Disparition de Gilberte Thirion

 

Gilberte Thirion qui vient de disparaître ce 21 mai à Uccle en Belgique était née le 8 janvier 1928 à Bruxelles.

Son père Max Thirion était un industriel  réputé outre Quiévrain et sa mère Hélène fut  mannequin dans sa jeunesse.

Très jeune alors qu’elle a  à peine atteint ses dix ans, ses parents se séparent. Son père, grand amateur de belles voitures de sport a participé avant guerre au fameux rallye Liège Rome Liège ainsi qu’au rallye du Maroc.

Gilberte Thirion fait ses débuts dans la vie active en 1949 en tant que secrétaire au sein de la firme Champion firme mondialement connue et spécialisée dans les bougies d’allumage dont son père est l’importateur pour la Belgique. Douée pour les Relations publiques, elle devient responsable de la marque, ce qui l’amène à côtoyer le milieu de la compétition automobile et à se déplacer fréquemment sur les circuits.

 

En 1951, avec le soutien de son père, elle se lance finalement dans la compétition et dispute ses tous premiers rallyes. Epreuves ou elle obtient rapidement des résultats honorables.

Elle décroche même plusieurs victoires de catégorie.

Gilberte décide alors de tenter sa chance en circuit et s’essaye à la piste lors des 24 heures de Spa-Francorchamps 1953 puis à l’occasion des 24 heures du Mans 1954 qu’elle dispute sur une Gordini d’usine en équipage avec son compatriote le réputé André Pilette.

C’est en 1956 qu’elle connait la consécration…

Très certainement la plus belle saison de sa carrière:

Elle termine successivement seconde de sa catégorie au  célèbre  Rallye Monte-Carlo puis aux  prestigieuses Mille Miglia à Brescia avant de remporter le classement général du tout premier Tour de Corse au volant d’une Renault Dauphine.

Ces résultats lui valent de remporter en fin d’année le Trophée national du Mérite sportif qui récompense le meilleur sportif belge de l’année.

En 1957, elle dispute les  non moins célèbres 12 heures de Sebring en Floride ou elle  se classe seconde de sa catégorie.

Subitement  Gilberte Thition décide de mettre un terme à sa carrière afin de se consacrer à sa vie familiale.

A l’époque, les observateurs et spécialistes du monde de la course avaient estimés que cette décision  aussi brutale qu’inattendue était due à  l’accident mortel  survenue  à son ancienne équipière Annie Bousquet quelques mois auparavant.

On la reverra  en compétition lors de deux brefs retours : A l’occasion du Tour de Corse 1957 en équipage avec son mari Roger Merle puis  deux ans plus tard lors des Mille Miglia 1959.

Gilles Gaignault

Nécrologie

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