Patrick Snijers et les Legends Boucles de Spa : Sept extra !

Pierre Delettre l’inamovible organisateur pouvait difficilement rêver vainqueur plus symbolique que Patrick Snijers pour la cinquantième édition des Boucles de Spa disputées ce week-end dans les Ardennes Belges.

Le septuple Champion de Belgique a battu ce week-end son record personnel en accrochant une…  septième victoire spadoise à son glorieux palmarès et ce…  vingt-sept ans après la première décrochée aux commandes d’une Ford Escort comparable à celle pilotée à l’époque !!

Incroyable Snijers toujours aussi motivé et attaquant.

« Mais l’auto était un peu meilleure en suspensions » se marrait le jeune cinquantenaire après son arrivée victorieuse.

Et de poursuivre :
 
«Je suis bien sûr très content. C’est une belle manière de démarrer la saison. J’ai l’impression que le public s’est régalé autant que moi. »

 L’envolée du Snijers a été certes favorisée par une avalanche d’abandons prématurés et notamment celui des premiers leaders Freddy Loix – Jean-Pierre Van de Wauwer  (joint de culasse défaillant sur la Lancia).

Deux cents dix-huit équipages s’étaient élancés samedi matin pour le départ de cette 50e édition des Legends Boucles de Spa.

Grand bleu, soleil printanier mais température hivernale (moins deux degrés) accueillait un très très nombreux public prenant littéralement d’assaut la première épreuve à parcourir à deux reprises. Des milliers de spectateurs, francophones et néerlandophones, ravis de retrouver le spectacle d’antan avec, après le rugissement du cinq cylindres de la Quattro de Marc Duez, un maximum de propulsions en glisse partout malgré des conditions très sèches.

Auteur du premier « scratch » ex-aequo avec la Porsche de l’étonnant Marcy, Freddy Loix s’adaptait très rapidement au pilotage de sa puissante Kadett GTE de 1979.

«Je me suis déjà payé plus de frayeurs en quatre spéciales que sur toute la saison l’an dernier en IRC, » rigolait Freddy Loix, leader au premier regroupement de Francorchamps. « L’auto ne freine pas, j’ai l’impression juste qu’elle ralenti. Enfin, j’ai tout de même déjà fait les plus beaux travers de ma carrière. Par hasard… »

Hélas très vite Loix devait renoncer commande de câble d’accélérateur cassée.

Il n’était pas le seul des ténors à ne pas finir cette grande première boucle, une véritable hécatombe décimant les rangs des favoris. Comme le Français François Delecour ou le Finlandais Marku Alen victimes eux aussi de l’hécatombe
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Les deux invités vedettes de cette édition renonçaient aussi prématurément. Le Français François Delecour était lâché par le pont arrière de sa Porsche dès le premier passage à Francorchamps tandis que le Finlandais Markku Alen, déçu par le faible niveau de performances de sa Porsche « de route » préférait jeter le gant après le premier passage dans la Clémentine alors qu’il occupait une honorable douzième place.

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