F1 Après le Grand Prix du Brésil : Timo Glock : « Je ne savais rien… des positions !»

  

Le pilote Allemand de l’équipe Toyota Timo Glock inattendu «  Go between » dans la lutte qui opposait Lewis Hamilton à Felipe Massa est revenu ce mardi sur les circonstances qui ont fait de lui, soit un «  allié  » pour le pilote de l’écurie McLaren , soit «  l’ennemi  » à vie pour les membres du clan, opposé celui de la Scudéria Ferrari.

Héros involontaire mais qui a finalement décidé  sincérement … involontairement du pilote qui allait devenir dans moins de … dix secondes, le nouveau Champion du Monde, Timo Glock  éclaire  avec sincérité et sans ambigüité les circonstances de sa fin de course brésilienne

Le jeune pilote Allemand estime que son équipe, Toyota a pris  «  la bonne décision » en gardant ses deux voitures en pneumatiques ‘slick’ sous la pluie, et son résultat le prouve.

Bien qu’ayant beaucoup de mal sous la pluie, il a malgré tout roulé plus vite que son équipier, le pourtant expérimenté Jarno Trulli, dans le dernier tour !

A quel point la pluie a-t-elle affecté votre stratégie en fin de course ?

«  Dans les derniers tours, nous avons vu que nous avions l’opportunité de gagner des places en raison de l’apparition soudaine mais annoncée et connue de tous de la pluie. Il a commencé à pleuvoir légèrement comme c’est souvent le cas sur certaines parties du circuit à environ six tours de la fin. A ce stade tout le monde roulait en pneus ‘sec’. Nous avons pris la décision de rester en pneus ‘sec’, et malgré le fait que la pluie s’intensifiait nous étions sûrs de pouvoir gagner des positions lorsque les autres voitures rentreraient au stand pour chausser des pneumatiques ‘pluie’, car ce n’est que dans les deux derniers tours que les gommes ‘pluie’ pouvaient s’avérer supérieures. Je suis resté en piste, j’étais alors  quatrième mais ce n’était pas facile dans ces conditions de rouler vite »

A quoi ressemblait le pilotage en pneus ‘sec’ sous la pluie ?

«  Ce n’était pas trop mal jusqu’au dernier tour, quand il a commencé à  vraiment pleuvoir fortement. Là, c’était tout simplement impossible. C’était tellement difficile de garder simplement la voiture sur la piste. C’était détrempé et la voiture était absolument inconduisible. Je glissais partout, je n’avais aucune adhérence.»

 

Avez-vous assuré dans le dernier tour ?

Absolument pas ! Bien au contraire ; le dernier tour a été l’un des plus durs que j’ai jamais accompli depuis mon arrivée en Formule 1 car mes pneus ‘sec’ n’offraient aucun grip. J’ai attaqué très fort pour conserver ma quatrième place, et si vous regardez mon chrono dans le dernier tour, je suis allé plus vite que Jarno Trulli dans ce tour, et Jarno était le seul autre pilote en ‘sec’. »

Etait-ce la bonne décision de rester en ‘sec’ ?

« Il n’y a absolument aucun doute là-dessus. J’occupais la septième position avant l’arrivée de la pluie et j’aurais probablement fini à cette place si c’était resté totalement sec. Au lieu de cela, nous finissons finalement sixième, ce qui prouve que c’était la stratégie adéquate. »

Avez-vous réalisé la signification de votre bagarre avec Lewis Hamilton dans le dernier tour ?

« Pour être honnête, je cours pour la firme Toyota et je défendais ma place, ce qui était la seule chose correcte à faire. Je ne savais même pas que Lewis était juste derrière moi. L’équipe m’a dit que Sébastian Vettel me rattrapait et m’a tenu informé de l’évolution de sa position, mais j’étais surtout inquiet de savoir si j’allais rester sur la piste. Ce n’est qu’après l’arrivée que j’ai appris que Lewis m’avait dépassé. J’ai été dépassé par trois ou quatre voitures dans l’ultime virage du dernier tour et ce n’était déjà pas facile de rester en piste avec ce qui se passait. Alors, peu m’importait qui me doublait, je cherchais avant tout à rester en piste et à ne pas me virer surtout lorsque les autres m’ont dépassés »

Comme on le voit, Timo Glock a essentiellement cherché à rester en piste et à rallier en priorité l’arrivée  ne se préoccupant pas de la lutte que se sont finalement livrés,  par sa Toyota interposée, Lewis Hamilton et Felipe Massa  pour décrocher la couronne mondiale!

En somme, « Maitre du destin » …  mais sans le savoir !

Christian Colinet

F1

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