WTCC : Yvan Muller CHAMPION du MONDE avec les H O N N E U R S !!!

 

En finissant deux fois sur le podium des deux dernières manches du Championnat du Monde WTCC  courues ce dimanche matin dans l’Ile de Macao située au sud de la baie de Hong Kong en face de la fameuse zone franche de Zhuhai, Yvan Muller d’est offert  avec les HONNEURS son tout premier titre mondial en WTCC (Championnat des voitures de Tourisme).

Débarqué en milieu de semaine avec un sérieux capital points d’avance (14) sur son équipier au sein de l’armada Seat, l’Italien Gabriele Tarquini, l’Alsacien a finalement accru son avance sur ce seul adversaire pour le titre, le doublant même incroyablement pour le porter à … 28 à l’issu des deux courses !

Le tout nouveau Champion du Monde après avoir satisfait au podium et au traditionnel protocole a ensuite fait le bilan de cette fabuleuse saison :

Yvan Muller, que s’est t’il passé dans la Seat  une fois le titre acquis à l’arrivée de la première manche.  Bonheur ou soulagement ?  »

«  Effectivement ce fut un immense soulagement après le dénouement malheureux de l’année ou ce titre m’avait échappé à cause d’un ennui mécanique survenu dans l’avant-dernier tour de l’avant-dernière course. On s’était juré dans l’équipe Seat-Oreca de mettre toutes nos forces dans la bataille pour remporter cette année le titre et nous y sommes parvenus. Mais je suis aussi très satisfait et ivre de bonheur et les mots me manquent. La semaine fut longue et plus la course s’approchait plus je sentais incroyablement la tension montait et le mauvais souvenir de 2007 réapparaissait. Maintenant, on l’a fait et la victoire est là et avec les hommes de Seat et d’Oreca on peut enfin respirer et savourer pleinement ce superbe succès ! »

Devenir le cinquième Français  couronné Champion du Monde, après Alain Prost (F1), Didier Auriol (rallye), Sébastien Loeb (rallye) et Jean-Louis Schlesser (endurance) c’est immense ?

«  Effectivement je  rejoins un cercle très fermé et je m’en rends bien compte. C’est vraiment génial et grandiose. Toute l’équipe a bossé dur pour y parvenir et c’est une formidable récompense pour tous, pas seulement pour moi. »

 

Quelle était en débarquant  à Macao la stratégie ?

 «  Il était au départ prévu d’assurer et de contenir et surveiller mon coéquipier Gabriele Tarquini. Mais jouer un titre sur un tel tracé dangereux, piégeur et sinueux à souhait comme l’est  Macao, est loin d’être simple. Il faut rouler bien sur vite et ce sans commettre d’erreurs, en évitant les éventuelles bêtises et fautes commises par vos  adversaires car ici la sanction est immédiate et sans appel. Tout s’est finalement déroulé comme dans un rêve et je suis incroyablement parvenu à terminer deux fois sur le podium, finissant d’abord troisième puis cerise sur le gâteau second de la dernière course de la saison  alors que le titre était déjà dans la poche et j’en suis vraiment ravi. D’ailleurs cette deuxième course, alors que je savais que j’étais déjà sacré Champion du Monde, je l’ai courue détendue, pour le plaisir, pour profiter du circuit et bien évidemment de cette consécration. »

Quelles sont les particularités de ce Championnat, encore méconnu en France ?

« Ce sont des voitures qui ressemblent à celles de Monsieur Tout-le-monde, basées sur celles vendues dans le commerce, mais préparées pour rouler en compétition. Le principal atout de notre Championnat est qu’il est particulièrement disputé. Savez-vous que quatorze pilotes différents ont remporté une des vingt quatre courses cette saison. Lors des qualifications, il y a fréquemment quinze voitures dans la même seconde ! Les courses sont toujours très disputées, il y a des bagarres fantastiques et vraiment spectaculaires. Contrairement à bien d’autres types de compétitions où on sait souvent à l’avance qui va l’emporter. »

Ne regrettes-tu pas de ne pas avoir eu ta chance dans une autre discipline plus médiatisée et plus prestigieuse ?

«  Je ne pense pas que la F1 ou le WRC soient plus prestigieux, simplement ce sont effectivement des disciplines beaucoup mieux médiatisés. Notre Championnat WTCC, qui comporte vingt quatre courses courues sur trois continents, est certes encore jeune (quatre ans d’existence) et a le temps de se développer. Surtout que nos voitures ressemblent vraiment à celles de série. Et justement, j’espère bien que ce titre mondial va y contribuer en France. »

Comment s’est passé la cohabitation cette semaine avec Gabriele Tarquini qui roule dans la même équipe, Seat ?

« Cela s’est très bien passé, en tout cas beaucoup mieux que je ne pouvais l’imaginer Avec Gabriele, nous sommes arrivés dans le même avion, avons passé beaucoup de moments ensemble, et avant le début de la course, nous échangions encore des informations. L’état d’esprit a été franchement excellent dans le camp Seat. »

Justement dans l’écurie, Jaime Puig le patron du Team Seat n’a donné aucune consigne, aucun désir de favoriser l’un ou l’autre ?

« L’objectif pour l’équipe Seat était de devenir Champion du Monde des constructeurs. Une fois que nous y sommes parvenus, tous ensemble il y a deux semaines à Okayama au Japon, l’écurie nous a laissés libres de nous battre tous deux pour la conquête du titre mondial pilote.»

Et maintenant quels sont tes projets ?

« Dans un premier temps, je vais participer au Rallye Dakar 2009, en Amérique du Sud. Une nouvelle aventure au volant d’un buggy monoplace préparé par la très sérieuse et réputée équipe SMG de Philippe Gache. Ensuite la saison prochaine, je serai de nouveau au départ du Championnat WTCC chez Seat bien sur, avec comme objectif de conserver mon titre de Champion du Monde.»

Gilles Gaignault

Photos : WTCC – Seat

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