Le pétrole passe sous les 50$ à Londres

Le baril de pétrole a atteint  ce jeudi ses plus bas niveaux depuis mai 2005.
 
C’est une barre symbolique que le pétrole vient de casser. Pour la première fois depuis mai 2005, le prix du pétrole est passé  sous les 50 dollars le baril à Londres, allant même jusqu’à glisser par la suite sous les 49$.

A New York, le baril de brut léger est lui revenu sous les 51$, du fait des inquiétudes sur la forte demande de pétrole.

Le pétrole est donc passé de 147$ le 12 juillet dernier à … 49$  ce jeudi 20 novembre 2008 !

Il faut dire qu’avant juillet, les matières premières faisaient office ‘’d’ultime valeur refuge’’ face aux turbulences des marchés d’actions. Depuis, la violente remontée du dollar a pesé lourd sur les cours des matières premières. Ceux qui avaient investi en pétrole ont préféré reporter leurs achats sur des bons du Trésor américain, plus sûrs, ou  sur des placements en yens.

Nette baisse de la demande

Hier, les statistiques sur les stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis étaient ressortis en nette hausse durant la semaine terminée au 14 novembre, progressant de 1,6 million de barils.

Ce qui porterait ainsi le total des stocks à 313,5 millions de barils. Cette augmentation des stocks surpassait les prévisions des analystes qui tablaient sur une hausse de 0,9 million de barils.

Les raisons de ce restockage sont à chercher du côté de la demande. En présence d’une production toujours identique, la baisse de la consommation fait mécaniquement remonter le niveau des stocks, et baisser les prix du baril. La demande en pétrole brut a ainsi reculé de 7% par rapport au niveau où elle se situait l’année dernière sur la même période de quatre semaines, à 19,1 millions de barils par jour.

Cette ‘’anémie’’ de la demande en pétrole risque de durer.

Les perspectives de croissance de l’économie américaine ne sont en effet pas de nature à rassurer. D’après la Réserve Fédérale américaine, la croissance américaine devrait évoluer en 2009 dans une fourchette comprise entre -0,2% et 1,1%, soit moins qu’attendu.

Ce réajustement s’explique notamment en raison de la persistance de tensions sur les marchés du crédit, des ajustements en cours dans le secteur du logement et à la faiblesse des dépenses des ménages et des investissements des entreprises.

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