Bernie Ecclestone lâche enfin Max Mosley

 

 

 

A trois jours de l’importante réunion de l’Assemblée Générale Extraordinaire  de la FIA laquelle va enfin se réunir au siège de la Fédération Internationale situé Place de la Concorde à Paris, Bernard Ecclestone dit ‘ Bernie ‘ le tout puissant «  Boss »  qui préside et régit depuis plusieurs décennies aux destinées du non moins puissant Championnat du Monde de F1 vient à son tour de lâcher Max Mosley !

 

Après les anciens pilotes de Grands Prix emmenés par Jacky Stewart et Jody Scheckter , après les constructeurs ( BMW-Mercedes-Honda-Toyota ) pour ne citer que les plus importants, après les plus grands Clubs Automobiles du Monde et Fédérations  sportives ( Japon – USA – Allemagne – Italie – France – Russie – Inde    Australie – Canada – Brésil – Suède – Hongrie – Autriche – Espagne – Belgique –  ) l’homme qui dirige commercialement les plus importantes compétitions automobiles mondiales s’est à son tour rallier au camp de ceux qui exigent la démission du Président de la FIA, Max Mosley !!!

 

 

 

 

Dans un interview donné au Daily Telegraph ce samedi, Bernie Ecclestone, patron de la Formule Un et ami de 40 ans de Max Mosley s’exprime sur les conséquences du scandale sexuel dans lequel ce dernier est empêtré depuis deux mois, suscitant la réprobation de tous, et  jetant le discrédit le plus grave sur la FIA, dont il refuse pourtant obstinément d’abandonner la Présidence, dans l’attente d’un vote de confiance qu’il sollicitera devant l’Assemblée Générale de l’institution, programmée pour mardi prochain.

 

 

 

La pression est devenue trop forte

 

 

 

Ecclestone déclare que

 

 « Si les frasques sexuelles du Président de la FIA concernent bien sa vie privée, il ne peut qu’admettre qu’elles sont du domaine public depuis qu’elles ont fait l’objet de l’immense tapage médiatique que nous connaissons. Et que les conséquences sont dévastatrices pour la Fédération :

Perte de crédibilité totale du Président, et surtout incapacité à exercer sa fonction. »

 

 

Il est en effet frappé d’interdiction de territoire partout où il avait prévu de se rendre, et personne n’assiste plus aux réunions auxquelles il participe. Quant elles ne sont pas purement et simplement   « posponed » – reportées – Comme ce fut le cas récemment lors du Grand Prix de Monaco ou les constructeurs refusèrent de le rencontrer !!!

 

 Et Bernard Ecclestone de poursuivre :

 

 

« Depuis que le scandale a éclaté, j’ai été l’objet d’une pression incroyable de la part de tous ceux qui investissent en Formule Un, sponsors et constructeurs. Ils font remarquer qu’en tant que responsable ou directeur d’une grande compagnie, ils auraient démissionné au plus tard dans les 24 heures dans des circonstances similaires (…) Pour le bien de l’institution qu’il représente, y compris de la F1, il doit quitter ses fonctions. Les responsables de tous horizons auxquels je parle sur tous les circuits me disent qu’il doit partir, et qu’il est extrêmement regrettable qu’il n’ait déjà pas pris une telle décision ».

 

 

 

Rappelons en effet qu’il n’a pu se rendre à aucun des Grands Prix qui ont suivi l’annonce de ses frasques, que les grands constructeurs, parmi les premiers à réclamer sa démission, se sont abstenus de participer à une réunion qu’il devait présider dans le cadre du Grand prix de Monaco, et que son obstination à s’accrocher à sa fonction a mené la FIA au bord de l’implosion.

 

Le Conseil Mondial de la mobilité et de l’Automobile, l’une des deux instances dirigeantes de la FIA avec le Conseil Mondial du Sport Automobile, s’est prononcé à l’unanimité pour son départ.

 

Depuis de très nombreux clubs membres, y compris d’importantes Fédérations sportives comme la Japan Automobile Fédération (JAF)  L’AAA Américain, l’ADAC Allemand et surtout  tout dernièrement la FFSA lui ont adressé un courrier  très clair et très ferme sur la seule attitude possible dans ce contexte pour la survie de l’institution :

 

Sa démission immédiate, pour éviter notamment un vote de confiance qui ne manquerait pas de laisser des séquelles graves, compte tenu de l’impossibilité de trouver un compromis sur un principe fondamental : celui de la morale et du respect auquel ont droit sociétaires et licenciés des clubs membres.

 

Comme le résume sans concessions le président de la JAF dans un récent courrier :

 

« Si Mosley perd son vote de confiance, c’est un désastre pour lui, mais s’il le gagne, c’est un désastre pour la FIA ». 

 

 

 

Démission immédiate

 

 

 

Dans un précédent courrier à tous les membres de la FIA, Max Mosley avait invoqué la complexité et les difficultés de nombreuses négociations en cours pour justifier son maintient.

 

Outre qu’il s’agissait pour certaines de déclarations opportunes à propos de dossiers enlisés depuis des années, un certain nombre de voix autorisées lui ont fait remarquer que personne n’est irremplaçable, et que chaque jour qui passe ajoute au préjudice subi par l’institution, déjà considérable après deux mois de résistance…

 

On ne peut d’autre part qu’être surpris de l’insistance du Président à vouloir imposer des candidats venus de l’extérieur. Il persiste en effet à sortir de son chapeau le meilleur candidat possible à sa succession, lui-même suivi peu après par un nouveau meilleur candidat, etc.

 

Cela tourne à la farce.

 

La réalité est que la FIA possède en elle les ressources nécessaires pour surmonter cette crise, et que la grande famille qu’elle constitue va enfin se retrouver et faire face. Et ainsi retrouver son unité.

 

Une seule condition :

 

La démission immédiate de son Président.

 

Dorénavant réclamée aussi par Bernie Ecclestone…

 

 

Gilles Gaignault

FIA

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