillère de direction de leur VW iltis. Le seul problème c’est qu’ils s’arrêtèrent alors qu’ils n’avaient pas encore terminé le deuxième SR du jour. Heureusement pour eux, durant la soirée, le SR fut annulé par l’organisation pour un problème de point GPS.

• Pompe TOTAL dans le désert.

Comme prévu, ce premier bivouac mauritanien est également celui où notre partenaire TOTAL, fort de son immense expérience de l’Afrique et des rallyes-raids, a fait acheminer des fûts de carburant à l’attention des concurrents. La pompe du désert s’est donc mise en marche, en fin d’après-midi, pour les concurrents de la TransAfricaine Classic.

• Et Pyla dune dans le réservoir…

Alain Labarbe et Jean-Pierre Normand-Courivaud n’ont pas quitté le territoire marocain sans effectuer une vidange complète de leur proto Toyota HDJ80. Espérant nettoyer les impuretés qui encrassent le moteur depuis le départ, les Girondins ont pourtant du déchanter. L’opération fut même un échec total puisque la situation est désormais encore pire…

• Jose Manuel Servia croise la TAC !

Chargé des reconnaissances de l’Africa Race qui devrait s’élancer de Marseille dans quatre semaines à peine, l’Espagnol Jose Manuel Servia et son équipe ont croisé la caravane de la TransAfricaine Classic au poste frontière de Nouadhibou. Voilà qui laisse donc à penser que les reconnaissances de cette épreuve sont enfin terminées ??? …

• La 206 rugit encore.

Après avoir effectué trois tonneaux sur l’étape menant à Dakhla, la Mitsubishi Pajero n°206 des Marseillais Franck Rubio et Jean-François Vautier a pu reprendre le départ aujourd’hui. Débosselée et rectifiée tant bien que mal afin de pouvoir poser un pare-brise en plexiglas, l’ancienne ‘Mitsu’ de Luc Alphand a donc pu prendre la piste, ce matin, mais sur un rythme plus… approprié cette fois.

• La Mauritanie met les grands moyens.

Afin d’accueillir comme il se doit cette TransAfricaine Classic 2008, les autorités mauritaniennes ont vraiment mis les petits plats dans les grands. Ce sont des moyens comparables à ceux généralement mis en place pour le Dakar qui encadreront le rallye tout au long de sa traversée de ce merveilleux pays de désert.

INTERVIEWS

Patrick Zaniroli (France-Organisateur) :

« Après une journée de repos bénéfique pour tous, le passage en Mauritanie s’est déroulé de manière exceptionnelle. Je tiens encore à remercier les autorités marocaines et mauritaniennes qui ont tout mis en œuvre pour que le passage de la caravane du rallye au poste frontière se déroule sans le moindre accroc. Les trois étapes que nous allons vivre en Mauritanie seront mémorables avec, comme d’habitude beaucoup de sable et de navigation au programme. »

Pierre Couillet (France-Peugeot CP4) :

« Je crois que depuis trente ans, je n’ai jamais passé un poste frontière avec autant de facilité. L’on sent vraiment une volonté des autorités mauritaniennes pour soutenir cette TransAfricaine Classic. »

Pierre Riga (Belgique-VW Iltis) :

 « J’ai commis deux erreurs lourdes de conséquence. Tout d’abord, hier au bivouac, j’ai mal resserré notre crémaillère de direction et, aujourd’hui, j’ai fait s’arrêter mon pilote afin de réparer alors que le SR n’était pas terminé. Sans cela, nous aurions sans doute pris ce soir  la tête de la catégorie Historic. »

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