Formule BMW : Adrien Tambay fait le point à mi-saison

 
 

  
 
Deux victoires – sept podiums – deux pole positions et une très belle seconde place au classement généra provisoire de la Formule BMW !

Beaucoup de pilotes seraient pour le moins heureux d’un tel bilan aussi flatteur à mi-saison. D’obédience perfectionniste, Adrien Tambay en veut cependant encore plus…

Adrien, deux secondes places à Hockenheim. Ravi ou déçu car Gutierrez a gagné les deux courses et creuse l’écart au championnat ?

« Je suis plutôt ravi de la façon dont le week-end s’est déroulé. Je n’ai pas fait de faute et nous avons essayé de faire tout ce qui était à notre portée pour tenter de gagner. Mais Gutierrez était plus rapide, donc de ce point de vue oui, je suis déçu. Je n’en connais pas la raison, de notre côté on était au moins aussi rapides qu’aux tests officiels mais ils ont déniché 5 dixièmes de seconde, surtout en pneus usés. »

Quel bilan dressez-vous alors que l’on aborde la deuxième moitié de championnat ?

« Tout d’abord j’ai obtenu sept podiums en huit courses, et ça c’est positif. A partir de maintenant il faut essayer de revenir sur Gutierrez, mais la pression est de son côté ! J’espère qu’il fera quelques erreurs sous la pression. »

 

Avec six victoires d’affilée, est-il intouchable ?

« Il l’était à Hockenheim, mais pas à Zolder où malheureusement j’ai eu des problèmes mécaniques. Pas non plus en course 2 à Silverstone sous la pluie. A Hockenheim, est ce- que cela venait de lui ou de la voiture, je ne sais pas. »

Avez-vous repéré quelque chose que lui et son écurie font mieux que vous et Eifelland Racing ? Vous l’aviez dominé lors de la manche inaugurale et depuis il n’a plus perdu en course…

« Il n’a pas dominé au début, c’est vrai et c’est justement là que c’est intéressant… Il n’a pas pu trouver 8 dixièmes tout seul. Rien n’a changé à première vue mais il est difficile de voir si quelque chose est différent sur l’auto. Il était en retrait de 2 dixièmes à Barcelone et il était devant de 6 à Hockenheim. Un pilote peut monter en puissance, mais de là à trouver 8 dixièmes ! Donc oui, leur voiture est probablement mieux réglée. »

Vous nous aviez dit qu’on en saurait plus sur l’état des lieux des forces en présence après Hockenheim…

«  Oui… l’état des lieux : Gutierrez était plus rapide à Hockenheim, mais j’étais un solide 2è derrière lui. J’ai pris de l’avance sur le 3è au championnat. Il faut travailler plus pour essayer de grappiller des points et remonter sur lui au championnat. Si c’est possible tant mieux, mais notre approche est de faire le maximum course après course, sans trop se poser de questions mathématiques. »

La solution pour retrouver la victoire passe-t-elle par des circuits qui conviennent mieux à votre style ou à votre auto ?

«  Je pense que tous les circuits me conviennent plus ou moins. J’espère que mon niveau restera le même et que celui du package Gutierrez-Kaufmann Racing fléchira un peu. »

Y’a-t-il des pistes de travail encore inexplorées ?

« Le problème de notre catégorie vient souvent de la F1 : nos essais libres sont en début de journée et nos qualifications après les essais F1. La différence de dépôt de gomme est faramineuse, tout comme l’évolution de la piste. Je suis souvent très bon le matin et on hésite donc à modifier l’auto en prévision des qualifications ; on tâtonne avec les réglages alors que la piste est différente et il n’y a pas de règle générale : les changements à apporter pour optimiser le set-up de l’auto peuvent être radicalement différents d’un circuit à l’autre. Le problème est donc principalement centré autour des qualifications. »

La tentation d’en faire un peu plus pour rattraper Gutierrez vous taraude-t-elle ?

«  Non car je sais par rapport à mon style de pilotage et à mon expérience que plus j’attaque au-delà du raisonnable et moins bien c’est. Donc je n’attaquerai pas à outrance. Je sais comment être rapide, mais dépasser les limites ne me convient pas. D’autre part, je sais que la différence de 6 dixièmes qu’on a vue à Hockenheim ne peut pas être comblée avec une attaque maximale.»

Le Hungaroring, ça vous inspire quoi ?

« Toutes les courses F1 que j’ai vues à la télé. En test officiel j’ai trouvé qu’on pouvait l’apparenter à une piste de kart. C’est un peu vallonné, c’est agréable même si c’est un peu trop bosselé.  »

Ce week-end en Hongrie, reprise des hostilités !

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