Bernard Bakalian : Aubusson à l’heure de la F1 !

 

C’est en octobre 1979 qu’il intègre l’agence Universal Photo à Paris, comme laborantin. Il photographie également les nuits parisiennes, les spectacles et le « Tout Paris ».

Au bout de six mois, il devient reporter-photographe.

Né à l’ère de la vitesse, Bernard Bakalian emprunte rapidement les chemins des sports mécaniques. Tout d’abord, la moto pour la revue Moto Presse puis les courses de côtes, les rallyes régionaux et les courses de dragsters pour le magazine Echappement

C’est en 1980, qu’il découvre la Formule 1 pour l’agence Sam. En 1983, reporter à l’agence Gamma, il couvre les grands prix F1 et devient surtout le photographe du futur quadruple champion du monde français, Alain Prost.

L’année suivante, Bernard Bakalian apprivoise un nouvel art et réalise, au cours de reportages, ses premières photographies à effets artistiques. Il édite son premier livre sur la Formule 1 intitulé « Champions du monde », qui relate le dernier duel entre Niki Lauda et Alain Prost.

Pendant toute la saison 1985 de Formule 1, Bernard Bakalian sera aux côtés d’Alain Prost pour le suivre jusqu’à son premier titre de champion du monde. Il  signe deux ouvrages : "L’Année Prost" chez Hachette et "Champion du Monde" par Alain Prost chez Carrère-Lafon.

 Puis, il prend le temps de poser son empreinte sur le sable du Paris-Dakar et collabore au livre  "Le Rallye Inachevé" paru chez Calmann-Lévy.
 
Le livre "Alain Prost : Maître de mon destin " voit le jour aux éditions Michel LAFON, 

 

Bernard Bakalian au milieu d’une belle brochette de pilotes Français TOUS alors en … F1 !

De la photographie à l’art, il n’y a qu’un pas, en 1989 Bernard Bakalian crée sa première lithographie originale, imprimée en tirage limité, chez des maîtres lithographes, à Paris.
Sans trucage et sans retouche, ses photographies à effets artistiques sont créées dès la prise de vue, au cours de reportages ou pendant des événements internationaux. Ce genre de photographie est l’association de plusieurs paramètres, tous réunis, au moment du déclenchement : Basse vitesse de l’obturateur, action sur l’objectif (zoom), mouvements et bougés du photographe, avec suivi du sujet à photographier suivant son animation.

Cette première œuvre "Hommage à Enzo Ferrari" porte le nom le plus symbolique du milieu de la Formule 1. La photographie originelle avait elle-même été choisie par le "Commandatore" pour illustrer son célèbre ouvrage "Piloti, che gente".

Deux mois plus tard, une deuxième lithographie est éditée sur Alain Prost "Monaco».

De photographies en lithographies, de reportages en expositions, Bernard Bakalian affine son art. Depuis 1989, la société PAB (Production Art and Business), spécialisée dans l’édition et le négoce de l’image, développe et commercialise ses œuvres de photographies artistiques et lithographiques.

En 1991, son art passe les frontières et les continents. A partir d’un visuel créé au grand prix de Monza sur le pilote Aguri Suzuki, Bernard Bakalian imprime une collection complète de lithographies pour le marché japonais.

Pour les Jeux Olympiques d’Albertville de 1992 sa griffe est saluée par le monde sportif. On lui confie l’illustration de 9 cartes téléphoniques en effets artistiques, associé à une exposition géante en extérieur, sur les sites olympiques avec la participation de son partenaire Kodak. 

Après les J.O. en 1992 et 1993, Bernard Bakalian développe un autre aspect de ses talents de photographe. Il se partage entre le sport et la réalisation de portraits en studio, de personnalités et d’homme politiques, députés et ministres.

                                            La tapisserie d’Aubusson  Meteora Rossa

Il réalise aussi sa première approche pour l’étude d’une…Tapisserie d’Aubusson.

 Parallèlement, en étroite collaboration avec la Fondation Ayrton Senna, il étudie et prépare la souscription d’une collection de 4 lithographies sur le grand champion Brésilien, avec la licence « Ayrton Senna Foundation LTD ».

En 1996, il poursuit son étude sur la Tapisserie d’Aubusson, d’après ses créations artistiques.
 

Les années 2000, c’est enfin le début d’une nouvelle aventure : la mise en œuvre de la première tapisserie d’Aubusson « Imola », tissée main, d’après une photographie avec effet de vitesse.

Bernard Bakalian coupe les fils extérieurs, le 23 juin 2000,  réalisant ainsi « la tombée de métier ». Il aura fallu 400 heures de tissage. Cette œuvre sera exposée dans plusieurs lieux prestigieux français.

Pendant l’année 2001 et 2002, Bernard Bakalian continue ses différentes activités.
Création de deux nouvelles tapisseries d’Aubusson, pour célébrer le 4ème titre de Champion du Monde de Formule 1 de Michael Schumacher sur Ferrari « Parabolica » et en hommage à Ayrton SENNA « Velocita » pour sa victoire au grand prix F1 d’Italie à Monza le 13 septembre 1992.

Le 15 novembre 2002, la tapisserie « Parabolica » sur Michael Schumacher a été exposée au musée "Galleria Ferrari in Maranello" en Italie. Elle est depuis mars 2003 présentée sur le site officiel de Ferrari.

2003-2004, Bernard Bakalian continu ses différentes activités de reportages. Sports mécaniques (Trophée Andros avec Alain Prost – Formule 1 – 24 Heures du Mans). Tennis à Roland Garros. Reportages d’hommes politiques. Création de nouvelles tapisseries d’Aubusson, avec un projet sur le « Sumo » pour le Japon.

2007 – Nouvelle tapisserie « Meteora Rossa » qui représente la Ferrari F1 de Michael Schumacher, photographiée dans la grande courbe à Magny-Cours, pendant le GP de France. Bernard Bakalian célèbre le 60ème anniversaire de Ferrari et la fin de carrière du septuple champion du Monde de Formule 1

 Gilles Gaignault

Sport

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