TransAfricaine : Un marathon pour entrer en Afrique

 

Lundi 17 novembre – Etape 4 : Tanger-Rich (479 km)

 

Au terme d’une traversée en bateau plus longue qu’initialement prévue, la caravane de la TransAfricaine Classic 2008 a débarqué en début de soirée au port de Tanger. C’est donc par une liaison de nuit de près de… 500 kilomètres que les équipages ont entamé le volet africain de l’épreuve pour rallier, ce mardi au petit matin, le bivouac de Rich.

Une véritable  »étape marathon » qui n’est pas sans rappeler les premiers périples du genre organisés, à l’époque, par Thierry Sabine. Après avoir passé deux jours et deux nuits en mer à peaufiner leur road book et leurs stratégies en totale décontraction, les concurrents se préparent donc à passer une ‘nuit blanche’ avant d’aborder ce mardi matin le premier SR (secteur de régularité) dans les dunes de l’erg Chebbi à Merzouga.

• À bord du Marrakech… express ! À bord du ‘Marrakech Express’ de la compagnie Commanav qui n’avait d’express que le nom, l’ambiance était au beau fixe. Briefings, initiations au GPS, road book à préparer ou simplement quelques parties de belote, chacun a passé le temps à reprendre des forces en vue des premières étapes africaines. L’occasion également, pour les équipages de la TransAfricaine Classic, de faire connaissance entre eux et de mieux connaître les concurrents de la 2CV-Mehari Cup qui ont rejoint la caravane voici deux jours à Alès. Tous le livrèrent également ce matin à un exercice d’évacuation organisé par l’équipage du bateau.

 

• Cinq Dakar à trois. S’ils comptabilisent plus de 50 participations au Paris-Dakar, à eux trois ils totalisent cinq victoires sur l’épreuve mythique créée voici tout juste trente ans par Thierry Sabine. Claude Marreau, Pierre Lartigue et Patrick Zaniroli ont donc posé pour la postérité avant d’échanger, au coin du bar, leurs nombreuses expériences…

• La révision du 242 est faite. Après avoir connu des ennuis moteur à Paris, Jean-Louis Hervieu et Patrick Bance (Toyota HDJ 80), ont encore dû faire une escale plus longue que prévue à Alès pour remplacer l’embrayage de leur véhicule. « Au moins, là on est certain que la révision du véhicule est faite avant d’entamer l’Afrique », philosophait Jean-Louis, à bord du Marrakech Express.

 

• Fidèles à… FIDELIA. Cette année encore FIDELIA ASSISTANCE, spécialiste dans la prestation des opérations d’assistance aux biens et aux personnes assurera le service et le rapatriement médical sur cette TransAfricaine Classic. Avec l’expérience acquise sur les plus grands rallyes africains, FIDELIA sera présente sur le terrain avec quatre ‘Tango’ (voitures médicalisées) sur la piste, mais également un médecin en hélicoptère et un autre dans le camion balai fermant la piste.

• Ah, si j’étais à Rich !  Avant la longue liaison de nuit entre Tanger et le bivouac de Rich, les équipages échafaudaient les plans les plus divers. Certains, dont les membres de la 2CV-Mehari Cup, envisageaient ainsi un détour de 80 kilomètres pour emprunter l’autoroute jusque Meknès afin de moins solliciter les hommes et la mécanique tout au long du parcours prévu en huit heures pour les plus rapides et en douze heures pour les plus lents.

• Petit déj’ en place… À leur arrivée au petit matin à Rich, les concurrents de la TransAfricaine Classic 2008 étaient attendus par toute l’équipe de restauration de JDB, déjà en place depuis la veille pour un copieux petit déjeuner avant de reprendre la piste en direction de Tagounite.

• La 202 par l’Aéropostale. Victimes d’un bris de pompe à eau puis de joint de culasse entre Olivet et Alès, Marie-Paule et Eric Hanneville (Toyota HJ70) ont volontairement manqué l’embarquement à bord du Marrakech Express afin de réparer leur véhicule dès lundi à Alès. Après une journée de mécanique, l’équipage du 202 devrait descendre par le goudron via l’Espagne et suivre ensuite la route de l’Aéropostale, sur la côte atlantique du Maroc, pour rejoindre le rallye, jeudi à hauteur de Tan Tan.

INTERVIEWS

Patrick Zaniroli (Fra/Organisateur) :

« Les 12 heures de retard accumulées tout au long de la traversée entre Sète et Tanger nous ont contraint de neutraliser la première étape initialement prévue. Les concurrents auront donc à effectuer, en liaison, l’étape jusque Rich pour prendre le départ, selon le schéma prévu, en direction de Tagounite. Il s’agira d’une très longue journée pour tout le monde avec, en plat de résistance, les dunes de Merzouga… »

Sylvain Mautret (Fra/Nissan Patrol GR) :

 «Avec l’avance que nous possédons à la suite des deux étapes en France, nous allons pouvoir laisser l’initiative aux autres et veiller surtout à préserver la mécanique sur les premières étapes marocaines… »

Pierre Lartigue (Fra/Citroën 2CV) :

«Cette traversée en bateau nous a permis de bien nous intégrer à la caravane. Pour nous, la liaison jusqu’à Rich sera déjà une véritable aventure puisque nous roulons un peu plus lentement que le reste du peloton. »

 

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