Résultats encourageants pour le Saulnier racing aux essais

            

Septième temps de leur catégorie pour les jeunes pilotes de la LMP2 n°35 du Saulnier racing, malgré des essais écourtés, et une belle qualification pour les "gentlemen drivers" de la LMP1 n°4.

C’est en toute logique le Français Pierre Ragues, le pilote le plus expérimenté de l’équipage de la LMP2, qui a effectué le meilleur temps de l’équipe à la session dequatre heures de mercredi en 3.42.545.

Ses coéquipiers, les deux « rookies », Cong Fu Cheng tout premier pilote Chinois en piste au Mans et Matthieu Lahaye, se sont très bien comportés, comme la voiture, tout au long de la séance.

Cong fu Cheng

Cheng,le premier pilote Chinois donc à participer aux 24 heures du Mans, a pu tirer profit de cette séance et poursuivre ce qu’il appelle lui-même sa « formation ».

Ce tout jeune pilote qui court en A1 GP et en F3 Euro Series, n’avait en effet accompli sur le circuit que les dix tours réglementaires de la Journée Test, qui plus est dix tours couverts sous la pluie !

Alors, c’est dire s’il était impatient de rouler sur le sec et vite…

Au cours de la session de nuit, il a su faire la démonstration de son grand potentiel.

               Cong Fu Cheng

« Tout est nouveau pour moi et j’apprends en permanence », concluait Cong Fu Cheng après la première séance. Avant de poursuivre :

 « Je n’avais jamais conduit ici sur le sec, et si j’ai plus ou moins mémorisé le circuit lors de la Journée Test, aujourd’hui je me focalise sur les points de freinage et les aspects techniques du circuit. Je n’avais jamais conduit non plus une voiture de course la nuit, c’est une autre première pour moi ! Mes temps autour tournaient autour de 3.50 mais je sais que je peux aller beaucoup plus vite. C’est trot tôt pour l’instant, je sais que je suis toujours un débutant sur ce circuit et au volant de ce prototype, et je ne dois pas brûler les étapes. Mes coéquipiers m’aident beaucoup et je compte tirer les enseignements de leur expérience. Avant aujourd’hui je ne me rendais pas compte à quel point cette épreuve est exigeante au niveau de l’équipe, des pilotes et des mécaniques, mais je suis très heureux d’être là et j’attends la suite avec impatience. »

          Mathieu avec François Sicard

Matthieu Lahaye, autre « novice » au Mans, a entamé la séance et fait très bonne impression avec 3.47.057 :

 « Il faut un certain nombre de tours pour que la vision s’adapte aux grandes vitesses de pointe de ce circuit. La piste était très sale en début de session puisqu’une partie du circuit emprunte les routes de circulation normale, et avec l’aérodynamique des protos et leur vitesse, ce sont eux qui finissent de nettoyer la piste. Mais j’ai eu tout de suite un bon feeling et tout s’est bien déroulé. »

Malheureusement, la deuxième séance d’essais, celle de jeudi, a été beaucoup moins satisfaisante pour la n°35. Dès le premier tour, Pierre Ragues, qui s’élançait pour améliorer la position de la LMP2 sur la grille de départ en chaussant rapidement les pneus de qualification, a été confronté à des coupures moteurs fréquentes. Après de multiples investigations, l’équipe a préféré jouer la sagesse en remplaçant le moteur défectueux par le moteur de course. Mais cette longue et minutieuse manipulation a privé l’équipage de la majeure partie de son temps d’essais. Pierre n’a pu retrouver la piste que pour deux tours qui ont tout de même permis de vérifier le bon fonctionnement du moteur Judd. Hormis l’immense frustration des jeunes pilotes et le peu de temps pour peaufiner les réglages, cette intervention laisse intactes toutes les chances de la n°35 pour la course de samedi.

Pierre Ragues

Les trois pilotes s’étaient qualifiés mercredi et avaient obtenu le septième temps de leur catégorie. Ils partiront huitièmes des LMP2, ce qui, vu les circonstances, est une place très honorable qui laisse tous les espoirs pour la course.

Du côté de la LMP1 n°4, emmenée par Marc Faggionato, Richard Hein et Jacques Nicolet, la séance de mercredi s’était déroulée sans problèmes. Marc Faggionato avait établi le meilleur temps durant la nuit en 3.46.666. Mais c’est la deuxième séance d’essais, celle de jeudi, qui a été déterminante pour les "gentlemen drivers".

Ils ont réussi, non seulement à se qualifier plus qu’honrablement, mais aussi à améliorer leur meilleur temps.

Différentes modifications aux niveaux des réglages réussissant un équilibre entre la recherche de performance et le confort des pilotes ont permis à Jacques Nicolet de réduire de quatre secondes le meilleur temps de mercredi en tournant avec les pneus de qualification en 3.42.162.

Le team manager François Sicard commentait ainsi cette excellente performance :

« Les gentlemen drivers viennent de faire la preuve que l’ACO a eu raison de leur faire confiance en les nommant première voiture de réserve. Ils se sont bien acclimatés à la rapidité et la longueur du circuit ainsi qu’aux changements de conditions de la piste d’un endroit à l’autre. Leur leitmotiv était sérénité et ils ont respecté leur feuille de route. »

Jacques Nicolet précisait:

 “Nous sommes tous beaucoup plus à l’aise sur le circuit. Au lieu de nous concentrer uniquement sur les difficultés du circuit, nous allons pouvoir penser à nous détendre un peu, du moins physiquement. Nous avons réussi à garder un bon rythme même avec des pneus usagés, donc dans de véritables conditions de course. Nous avons le sentiment d’être vraiment entrés dans la course.»

Quoiqu’il en soit entre " les Rookies " plus jeune équipage jamais inscrit au départ de la célèbre épreuve mancelle et les " Gentlemen Drivers " pilotes passionnés mais néanmoins talentueux, on peut d’ores et déja affirmé que l’équipe Saulnier racing a réussi son pari en alignant ses deux voitures .

Gilles Gaignault

Sport

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