LE MANS Séries : 1000 KM de Barcelone

La première course de la saison des Le Mans Séries sur le tracé de Barcelone s’annonçait… intense. Tant le plateau cette année est d’une réelle qualité

Elle le fut !

Agrémentés de rebondissements, ces 1000 km nous ont offert une entrée en matière tonitruante dont la conclusion est finalement revenue au Team Peugeot Total avec le duo de la 908 HDi FAP : Nicolas Minassian et le régional de l’étape Marc Gené, brillants vainqueurs de cette manche inaugurale.

C’est sous le regard de Jean-Philippe Collin, Directeur Général d’Automobiles Peugeot et plus de 28000 spectateurs dont 4200 invités de la Filiale Espagnole qui s’est mobilisée pour cet évènement, que les deux Peugeot 908 HDi FAP se sont placées sur la première ligne de la grille de départ -après leurs excellents chronos lors des qualifications – avec de grandes ambitions de résultat.

 

 

 

 

 

Dés le départ, la N°8 pilotée par le Portugais Pedro Lamy, conservait l’avantage de sa pole position décrochée la veille par Stéphane Sarrazin et creusait un léger avantage sur la concurrence et notamment sur l’autre 908, elle aux mains de Nicolas Minassian, auteur d’un début de course timide :

« J’ai été surpris par l’accélération précoce de Pedro au départ, commentait Nicolas Minassian. Il a mis gaz très tôt et je me suis retrouvé quatrième ».

Le pilote Français s’emparait très vite de la troisième place et se lançait alors dans un duel musclé avec Allan Mc Nisch sur l’Audi N°1. Après un chassé-croisé au cours de la treizième boucle, Minassian trouvait enfin l’ouverture et cravachait pour refaire ses… sept secondes de retard sur l’autre 908 de Pedro Lamy « maltraité » par le trafic en piste.

Une fois la jonction réalisée entre les deux Peugeot, un safety car interrompait subitement leur duel et permettait à l’Audi de l’Ecossais Alan Mc Nisch de prendre le meilleur !

Dans la roue du pilote Audi au restart, Stéphane Sarrazin osait quelques tentatives de passage avant d’être percuté dans le quarante-deuxième tour par une Aston Martin :

 « Je n’ai pas vraiment compris la manœuvre de Mc Nisch, soulignait Stéphane. J’ai crû un instant qu’il était en panne tant il a freiné fort à un endroit très inhabituel. Contraint à me mettre debout sur les freins, Enge sur l’Aston n’a pu m’éviter ».

Sabot arrière droit cassé, la 908 HDi FAP N°8 devait repasser par les stands pour changer le diffuseur et perdait onze tours dans la bataille abandonnant la tout espoir de victoire.

Nouveau rebondissement au cours du  cinquante-cinquième tour avec cette fois le Catalan Marc Gené qui décollait et s’envolait à près d’un mètre du sol sur un vibreur :

 « Nous nous sommes mal compris avec un retardataire. En tentant de l’éviter, j’ai décollé sur un vibreur et suis retombé violemment. Je pensais que la voiture était cassée ! Je le confirme, la 908 est d’une incroyable robustesse ! ».

Deux tours plus tard et malgré son vol plané, Marc Gené pointait à nouveau en tête suite au problème mécanique rencontré par l’Audi N°1. Le reste de la course de la N°7 fut sans problème avec des temps réguliers et une parfaite gestion de la course.

Néanmoins, à dix tours de l’arrivée, un changement de pilote fut nécessaire, Marc Gené souffrant de violentes fourmis dans la jambe droite. C’est donc à Nicolas Minassian que revînt le droit de franchir la ligne d’arrivée en grand vainqueur de ce premier rendez-vous des LMS.

 

Du côté de la N°8, les deux pilotes, Pedro Lamy et Stéphane Sarrazin ont enchainé les meilleurs chronos avant d’être, de nouveau, victimes du trafic/

 « J’ai été touché à l’arrière gauche par un concurrent, explique Pedro Lamy. En valseuse, je n’ai pu éviter une Lamborghini et nous sommes allés nous tanker dans un bac à sable. J’ai dû attendre de l’aide et repasser par les stands pour changer le capot avant ».

 

Le duo franco-portugais achevait cette course au douzième rang avec le meilleur tour en course en lot de consolation !

A l’arrivée le patron du Service-compétition Peugeot, Michel Barge déclarait :

 « C’est une superbe victoire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour Marc Gené qui fait beaucoup pour le sport automobile catalan et aussi pour Nicolas Minassian qui a été remarquable. Puis, face à Audi nouvellement arrivé, nous avons pu vérifier la compétitivité de nos voitures. Nous sommes sur la bonne voie pour réaliser des sprints à chaque épreuve avec un bon niveau de fiabilité ».

L’ingénieur Bruno Famin ajoutant:

« Le bilan technique est très satisfaisant puisque nous n’avons rencontré aucun problème. Tous les rebondissements étaient des faits de course ! Nous roulions dans la même configuration qu’à Sebring avec, pour la N°7 un certain nombre d’éléments mécaniques, dont le moteur, qui avaient déjà parcouru tout le roulage aux US. Au total nous avons atteint 5500 km. Les 24 heures du Mans en comptent 6000 ! ».

Cela prouve la fiabilité de la voiture. C’est vraiment très intéressant de constater que les hommes de Peugeot pensent à tout. Et utilisent les pièces au maximum de leur durées de vie. Dans l’optique des 24 Heures, le grand objectif de la saison.

Quitte à sacrifier une perf, Peugeot se sert de ces courses préparatoires pour effectuer tous les tests de fiabilité sur la durée maximale afin de débarquer dans la Sarthe mi-juin avec des voitures parfaitement rodées et toutes les pièces utilisées le plus longtemps possible en kilométrage.

 

C’est de la haute stratégie. Bien vu.

Pour en revenir aux vainqueurs du jour, Nicolas Minassian racontait :

« Ce qui est fantastique, ce sont les progrès constants que réalisent l’équipe et sa réactivité face aux problèmes. Nous avons roulé au maximum et la voiture s’est montrée rapide et très fiable. Ce fut finalement une victoire facile. »

Et son équipier Marc Gené de renchérir   :

 « Je suis avant tout très content d’avoir gagné à domicile ici en Catalogne. Après cela, merci à Peugeot pour cette voiture si performante et robuste. Le seul problème mécanique fut en fin de course, un problème personnel de paresthésie (fourmillement dans la jambe droite) qui m’a finalement contraint à laisser le volant à Nicolas pour les derniers tours ».

Retenons de cette course aussi la magnifique seconde place du jeune espoir français Alexandre Premat associé à Rockenfeller au volant de l’une des deux Audi.

Et, signalons aussi la belle performance de la Pescarolo pilotée par l’habituel duo Manu Collard-Jules Bouillon qui finit à une belle quatrième place.

Franchement, avec deux Audi et deux Peugeot difficile d’espérer mieux.

Sans compter la meute des autres LMP1.( Oreca-Courage-Lola-Création)

La prochaine épreuve se disputera à Monza les 26-27 avril prochains

 

 

 

 

Classement des 1000 Kms de Barcelone :

1 Gené-Minassian (Peugeot) les 215 tours en 5h 59m 30.812s  ( moyenne: 167,030km/h)

12.Lamy-Sarrazin (Peugeot 908 HDi FAP) à 15 tours

 

2 Prémat-Rockenfeller (Audi R10 TDI) – à 1 tour

 

3 Mücke-Charouz (Lola-Aston Martin) – à 3 tours

 

4 Boullion-Collard (Pescarolo-Judd) –  à 5 tours

 

5 Capello-McNish (Audi R10 TDI) – à 6 tours

 

6 van Merksteijn-Verstappen (Porsche) – à 7 tours

 

7 Primat-Tinseau (Pescarolo-Judd) –  à 7 tours

 

8 Pompidou-Belicchi-Zacchia (Lola-Judd) –  à  tours

 

9 Elgaard-Nielsen (Porsche) –  à 11 tours

 

10 Barbosa-Ickx-Short (Pescarolo-Judd) – à 11 tours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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