Peterhansel nous parle du Dakar

Champion sortant, triple vainqueur de l’épreuve, Stéphane Peterhansel  leader de la toute puissante équipe Mitsubishi nous parle, à quelques jours du départ à Lisbonne du Dakar 2008.

Que pensez-vous du  parcours 2008 ?
Les deux petites étapes au Portugal en guise de hors d’oeuvre seront intéressantes car elles vont de suite nous projeter dans la course. Au Maroc ,l’étape Nador El Rachidia est une longue spéciale ou on peut déjà enregistré peut-être des écarts importants. Ensuite, la descente vers Ouarzazate, c’est du connu, du classique. Le Maroc ne représente d’ailleurs pas un gros changement, à part le kilométrage considérablement augmenté. Tout juste les écarts seront-ils peut-être plus importants. Après Smara-Atâr, on va là entrer dans le vif du sujet. C’est là, en Mauritanie sur ce terrain où la différence pourra se faire. Les organisateurs ont par exemple essayé de trouver de nouveaux passages à travers des ergs entre Atâr et Nouakchott. Ces dunes supplémentaires seront de nouvelles possibilités de faire la différence. Les deux grosses nouveautés restent pour moi Nouakchott- Nouhadibou et Nouhadibou – Atâr. Là, je ne connais pas du tout. Et si j’ai bien compris, les organisateurs peuvent vraiment nous piéger ! : Il  y a des dunes, des endroits très piégeux, la galère quoi. Ça va être l’inconnue. La Mauritanie va être sélective, assurément. C’est d’ailleurs là, que depuis quatre ans, nous avons systématiquement fait la différence.


Etes-vous confiant quant à la préparation de votre voiture ?
Tout ce qui est préparation de la voiture est figé depuis plusieurs semaines. On a roulé au Désert Challenge à Dubaï, début novembre, pour bien finaliser nos derniers Réglages. Et puis, depuis le temps, l’équipe possède suffisamment de connaissances de l’auto et de la course !

La boîte de vitesses limitée désormais à cinq rapports a parfois posé des problèmes depuis son apparition en course. ?
Certes, nous perdons un peu de vitesse de pointe et de  puissance du fait de la bride imposée. Mais, toutes les équipes sont logées à la même enseigne.

Avec la nouvelle réglementation annoncée tardivement, estimez-vous que l’organisation a cherché à  pénaliser Mitsubishi, votre équipe étant  imbattable sur le Dakar depuis 2001 ?
Franchement non. Je ne pense pas que ce soit dirigé contre Mitsu. Le team s’est adapté et je ne crois vraiment  pas que la victoire se jouera là-dessus.

Etes- vous inquiet du parcours ?
Non. Absolument pas On sait que ça va être un peu plus difficile, voilà c’est tout. La perte de puissance et les rapports de boite plus longs vont certes nous pénaliser dans les franchissements des dunes. Il faudra également s’arrêter plus souvent pour dégonfler et mettre la pression basse. Nous savons gérer ces situations. On sera sur un même pied d’égalité avec les autres.

Que pensez-vous de vos adversaires ?
La course est très sincèrement complètement  ouverte. Si, l’an passé nous l’avons emportés, c’est avant tout grâce à la fiabilité de la Mitsu et peut-être aussi à cause de notre régularité. Il n’y a pas de raison pour que ce soit moins ouvert cette fois-ci. Je pense même que ça va être encore plus dur. Toutefois, je ne ressens absolument aucune inquiétude car il règne une formidable ambiance au sein du team et nous sommes une équipe soudée. C’est d’ailleurs je peux l’affirmer, cette solidarité qui constitue notre atout majeur et même notre force comparé aux écuries concurrentes comme Volkswagen ou BMW. Lesquelles disposent d’excellents pilotes mais plus individuels dans l’esprit.

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